Comment peut-on remettre de la douceur dans ce monde de brutes ?
J'ai cherché toute la journée, un moyen de m'apaiser. Depuis que je me suis levé ce matin impossible de me calmer. Je ne peux pas dire que c'est des idées noires qui m'ont traversé la tête ; non c'est plutôt le néant. Ennuyeux pour un philosophe ! C'est certainement le fait de ne plus être dans l'action. Le monde des idées a besoin de toucher le réel pour exister. Il faut pour cela, dégager le corps de ces tensions. C'est en regardant cette magnifique contorsionniste, que j'ai enfin retrouvé la paix. Je souhaite donc ce soir vous faire partager cet instant d'apaisement et de relaxation. Son corps en réalisant ces gestes gracieux parle aussi bien que l'esprit.
Stéphane De Bona
Je recherche un emploi à temps Partiel sur Metz ou dans les environs proches ( maximum: 6 km.) .
DE BONA Stéphane
5, rue de Paris
57000, Metz, FRANCE.
Téléphone du domicile : 03 87 31 46 53
Téléphone Portable : 06 15 56 30 76
E-mail : s2bona@yahoo.fr
DOMAINE DE COMPETENCE
ADMINISTRATIF
Courrier administratif
Dossier dedemande de subvention
Création d’un budget prévisionnel
Projet de récolte de fonds
Gestion de la logistique
Accueil des personnes
Animation de réunion
Social
Evaluation des besoins de la famille ou de la personne
Aide aux besoins alimentaires
Soutien moral
Soutien scolaire aux enfants
Gestion du budget d’un ménage
Soutien à l’élaboration d’un projet d’avenir
Activités associativesDepuis Février 2005 Président de l’association d’aide aux personnes handicapées et à la cohésion sociale « Elan-Humain De Février 2001 à Novembre 2004 Président de l’association de philosophie de Metz “ Le Jardin “Depuis Août 2000 Membre du comité Départemental du Secours Populaire Français
Depuis Juin 1997 Secrétaire du comité du Haut-Plateau du Secours Populaire Français
Expérience PROFESSIONNELLE
Octobre 2006 ParutionLe Totalitarisme un péril pour le 21ème siècle PUBLIBOOK
Du 30 Octobre 2003 au 31 Janvier 2004 Cours de soutien bénévole en philosophie à une élève de terminale du lycée Fabert de Metz
Du 1 Juin 2003 au 31 Juin 2003 Vacataire de la commission handicap, Université de Metz
Élaboration de la journée handicap sur le campus du Saulcy.
Révision et remise à jour du plan d’accessibilité de l’Université de Metz.
Du 18 Février 1996 au 1er Mars 1996 Stagiaire en administration, Mairie d’Amanvillers
Approfondissement de mes connaissances en administration et en informatique. A mon initiative : Élaboration d’un listing de classement pour le contrat Ville-Enfants-Jeunes, et d’une plaquette de présentation de la Mairie.
FORMATION2003-2004 Niveau MASTER de Philosophie 2002-2003 MAITRISE de Philosophie, Centre Universitaire de Luxembourg Lettres et Sciences Humaines, Luxembourg2002-2003 MAITRISE d‘ethnologie, UFR Sciences humaines et Arts, Metz 1995-1996 Baccalauréat STT ACA, Option Informatique Lycée de la Salle, Metz
Ovidie, née le 25 août 1980, est une actrice (entre autres de films pornographiques de 1999 à 2002), réalisatrice, écrivain, productrice française. Elle démontre par ses engagement divers que l’on peut à la fois une intellectuelle (elle est titulaire d’une licence de philosophie) et ne pas négliger les plaisirs du corps. Son univers est très gotique, parfois même un peu macabre, mais toujours très esthétique. Elle désire faire du porno un art. Ovidie met des mots sur un métier que la société considère comme dégradant et humiliant pour les femmes. Pourtant la liberté de pouvoir disposer de son propre corps et de jouir sans entrave reproche l’acte sexuel de l’œuvre d’art. Le plaisir du rapport amoureux fait connaître à l’être humain un instant d’extase (la petite mort), moment sublime qui l’unit à dieu, chose que l’artiste essai de reproduire lorsqu’il façonne son œuvre. La sexualité est une chose belle en soi, que l’homme et la religion ont pervertis en faisant de la femme un objet et en y ajoutant la notion du péché. Lorsque faire l’amour est librement consenti par les partenaires, cet acte est l’un des moments de partage et de paix, le plus intense que peut connaître l’ensemble de l’humanité sur terre. La découverte de l’amour et de la relation amoureuse est l’un des meilleurs temps de la vie. Il est proche du sentiment d’harmonie que l’on éprouve lorsque nous regardons une œuvre d’art. C’est certainement que Ovidie, philosophe et pornographe souhaite retranscrire dans ses livres et ses films.
