Les propos qui
viennent n'engagent que ma personne. Cet après-midi à la sortie de l'école, les assistantes maternelles et les
parents se sont vus distribuer une missive, les invitant à participer à une
projection de films concernant la vie scolaire. On pouvait y voir écrit :
« Nous
vous invitons à la projection d'un film de cinq minutes, parlant des problèmes
techniques de la vie scolaire. Les enfants et parents sont les bienvenus ».
Pour
moi, ce petit billet donné aux enfants et aux parents ne veut tout simplement
rien dire. Quelles difficultés pourront être abordées ? S'agit-il des
difficultés dans l'enseignement ou du laisser-aller des parents dans
l'éducation ?
Toujours
est-il que cette invitation est bien vague. Elle me fait penser aux cours de
l'IUFM, où l'on parle de référentiel bondissant pour nommer un ballon. C'est
une manière comme une autre de noyer le poisson. Le projet de loi de la materisation
des diplômes dans l'éducation nationale amplifiera certainement ce genre
d'effet. Qu'allons-nous bien pouvoir apprendre à un bac+5 de plus pour pouvoir
donner un enseignement correct à nos enfants ? Les parents vont se reposer
encore plus sur le corps enseignant. Ils continueront à confondre enseignement
et éducation.
La société des talents
Nous devons
repenser notre modèle de société et mettre l'homme au cœur de nos projets. On
ne peut pas tous devenir des ingénieurs ou des intellectuels. Les sociétés
développées ont voulu faire le choix de la connaissance approfondie. Nous avons
dû peu à peu augmenter la durée des études pour légitimer ce choix. N'est-ce
pas un leurre ? On peut remarquer un nivellement de notre enseignement par
le bas.
Nous devrions plutôt remettre en avant les
métiers exigeants des talents manuels.
Cela nous éviterait de piller la main d'œuvre
des pays en voie de développement. Il faudrait arrêter de croire que les
métiers de l'artisanat sont des professions dégradantes et nous devons aider
nos PMEs à survivre, pour qu'elle devienne notre tissu économique de demain,
pour remettre à l'honneur l'économie de proximité. Il conviendrait de croire à
une société des talents plutôt qu'à une société basée sur l'économie de la
connaissance. Les chercheurs et les Universités qui sont les garants de cette
économie de la connaissance ne s'en porteraient que mieux. Ils ne seraient pas
obligés de traîner des étudiants qui sont en faculté car ils ne savent pas quoi
faire. Nous devons peu à peu repenser la massification des diplômes
universitaires. Elle peut être une chance, lorsque les étudiants sont motivés.
Elles sont un boulet, si les études ne sont pas désirées et que l'ascenseur
social est en panne. Je crois plus en une société des talents qu'en celle de la
connaissance pour l'avenir de notre planète !
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".