Beaucoup de personnes de mon entourage savent à quel point je suis réticent à certaines actions de l'Association des Paralysés de France (APF), mais cette fois-ci je ne peux que les soutenir. Quelques caisses d'assurance-maladie ont décidé de plafonner les remboursements de transport des personnes handicapées à 200 € par mois.
Cette mesure est contraire à l'esprit de la loi de février 2005, qui doit garantir l'égalité des chances entre les personnes porteuses de handicaps et les autres.
Une des plus grosses difficultés que nous rencontrons et le déplacement en zone urbaine et dans tous les lieux publics. Le non-remboursement de nos transports, nous condamnera à très court terme à une exclusion pure et simple de la société et pour les plus jeunes à une désocialisation qui pourra être provoquée par une absence pure et simple de scolarité. Chaque jour une personne handicapée doit faire en moyenne 30 km pour aller dans son établissement scolaire ou dans son lieu de soins. Cette distance (30 km) représente en moyenne des frais de 200 € par jour, par conséquent les familles ne pourront pas assumer seule cette charge tous les mois. Pour moi, ce plafonnement est un ballon d'essai d'un gouvernement en situation de crise qui ne sait plus où retrouver les 11 milliards par an, qu'il a dépensé inconsidérément en début de législature. Une fois de plus, ce sont les plus faibles qui vont souffrir. Qu'en pensez-vous ?
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".