Biographie
Hardeuse et fière de l’être, Ovidie a choisi sa carrière. Elle n’a pas connu la misère financière ou affective et elle ne se considère pas comme une “nymphomane furieuse”. Elle est contre l’idée que le porno pervertit les mœurs et souille les âmes : elle utilise d'ailleurs sa voix pour faire entendre que le porno est un moyen d’avoir “une image positive et forte de son propre corps et de son propre sexe.” C’est pour ces raisons qu’elle est considérée comme “l’intello du X” - mais aussi parce qu'elle a fait des études de philosophie.
Elle est l’une des rares actrices à refuser certaines pratiques et à imposer le port du préservatif sur les tournages. A côté de sa carrière d’actrice pornographique, elle est l'auteure du livre Porno Manifesto, qui dénonce les idées reçues sur le monde du cinéma pornographique, ainsi que certaines dérives du mouvement féministe. On lui doit aussi Osez tourner votre film X et Osez découvrir votre point G aux éditions la Musardine, ainsi que In Sex We Trust et Films X : y jouer ou y être?
Elle milite par ailleurs pour diverses causes, parmi lesquelles le SCALP (libertaire) ou l'interdiction de la fourrure. Elle est végétalienne et straight edge (pas de drogues, pas d'alcool, pas de sexe sans relation durable). Elle demande également la création d’un statut unique pour les travailleuses du sexe.
Elle remporte diverses récompenses (Hots d’or, Awards...) en tant qu’actrice et réalisatrice (Lilith, porno féministe). Du porno, maintenant qu'elle a presque arrêté, elle garde plutôt de bons souvenirs : les regards des gens l'auront plus dérangée que la pratique du métier.
En 2006, elle réalise son premier film documentaire non pornographique : "Qui a peur du grand méchant loup? Enquête sur les désirs politiquement incorrects". Le sujet?
« Nos fantasmes sont-ils toujours politiquement corrects ? Correspondent-ils nécessairement à nos opinions éthiques ou morales ? Peut-on à la fois être anti-militariste et focaliser son désir sur les uniformes ? Peut-on être libertaire et être sexuellement fasciné par l'ordre et l'autorité ? » Plus intello que jamais, Ovidie compte bien poursuivre dans cette voie.
Le statut des prostituées
Le 13 avril 1946, la loi Marthe Richard, du nom de la conseillère municipale de Paris qui l'a élaborée, est votée par le gouvernement provisoire. Elle impose la fermeture des maisons closes en France. 20 000 femmes environ sont concernées par cette loi et près d'un millier de maisons de tolérance ferment leurs portes. Depuis cette période « les filles de joie » n’ont plus aucun statut social. Plusieurs gouvernements de droite comme de gauche durcissent la législation voulant par ce moyen faire disparaître la prostitution. Je peux dire aujourd’hui, que c’est un vœu pieux ! Nous ne pourrons jamais éradiquer le plus vieux métier du monde. Nous devrions plutôt rendre leur dignité aux péripatéticiennes en répondant rapidement à ces attentes.
