La veille de passer mon premier examen, j'ai fait un rêve
étrange qui devait revenir à chaque passage de diplômes jusqu'à mon entrée en
année de maîtrise.
Alors que j'avais pénétré sans encombre dans la salle
d'examen et commencer mon épreuve sur table, un inspecteur de l'éducation
nationale devait me stopper net dans la rédaction mon devoir. Il pénétrait à
grandes enjambées dans la salle en s'écriant : " Monsieur De Bona après examen de
votre dossier, il se trouve que vous n'avez pas le niveau requis pour continuer
cette épreuve ! Nous nous devons de vous rétrogradés dans une classe inférieure
pour que vous puissiez obtenir de nouveaux acquis". Cet étrange rêve s'est
reproduit jusqu'en licence, cette année-là, le gentil inspecteur pris la décision
de me faire réintégrer ma première année de maternelle. Ce fut sa dernière visite
nocturne. L'année suivante, j'obtins mes deux diplômes de maîtrise.
Pourtant d'une certaine manière, ce rêve devrait devenir
réalité l'année prochaine. Le ministère de l'éducation nationale a en effet
décidé de ne plus ouvrir les concours du CAPES et de l'agrégation ainsi que
d'autres concours de la fonction publique, aux étudiants n'ayant pas un Master
obtenu à la fin de cette année. cela fait, retomber mécaniquement les
étudiants n'ont pas poursuivis de troisième cycle (doctorat) au niveau
licence. Si ces informations sont bonnes, cela doit-être encore une idée brillante de
Nicolas Sarkozy ! Il devient de ce fait un spécialiste des lois rétroactives. Au
début de son mandat, le conseil d'État avait émis un avis défavorable au
remboursement des intérêts d'emprunts immobiliers contractés avant son arrivée
au pouvoir. En effet, la rétroactivité de la loi est par essence
antidémocratique. Les seuls régimes à avoir appliqué ce principe sont : le 3ème Reich et le gouvernement de Vichy. Notre
régime démocratique est-il encore en bonne santé ?
Stéphane De Bona |