Le symbole orange
Voilà plusieurs semaines que j'essaie de contacter mon fournisseur d'accès Internet, par l'intermédiaire de sa hot- line, sans succès. Après plus d'un mois, j'ai donc décidé d'y renoncer ! Pourtant cela faisait maintenant trois ans, que j'étais satisfait de mon fournisseur d'accès pour ne pas le nommer « free ». La société Free (totalement privée) cotée en Bourse qui était partie de rien, est aujourd'hui le deuxième fournisseur téléphonique de France. Je n'avais eu encore aucun problème, mais après une panne modem, j'espérais avoir quelques conseils pour sa remise en service ou son changement. Malheureusement, je n'ai trouvé personne au bout du fil. C'est donc avec regret et aigreur que j'ai quittée mon opérateur téléphonique. Ne désirant pas connaître à nouveau ce type de mésaventure, je me suis tourné vers l'opérateur historique France Telecom devenu orange. C'est en effet en 1997, que le gouvernement Jospin prend la décision d'ouvrir le capital de cette société publique. Les premières années d'ouverture au privé se passent plutôt bien, France Telecom rachète l'opérateur britannique Orange et devient le numéro deux européen dans la téléphonie, malheureusement cet achat a été fait à la va-vite au moment de la bulle internet, ce qui engendre au moment de son éclatement une dette colossale. Après un redressement fulgurant opérait par Thierry Breton, la société se porte mieux. J'ai pu en avoir la certitude aujourd'hui. Contrairement à mon ancien opérateur, j'ai pu obtenir la hotline en moins de cinq minutes et mon problème de jeune abonné, c'est réglé en moins de 20 minutes. Voici donc la preuve, qu'un système d'économie mixte vaut mieux que ceux du privé ou du publique. Orange (France Telecom) a su garder les réflexes de convivialité et d'efficacité du service public tout en devenant un grand opérateur du privé qui sait faire face à la concurrence.
Un modèle d'économie sociale libérale
Je pourrais prendre bien d'autres exemples (Renault etc…) pour montrer l'efficacité de ce modèle. Ce modèle a pour avantage d'être gagnant gagnant. Une société qui gagne de l'argent remplit automatiquement les caisses de l'État devenu son actionnaire secondaire ou principale. En période de crise, l'État reste donc un partenaire privilégié pour la sortir du gouffre et par la cagnotte qu'il s'est constitué durant les périodes de forte croissance celui-ci peut réduire mécaniquement son déficit budgétaire. Le seul problème de l'État est de devenir un actionnaire comme les autres. Il doit savoir prendre des participations au moment des crises et revendre une partie du capital dans les périodes fastes. Il doit également apprendre à avoir une stratégie claire pour l'entreprise dont il est le coactionnaire ou laisser faire des économistes chevronnés lorsqu'il est incompétent. Voilà peut-être le secret de la réussite ! Une fois le déficit budgétaire de la France remboursée, les excédents pourront être redistribués aux plus pauvres en période de crise. Ce modèle serait juste et moderne ! Je le proposerai donc au niveau national à François Bayrou. Une société est dite à capital mixte lorsque l'État détient plus de 33 % du capital, ce pourcentage représente une minorité de blocage obligeant l'actionnaire principal à rendre des comptes en quatre problèmes ou expliquer ses choix stratégiques, lors d'une grosse acquisition pouvant faire changer le statut d'entreprise. Ce modèle oblige les deux parties à être responsable et garantit d'après moi, une meilleure gestion des budgets ! Qu'en pensez-vous ?
Stéphane De Bona |