En ce début d'année 2009, nous pouvons nous demander ce que nous avons de plus que les générations antérieures. Nous avons succombé à l'hyperconsommation et à une virtualité inhumaine censée nous rapprocher les uns des autres. Sommes-nous plus heureux ? Rien n'est moins sûr !
Une vie de plaisir pour Épicure
L'épicurisme et pour le commun des mortels la recherche du plaisir dans l'abondance. Pourtant c'est peut-être bien le contraire ! Épicure caractérise le bonheur ou le plaisir par l'absence de souffrance physique ou morale appelée ataraxie. L'ataraxie est recherchée dans toute antiquité, c'était une quiétude que chacun cherche à atteindre. L'école épicurienne (le Jardin, 306 avant Jésus-Christ) estime que pour atteindre cet état, nous devons répondre à des besoins de deux ordres. Les besoins naturels et nécessaires sont utiles à la survie (nous devons étancher notre soif et nous nourrir de façon matérielle et spirituelle). L'homme doit avoir des amis avec qui il peut échanger et philosopher. Les autres besoins naturels sont nullement nécessaires ce sont des plus, comme la sexualité. Les besoins non naturels sont des désirs de grandeur, comme le goût de la gloire ou le luxe. Cette philosophie est bien loin de l'abondance et elle est une méthode efficace pour nous libérer des faux besoins. On peut résumer l'épicurisme à un hédonisme ascétique. Bien loin du consumérisme qui nous ramène qu'à des joies éphémères. Une vie bonne est une vie simple.
Cette seule phrase d'Épicure nous démontre que nous sommes dans l'erreur : « pour vivre heureux vivons caché ». Épicure, nous incite à un plaisir mesuré. Il n'est cependant pas possible de vivre bien, sans vivre avec plaisir.
Le bonheur dans la vertu : un combat
Pour les stoïciens, comme Marc-Aurèle qui vive à l'ombre du Portique, le bonheur n'est possible que dans le combat. Le stoïcisme est fondé Zénon de Citium en 301 avant Jésus-Christ. Il enseigne aussi comme l'épicurisme que « l'avoir » est une entrave à la réalisation de l'humain. Les stoïciens est avant tout un combattant, un soldat. Cette pensée connaîtra son apogée sous l'empire romain. Pour le stoïcisme, l'homme n'est responsable que des choses sur lesquelles il a une emprise autrement dit une action. « La vertu est la volonté de faire le bien, voilà ce qui prime » nous dit Marc Aurèle. Il doit voir les choses dans leur nudité. Le pouvoir pour lui-même est un fruit pourri, un jouet pour adultes. Nous devons combattre nos pulsions archaïques et accomplir nos actions comme si c'était les dernières. L'homme ne doit pas se soucier de sa finitude, mais jouir de toute la richesse de sa vie. Les promotions, l'amélioration de son milieu de vie ne sont que des illusions éphémères, c'est en ce sens que le stoïcisme est un appel à l'humilité se rapprochant de l'épicurisme. Pour en terminer, on peut se demander si un tel degré de détachement est possible. Une chose est sûre, il faut vivre le moment : le stoïcien Sénèque disait « tandis qu'on attend de vivre, la vie passe ».
En résumé, ne cherchons pas le bonheur dans le consumérisme, mais tout simplement dans l'humanisme. Le bonheur simple, c'est de vivre ensemble dans le calme et l'harmonie.
c'est ce dont les peuples du monde on besoin le plus, la paix le bonheur et la fraternité entre les hommes ! Il serait temps que les dirigeants s'en rendent comptent...
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".