Nous exigeons :
- la reconnaissance de notre profession et la création d’un statut. - l’ouverture de droits sociaux tels que la sécurité sociale, la retraite et le chômage... - l’abrogation de l’article L50 de la loi sur la sécurité intérieure qui nous clandestinise et dégrade nos conditions de travail. - le retrait de projet de loi du parti socialiste visant à pénaliser nos clients. - une révision des lois sur le proxénétisme qui ne doivent plus empêcher les travailleuses du sexe de vivre en famille, de circuler librement pour les étrangères ou de louer un studio pour travailler, mais qui permette de combattre les violences, et l'extorsion de nos revenus. - l’abrogation des ordonnances de 1960 faisant des travailleuses du sexe des inadaptées sociales - la régularisation immédiate de toute les sans-papiers - l’inscription de la putophobie dans la lutte contre les discriminations. - le droit au changement d’état civil pour les transsexuels selon leur genre revendiqué. - que les forces de l’ordre assurent notre sécurité et non l’inverse.
En conclusion, j’estime qu’en redonnant à ces travailleurs et travailleuses du sexe le droit de vivre dignement, l’image de nos gouvernants n’en sortirait que grandie.
Aujourd’hui, le texte reproduit ci-dessous n’est pas de moi. J’ai pensé qu’il était utile de le publier pour qu’il ait un écho plus important que dans la communauté de paroisse Saint Pierre de Jaumont. En effet, cette communication aurait pu être une partie de mes écrits. Il trace tout à fait les limites des moyens de communication de notre société. Alors que l’internet et les téléphones portables devraient rapprocher les êtres, ils les éloignent parfois. Seuls les élans du cœur peuvent améliorer la communication et l’échange entre les différents peuples qui font la richesse du monde. Notre société attachée au profit et aux performances de toute sorte (technologiques, intellectuelles et corporelles) a oublié l’essentiel qui fait notre force, mais aussi parfois notre faiblesse : l’âme humaine. Je vous laisse donc méditer sur ce texte de l’abbé Pascal Sarjas, à même de donner du sens à notre vie et à nos systèmes de communication.
La communication… un art !
On ne peut pas nier que ces dernières décennies sont marquées par le développement d’innombrables moyens de communications qui de jour en jour sont plus performants. Du télégraphe à Internet, du téléphone fixe au portable, tout est fait pour que l’information circule de façon immédiate et sans restriction. Désormais on ne parle plus de la planète mais du village planétaire, une fraction de seconde suffit pour faire une transaction de Paris à Taiwan.
Ce changement dans nos habitudes a produit aussi une vulgarisation de toutes les informations, qu’elles soient politiques, économiques ou religieuses… tout le monde peut tout savoir, du moins dans nos sociétés occidentales. C’est une grande chance pour la liberté de penser, c’est une force pour le partage des idées.
Toutefois certaines publications ont entraîné ces dernières années de grandes polémiques qui nous interrogent sur la façon d’utiliser les moyens de communication. L’affaire des caricatures comme celle du discours de Benoît XVI à Ratisbonne nous montrent qu’il est parfois dangereux de mettre toutes les informations sur le même plan. Nous le savons bien toute publication est sujette à l’innombrables interprétations selon le regard que chacun y porte.
De même la crise des banlieues, il y a un an, a pris une telle ampleur en partie à cause du phénomène de la médiatisation. Les prochaines échéances électorales sont elles aussi liées à la publication des sondages qui ne peuvent pas ne pas influencer notre regard sur la politique. Si la communication est une chance pour nos civilisations contemporaines, elle doit aussi être maniée avec précaution, c’est tout un art de communiquer!
Dans l’Évangile, il est surprenant de voir que Jésus n’utilise aucun moyen pour fixer son message, pas d’écrit sur le moment même, pas d’enregistrement. Pourtant 2000 ans après sa parole nous est encore transmise, et la Bible reste le livre le plus publié dans le monde. Qu’est-ce que cela nous dit? La vraie communication, celle qui devient source de longévité et de vérité, c’est celle qui passe par le cœur, celle qui se transmet dans le témoignage de vie, celle qui donne sens à notre propre histoire humaine. Rappelons-nous ces paroles de nos parents ou grands-parents, elles restent gravées dans notre cœur comme un trésor qui nous fait vivre.
En somme, soyons vigilants à ne pas nous gaver d’informations superficielles qui n’ont pas de résonances dans notre histoire, car nous risquons alors de ne pas être attentifs aux messages de vérité qui nous sont transmis dans la vie quotidienne. Soyons vigilants à ne pas trop vite interpréter les slogans médiatiques et à chercher à vérifier la pertinence des propos que nous entendons et que nous lisons. Bien des malentendus seront évités et nous entrerons dans une communication qui fera des médias une source authentique d’enrichissement et de partage.
