Des soldats morts dans l'exercice de leurs fonctions !
Le décès de 10 soldats français en Afghanistan, paraît pour les familles des victimes intolérables. On les comprend ! La véritable question est : « notre présence dans cette zone du monde est-elle utile ? » Si l'on se réfère à Nicolas Sarkozy candidat à la présidentielle de 2007, elle devrait déjà être terminée, par contre si l'on écoute le président pro américain ayant réintégré le commandement stratégique de l'OTAN, elle est tout à fait justifiée. Au-delà de cette polémique, nous devons nous rappeler que les soldats morts au combat sont avant tout des professionnels. J'entendais pourtant une mère au journal de 20 heures qui nous expliquait que « la France n'aurait pas dû envoyer des jeunes recrues sur un théâtre d'opérations si dangereux et difficiles ». Je pense plutôt, que les Français ont oubliés depuis la fin du service militaire, il y a 12 ans, et la fin des conflits sur notre sol, que la guerre n'est pas un jeu vidéo. Les guerres « propres » ou « chirurgicales » n'existent pas, elles sont le fantasme de présidents chefs des armées qui ne perçoivent la réalité du conflit que sur des cartes d'état-major. Les soldats et les familles doivent être conscients que les risques du métier sont peut-être les blessures ou la mort.
La vie comporte des risques
Notre modernité nous a fait oublier que nous sommes mortels. Même dans le discours journalistique, nous avons remplacé le mot décès pour les grands personnages de ce monde par celui de disparu. C'est une grave erreur sémantique ! La disparition peut être réversible, alors que la mort n'est que la preuve de la finitude de l'humanité. Nous ne sommes pas invincibles et éternels. Nous avons oublié que la souffrance et l'effort font partie de la vie. L'existence elle-même est un risque. Le décès de nos ancêtres, nous permet de nous réapproprier le monde en le faisant verbaliser autrement par la génération suivante. Sans ce processus, aucune remise en question des comportements de l'humanité n'est possible. Le progrès n'est souvent du, qu'à une réinterprétation des connaissances de nos aïeules. C'est le risque et la prise en compte des erreurs du passé qui nous permette d'avancer ou d'évoluer comme il vous plaira ! Les ruptures ne sont là que pour nous leurrer, en nous préparant à des lendemains qui déchantent. Aucune tabula rasa n'est bon signe ! Nous devons réhabituer l'Europe et la France à des prises de risques. C'est comme cela, que nous pourrons voir l'avenir en rose. Chaque difficulté, peut être surmontée en prenant le risque d'enjamber l'obstacle ou en le contournant. La vie doit être une prise de risque consciente, pas un saut dans le vide. Pour terminer sur une citation militaire, je reprendrais celle des Romains :
« Pour avoir la paix, mieux vaut préparer la guerre ».
librepenseur écrit le dimanche 24 août 2008, A 18:10
Bonjour Stéphane,
Si vous êtes passé sur mon blog, vous devez savoir ce que j'en pense.
J'ai eu la chance de faire mon service national en temps de pays mais dans une section opérationnelle : A l'époque à chaque embuscade, on était tous "morts" malgré le fait qu'on s'attendait à être attaqués après des mois d'entraînement...
Je suis absolument terrifié par la vidéo. Jamais on ne doit sécuriser un village à 8 soldats positionnés comme ils l'étaient ! Cela me renforce dans ce que je pense : Nos jeunes ne sont malheureuseument pas si professionnels que ça ! Sans jeu de mots habituels de mon blog (http://librepenseur.blog.mongenie.com) pour qui a un tant soi peu d'expérience militaire, cela saute aux yeux.
Aujourd'hui, les troupes de l'OTAN ont tué 90 civils dans une attaque.
La situation des Afghans est la même que celle des Algériens pendant la guerre d'Algérie, celle de nos soldats aussi... Même si ce ne sont plus des appelés du contingent.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".