Mettre des mots (noms) sur des maux
Décidément, Nicolas Sarkozy avec sa manie de vouloir ficher chacun d'entre nous (fichier Edvige), fait prendre de mauvaises habitudes à nos concitoyens. Voici quelques jours, je reçois des commentaires que je ne validerai pas et que j'ai même détruits, mettant en doute mon handicap et se permettant de dire que j'élève des chats dans des caves comme autrefois on élevait des pit-bulls dans les cités. Bref je m'en contrefous ! J'ai ma conscience pour moi. Simplement, je suis entrain de me mettre les professionnels du chat à dos, qui doivent souffrir également du manque de pouvoir d'achat des français. Ils ne peuvent plus donner 600 euros pour un animal avec pedigree.
Tout cela pour dire, qu'une fois de plus, je suis à 100 % d'accord avec la campagne que nous avions menée lors des municipales avec Nathalie Griesbeck afin que les gens honnêtes ne se cachent pas derrière un pseudonyme sur le net. La toile ne doit pas devenir le refuge des délateurs et de la méchanceté humaine (un grand défouloir). Ces derniers temps, je suis en manque d'inspiration et d'espoir pour écrire. Je souhaite tout de même continuer à faire vivre ce blog, alors je lance un appel à tous mes amis démocrates envoyez-moi vos articles pour faire renaître l'espoir ! (Sans pseudonyme bien sûr). Nous vivons réellement dans Big Brother, qui espionne qui et qui fera le plus de mal à l'autre ? Voilà la triste réalité de ce monde ! N'ayez pas peur de vous dévoiler, de toute façon nous sommes tous fichés ! Notre travail à nous démocrates, c'est de rétablir des frontières cohérentes entre vie privée et vie publique. Notre société ne peut pas devenir schizophrène.
Stéphane De Bona
Metz, le 31/07/2008
Edvige : L'autre visage de Big Brother
« A quelques jours de l'arrivée du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques, le gouvernement montre que - en France également - les « droits de l'homme » peuvent être à géométrie variable. » a indiqué Nathalie Griesbeck.
Ainsi, EDVIGE - l'outil de travail des Renseignements Généraux et de la DST (qui ont fusionné pour constituer désormais la Direction Centrale de la sécurité publique) - permettra de regrouper « les dangereux délinquants en puissance» que sont les élus, les militants syndicaux et associatifs en fonction de leurs revenus, des impôts, de leur marque de voiture et même de leur orientation sexuelle.
Ce fichage systématique des citoyens n'est malheureusement pas issu de l'imagination d'Orwell ni des pages les plus sombres de « 1984 » : il s'agit d'un décret du gouvernement, publié au Journal Officiel le 1er juillet 2008 - une décision qui court-circuite l'avis des parlementaires nationaux - sur un sujet pourtant fondamental apportant ainsi un éclairage nouveau sur la récente réforme de la constitution : L'objectif affiché n'était-il pas précisément de donner plus de pouvoir aux parlementaires ?
« Ce projet dangereux, décidé sans concertation, doit être abandonné » a déclaré Nathalie Griesbeck : « La liberté, la protection de la vie privée n'ont pas de prix : ces valeurs sont au cœur de mon engagement politique. »
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