La palme d’or du Festival de Cannes 2006, décernée au film « Indigènes » de Rachid Bouchareb, semble avoir touché la classe politique. Quarante sept ans après la cristallisation des retraites des anciens combattants issus de nos anciennes colonies, un film retrace la vie de ces hommes au combat pour libérer la France métropolitaine de l’occupation nazie. Malheureusement pour eux, ils furent les grands oubliés de l’histoire et, pire encore, leur descendance est aujourd’hui en proie au racisme. Ce film citoyen a ému notre chef d’état, qui a été mobilisé par la première dame de France en ces termes : « Jacques, il faut faire quelque chose », lors de la projection en avant première de ce long métrage. Le président va donc mettre, dans quelques jours, les moyens pour indemniser ces anciens valeureux combattants et faire cesser une inégalité de traitement entre les vétérans de la seconde guerre mondiale. Le ministre des anciens combattants, Hamiaoui Mekachera issu lui-même de cette minorité visible, peut se féliciter d’être le politique qui mettra fin à cette injustice. Les 80 000 vétérans vont être reconnus et cela va sans doute permettre aux jeunes issus de l’émigration de se sentir des français à part entière.
Le film « Indigènes » réalise un devoir de mémoire mal connu de la population française
Ce film est le premier devoir de mémoire qui rend hommage aux habitants de l’ancien Empire français. Il faudra encore les réhabiliter dans les livres d’histoire et faire cesser les discriminations qui règnent dans les banlieues en recréant la mixité sociale, seul moyen de montrer à l’ensemble de nos compatriotes que notre nation est une et indivisible. Peu à peu, les zones d’ombre de l’histoire française (comme la période vichyssoise, la guerre d’Algérie, etc) semblent s’estomper. L’état français parait tirer les leçons du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, qui a fortement divisé le peuple. Cette réaction pourra-t-elle faire oublier les émeutes de Novembre 2005 dans les banlieues et permettre au scrutin de 2007 d’être une échéance démocratique normale, avec l’absence de l’extrême droite au second tour ?
Enfin, pour en revenir au film, il est la preuve que le cinéma d’art et d’essai ou d’engagement peut faire bouger les structures sociales et culturelles de la France. Espérons qu’une nouvelle génération de cinéastes, comme ceux de la nouvelle vague, va grandir et redorer l’image de l’Europe dans le monde en la distinguant fortement de celle des américains.
Stéphane De Bona
La Roumanie, d’une superficie de 237000 Km², soit environ la moitié de la France, compte un peu plus de 23 millions d’habitants. Ce pays, qui va rentrer dans l’union européenne en Janvier 2007, est encore mal connu de la population française. Pourtant, jusqu’en Décembre 1989 à la chute du dictateur Nicolae Ceausescu, le peuple roumain considérait la France comme son pays frère. Contrairement aux idées reçues, les roumains ne sont pas slaves mais latin. Parler russe ou allemand à un roumain est considéré comme un affront. La langue roumaine est très proche du français (qui est leur seconde langue) et de l’italien. Le pays détient un impressionnant patrimoine culturel confisqué par le régime communiste à ses propriétaires. Le régime de Ceausescu a créé un contraste important dans l’architecture des villes roumaines. En effet, le dictateur a fait construire des immeubles à la va vite, qui n’ont aucune particularité architecturale et qui se sont dégradés très rapidement faute d’entretien, pour que chaque famille ait un toit. A côté de cela siège des monuments de style grec ou roman. D’autre part, une influence des palais de la monarchie française règne. Mais l’un des plus grands monuments, à la mesure de la mégalomanie du dictateur sous influence des idées staliniennes, reste son palais. La Roumanie détient également, au bord de la mer noire, des centres touristiques et thermales reconnus du monde entier pour leurs bienfaits médicaux. Ces thermes pourraient faire partie des richesses économiques du pays, car les bienfaits de sa boue (maladies osseuses, maladies de peau, etc.) n’ont aucune équivalence dans le monde. Le pays possède aussi une chaîne de montagnes : les Carpates, dont la station de ski de Poiana-Brasov est appelée La Plagne de Roumanie qui demande également à être rénovée et développée. Un autre trésor du pays est le delta du Danube qui possède une faune et une flore luxuriante (on y voit, en particulier, un très grand nombre de flamands roses). Les autres sources de revenu économique sont l’agriculture, l’industrie automobile (récemment rachetée par Renault), les ressources minières et enfin l’artisanat (broderie, macramé, sculptures, peintures, vannerie).
On peut regretter qu’avec un tel patrimoine culturel, les roumains n’arrivent pas à le mettre en valeur, surtout par manque de moyen. De plus, ils sont très attachés à leur patrimoine folklorique traditionnel mais, malheureusement, l’influence de l’Amérique tend à faire disparaître cette richesse.
Auteur Roumain : Lucian Blaga (portrait ci-contre)
Né en 1895 à Lancram, Transylvanie.
IL est l’un des poètes roumains les plus connus. Poète, mais pas seulement : philosophe de formation, il a mené une carrière diplomatique jusqu’en 1939, et son œuvre est aussi celle d’un dramaturge et d’un essayiste.
Lucian Blaga est mort en 1961 à Cluj, Roumanie.
LA GRANDE TRAVERSÉE Le soleil tient au zénith la balance du jour. Le ciel se donne aux eaux de la terre. Des bêtes qui passent, les yeux sages, regardent sans effroi leurs ombres dans l'onde. Des feuillages lèvent des voûtes profondes sur l'éternelle légende.
Rien ne veut être autre qu'il n'est. Il n'y a que mon sang qui crie à travers bois après son enfance lointaine comme un vieux cerf appelant sa biche perdue dans la mort.
Peut-être a-t-elle péri sous les roches. Peut-être s'est-elle enfoncée dans la terre. J'attends en vain de ses nouvelles seules les cavernes retentissent, les ruisseaux quémandent les abîmes.
Sang dépourvu de réponse Ô, s'il y avait du silence, ce qu'on entendrait bien la biche faire des pas dans la mort.
Toujours plus loin, j'hésite sur la route - et pareil au meurtrier qui étouffe de l'écharpe une bouche vaincue, je ferme de mon poing toutes les sources afin qu'elles se taisent pour toujours qu'elles se taisent.
PARADIS EN RUINES
Le gardien ailé tient encore tendu
un manche d'épée sans flammes. Il ne lutte contre personne mais se sent déjà vaincu. Partout, dans les plaines et les champs des séraphins aux cheveux argentés sont assoiffés de vérité mais l'eau des fontaines se refuse à leurs seaux.
En labourant sans trop de foi avec des charrues en bois les archanges se lamentent du poids de leurs ailes. Passe parmi les soleils voisins la colombe du Saint Esprit ; De son bec elle éteint les ultimes lumières. La nuit, les anges nus, se couchent, grelottant, dans les foins : malheur à moi, malheur à toi des cohortes d'araignées ont envahi l'eau vive les anges pourriront, un beau jour, sous la glaise la terre fera tarir les légendes du triste corps.
2 poèmes de Lucian Blaga traduits du roumain par Stephana Pop.
La population roumaine
Le peuple roumain est très chaleureux. Il partage volontiers ses maigres denrées. Il garde les stigmates du régime communiste : les femmes travaillent beaucoup alors que les hommes se conduisent en maître de maison absolu et la plus part boivent beaucoup pour oublier leurs mauvaises conditions de vie. Aujourd’hui, le peuple tsigane est banni de la société. Pourtant, ils ont pour la majorité, la nationalité roumaine du fait de la politique menée par Ceausescu (pour augmenter la démographie du pays, il a donné un toit et la nationalité roumaine à chaque famille tsigane qui faisait halte dans le pays).
Malgré les souffrances infligées par la dictature, les roumains regrettent presque l’ancien régime politique. Ils ne connaissaient pas le chômage et avaient tous le minimum vital. Finalement, ils sont heureux d’avoir une liberté de parole, mais ne savent pas gérer leur économie.
Stéphane De Bona
Film : le partimoine roumain
Depuis 1968, les différents gouvernements de la France n’ont fait qu’augmenter le temps de vie scolaire tout en coupant progressivement les étudiants du monde de l’emploi. Notre recherche fondamentale est peut-être l’une des meilleurs d’Europe, mais faute d’application et de structure dédiée aux investisseurs en capital risque, la plupart de nos innovations sont brevetées à l’étranger. La recherche appliquée est considérée en France comme inutile alors que les pays émergents mettent la majorité de leurs fonds dans les branches nouvelles de l’économie. Ils souhaitent donner naissance aux champions du futur et n’ont pas peur de tester des prototypes encore inconnus du grand public pour imaginer les marchés de demain. Les grands groupes industriels français se sont dotés d’un fond de réserve destiné à la recherche et au développement lors de l’explosion des nouveaux marchés de l’électronique et de la bulle Internet entre 1995 et 2000. Les premiers échecs de ces start-up innovantes ont amené les grands patrons des sociétés Françaises à faire marche arrière alors qu’aux Etats-Unis la Silicon-Valley est aujourd’hui le poumon de la croissance Américaine.
Le redéploiement des fonds de la recherche
La France devrait donc inciter à la recherche appliquée et être plus vigilante sur fonds utilisés par la recherche fondamentale. Bon nombre de programmes de recherches fondamentales sont parfois complémentaires, mais pas misent en communs ou certaines même restent à l’état embryonnaire pendant des années, souvent par manque de motivation et de coopération des laboratoires. La recherche appliquée a comme intérêt de rendre responsable les chercheurs puisqu’ils ont une obligation de résultat liée à l’utilité immédiate de leurs travaux pour la réalisation d’un objet concret. Les grandes découvertes de l’humanité qui ont contribué aux progrès de notre civilisation occidentale ont parfois été réalisées dans des conditions spartiates [exemple : les géants de l’automobile (Renault, Citroën) et de l’informatique (Aples, Microsoft) sont nés dans des garages.
La mise en valeur des métiers manuels et des contrats en alternance
D’un autre côté, la politique de l’éducation Française a complètement oublié de mettre en valeur les métiers artisanaux et manuels. Nous sommes aujourd’hui l’un des pays d’Europe qui a le grand nombre de jeunes chômeurs. Il serait peut-être temps d’organiser des partenariats plus importants entre les entreprises et le système scolaire. On pourrait à partir des études supérieures rendre obligatoire des contrats de formations en alternance, ce qui redonnerait aux jeunes le goût de l’effort. Ces parcours de formations les rendraient autonomes financièrement et contrairement au CPE, il serait ouvert à tous quelque soit l’âge du moment que le candidat reprenne ses études. Il ne faut pas pour autant se voiler face, ceux-ci impliquent un changement des mentalités en profondeur.
La réorientation du système éducatif et de la recherche en France sera longue et difficile, puisqu’il va falloir faire cohabiter de monde du travail et l’éducation nationale, tout en nouant des partenariats avec nos alliés naturels européens. Nous pourrons alors faire face à un monde en perpétuelle mutation. Notre sécurité économique et sociale pour les décennies à venir.
Stéphane De Bona
Le 24 Juin 2006, le musée du quai Branly a ouvert ses portes, à Paris. La France peut aujourd’hui être fière d’avoir un tel musée sur son territoire. Il retrace l’histoire de l’humanité et montre que son ethnographie est une continuité, qu’il n’y a pas de rupture dans l’évolution entre passé et présent. Le débat entre culture primitive et culture moderne est en passe d’être révolu grâce à ce musée. En effet, son mode de classification élaboré par continents montre que les peuples ne mettent pas la même importance au degré de développement technique puisque d’un continent à l’autre, les besoins prioritaires ne semblent pas être identiques.
Par contre, d’une civilisation à l’autre, on retrouve la même fascination ou la même peur de l’au-delà. Chaque continent a ses rites et coutumes en matière religieuse et donne souvent une grande importance au corps et à l’esthétique.
Il faut également rappeler que l’ethnologie est la discipline qui étudie les différentes cultures d’une peuplade à l’autre et leur caractère exotique. Elle ne se contente pas de connaître les civilisations disparues. Ainsi, notre société occidentale peut être considérée comme exotique par les nations africaines, par exemple. Il ne faudrait donc pas que l’art premier exposé dans ce musée montre des œuvres primitives amenant à penser qu’il existe des peuples inférieurs. Mais, comme tout musée, (lieu où l’on expose des objets aujourd’hui disparus ou en évolution, afin de laisser une trace à ceux qui nous suivent), le musée ethnologique renforce cette impression de déballage d’objets obsolètes ou arriérés, compte tenu de la méconnaissance des différentes cultures par la plupart d’entre nous.
Le musée des arts premiers du quai Branly, par sa modernité architecturale extérieure et sa classification catégorielle des œuvres par continent, donne un panorama de la grandeur et de l’imagination de l’humanité. Il est un lieu qui exacerbe la curiosité humaine et incite au voyage ainsi qu’à la connaissance. Le succès qu’il rencontre depuis son ouverture est la preuve que l’esthétique et l’ethnicité font bon ménage. Faut-il rappeler que le mouvement cubiste, dont faisait parti Pablo Picasso, s’est inspiré des différents arts ethniques ? On voit, encore une fois, que le racisme n’a pas lieu d’être et ses thèses mises en pratique ne feraient qu’appauvrir le monde. A terme, ce serait alors la déchéance de l’humanité qui adviendrait et non pas sa toute puissance.
J’invite le plus grand nombre à visiter ce musée qui interpellera, d’une manière ou d’une autre, la plupart d’entre nous, et qui ne fera que renforcer l’attrait touristique de la France.
Stéphane De Bona
Le 1er Août, dans un article du «Monde», l’annonce du déplacement du tableau du peintre messin Théodore Devilly qui a été faite par le garde des sceaux Pascal Clément vient clore l’épisode lancé par l’avocat et conseiller municipal de Metz, Daniel Delerez. En effet cette peinture représentant «La Crucifixion» siégeait dans le Palais de Justice de Metz, chose inadmissible pour ses détracteurs, car la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’était pas garantie. Mais il faut rappeler que cette séparation n’est pas effective en Alsace-Moselle, étant donné que cette région de l’Est de la France vit encore sous concordat, après rétrocession de ces départements par l’Allemagne en 1918. Pour Daniel Delerez «C’est une victoire sur l’obscurantisme local». Ce tableau n’est pas, pour lui, une œuvre d’art mais, un objet de prosélytisme. Le choix du changement de lieu de cette peinture, fait par le garde des sceaux, à Saint-Avold me parait inopportun. Comment peut-on dire qu’un tel tableau n’est pas une œuvre d’art? Bon nombre de peintures de la Renaissance représentent des scènes bibliques et sont des joyaux du patrimoine mondial. Sans cette période propice au renouvellement de l’art, la chapelle Sixtine, connue dans le monde entier, n’aurait pas vu le jour, et bon nombre de vocations artistiques auraient été perdues. L’exigence d’une République laïque ne doit pas amener à rejeter tous les apports religieux d’une société; mais elle doit, au contraire, veiller à la liberté de culte de chacun tout en respectant les apports culturels entraînés par les différentes croyances des peuples. C’est surtout par le manque de reconnaissance et de connaissance des croyances de l’autre que l’obscurantisme dénoncé par Daniel Delerez, naît.
Encore une autre aberration dans cette affaire! Pourquoi déplacer cette œuvre à Saint-Avold, alors que son créateur était messin? N’aurait-elle pas eu une place au musée de Metz? Ce transfert dans une autre ville ne fait qu’appauvrir le patrimoine local qui mérite d’être conservé compte tenu de l’histoire tumultueuse de cette région. Peut-être aurait-il été utile de connaître l’histoire de ce tableau et dans quelle circonstance il fut déposé au tribunal de Metz. Comment un ministre de la justice peut-il prendre la décision du déplacement du patrimoine culturel d’une région? Cette décision n’aurait-elle pas du être prise en commun avec les élus locaux et le ministère de la culture?
L’art n’est pas plus une affaire de justice que de respect de la laïcité; il revient donc au ministère de la culture, une fois le problème de séparation de l’Eglise et de l’Etat réglée, de savoir que faire d’une telle œuvre.
Stéphane De Bona
VOUS NE DEVEZ PAS TENIR COMPTE DES PROPOS A DESTINATION DE MADAME JOELLE STRAUSER : LES CRITIQUES QUI ME SONT ADRESSEES ONT ETE LE FRUIT D’UN USURPATEUR D’IDENTITE (CET ACTE EST UN DELIT).
Joëlle Strauser est professeur agrégé en philosophie à l’université de Metz. Elle a également un doctorat dans la même discipline et a publié de nombreux textes scientifiques, entre autre dans la revue « Le Portique ».
Madame,
Je vous remercie pour l’attention que vous portez à mes textes. Cette attitude me flatte, car j’apprécie qu’une personne de votre qualité s’arrête à la lecture de mes modestes écrits.
Les critiques que vous m’apportez sont, pour moi, l’occasion de clarifier mes positions en ce qui concerne ma vision du monde et mon analyse de la société.
Je tiens tout d’abord à vous dire que mon parcours universitaire et mon expérience de vie m’ont amené à mesurer rapidement des situations qui demandaient une prise de position urgente, afin de limiter les conséquences négatives des événements qui allaient survenir. Mes engagements ont toujours été pris en fonction d’un principe de réalité voulant anticiper l’avenir.
D’autre part, je trouve vos deux critiques principales à mon égard, illogiques, puisque vous me reprochez, dans un premier temps, d’extrapoler ou plutôt de juger selon vos propres mots, les événements survenus lors de la coupe du monde 2006; et dans un second temps, que mon site n’est qu’un ramassis d’articles défunts et illisibles. Etre illisible n’est ce pas une spécialité du milieu universitaire et d’autres catégories sociaux professionnelles pour que les gens qui ne sont pas issus du sérail, ne comprennent pas ce dont on parle ? Pour ma part, je m’efforce d’avoir deux niveaux de langage, celui du milieu universitaire et un autre compréhensible par le commun des mortels. En procédant ainsi, j’espère arriver à une vulgarisation du savoir.
Vos critiques reviennent à dire que je prends position sur le moment et que mes décisions n’ont pas eu d’influence sur le cours des choses (elles ne toucheraient pas le présent ou la réalité). Seulement voilà, comment peut-on se dire philosophe si l’on ne désire pas envisager l’avenir, en tirant les leçons du passé ? Certes, cette attitude peut conduire à des erreurs (seuls, ceux qui ne font rien ne se trompe pas) mais si cette façon de réagir n’avait pas été celle de Jean-Paul Sartre ou d’autres intellectuels engagés, les conceptions philosophiques n’auraient pas évolué depuis l’antiquité. Je pense que l’évolution culturelle d’un peuple doit se faire par la relecture des textes anciens et des événements passés à la lumière du temps présent pour éviter que l’histoire se répète.
Telle est ma conception de la philosophie moderne.
Je ne crois pas, comme certains l’ont supposé, que la fin de l’histoire ait eu lieu après la fin de la guerre froide. Il faut donc veiller à ce que l’histoire ne soit pas un éternel recommencement. Voilà le rôle que doivent sans doute jouer les nouveaux philosophes. Quant à une autre critique que l’on formule très souvent à mon égard, mais que vous n’avez pas jugée bon de mettre en avant, je me propose d’y répondre afin de raviver l’intérêt de mes détracteurs. Il m’a souvent été reproché d’avoir une vision utopique du monde et de vouloir marier les contraires. Je ne pense pas que le monde soit binaire et que toutes les positions différentes soient contraires. Elles peuvent être parfois complémentaires. Alors que chacun des protagonistes, pour flatter leurs égaux, met en avant sa solution en expliquant qu’elle est la meilleure. Il serait peut-être bon de voir que des idées opposées peuvent faire l’objet d’une position de synthèse apte à satisfaire l’intérêt général. Seules les idées extrêmes doivent être rejetées.
J’espère ne pas avoir été trop illisible à votre goût et vous remercie encore pour vos critiques.
Cordialement
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".