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Electron Livre
vendredi 13 mars 2009, a 21:27
Comment peut-on repenser les fondements de l'enseignement dans nos sociétés ?


 

Enseignement et éducation

 

Les propos qui viennent n'engagent que ma personne. Cet après-midi à la sortie de l'école, les assistantes maternelles et les parents se sont vus distribuer une missive, les invitant à participer à une projection de films concernant la vie scolaire. On pouvait y voir écrit :

 

 « Nous vous invitons à la projection d'un film de cinq minutes, parlant des problèmes techniques de la vie scolaire. Les enfants et parents sont les bienvenus ».

 

 Pour moi, ce petit billet donné aux enfants et aux parents ne veut tout simplement rien dire. Quelles difficultés pourront être abordées ? S'agit-il des difficultés dans l'enseignement ou du laisser-aller des parents dans l'éducation ?

 

Toujours est-il que cette invitation est bien vague. Elle me fait penser aux cours de l'IUFM, où l'on parle de référentiel bondissant pour nommer un ballon. C'est une manière comme une autre de noyer le poisson. Le projet de loi de la materisation des diplômes dans l'éducation nationale amplifiera certainement ce genre d'effet. Qu'allons-nous bien pouvoir apprendre à un bac+5 de plus pour pouvoir donner un enseignement correct à nos enfants ? Les parents vont se reposer encore plus sur le corps enseignant. Ils continueront à confondre enseignement et éducation.

 

La société des talents

 

Nous devons repenser notre modèle de société et mettre l'homme au cœur de nos projets. On ne peut pas tous devenir des ingénieurs ou des intellectuels. Les sociétés développées ont voulu faire le choix de la connaissance approfondie. Nous avons dû peu à peu augmenter la durée des études pour légitimer ce choix. N'est-ce pas un leurre ? On peut remarquer un nivellement de notre enseignement par le bas.

 

Nous devrions plutôt remettre en avant les métiers exigeants des talents manuels.

 

 Cela nous éviterait de piller la main d'œuvre des pays en voie de développement. Il faudrait arrêter de croire que les métiers de l'artisanat sont des professions dégradantes et nous devons aider nos PMEs à survivre, pour qu'elle devienne notre tissu économique de demain, pour remettre à l'honneur l'économie de proximité. Il conviendrait de croire à une société des talents plutôt qu'à une société basée sur l'économie de la connaissance. Les chercheurs et les Universités qui sont les garants de cette économie de la connaissance ne s'en porteraient que mieux. Ils ne seraient pas obligés de traîner des étudiants qui sont en faculté car ils ne savent pas quoi faire. Nous devons peu à peu repenser la massification des diplômes universitaires. Elle peut être une chance, lorsque les étudiants sont motivés. Elles sont un boulet, si les études ne sont pas désirées et que l'ascenseur social est en panne. Je crois plus en une société des talents qu'en celle de la connaissance pour l'avenir de notre planète !

 

Stéphane De Bona


Artisans picards : l'ébéniste



samedi 14 février 2009, a 21:31
POUR LES AMOUREUX... et CEUX qui attendent



Comment ne peut-on pas savoir aujourd'hui que c'est la Saint-Valentin ?



Lorsqu'on est comme moi célibataire, on peut tourner  cette journée en dérision ou fêter l'amour du savoir et des « connaissances ». Voici donc une leçon de séduction grâce à la philosophie et un cours d'ethnologie qui retracent l'histoire de la théorie amoureuse.


Stéphane De Bona

 

Une petite histoire de la Saint Valentin 


L'origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal connue. Il semblerait cependant qu'elle remonte à l'Antiquité.


Saint-Valentin, avant d'être saint, était un prêtre romain du nom de Valentin vivant sous le règne de l'Empereur Claude II (IIIème Siècle .après-JC). A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d'interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs. Malgré les ordres de l'Empereur, Saint-Valentin continua pourtant de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l'existence de ces mariages secrets, il fit emprisonner Valentin. C'est pendant son séjour en prison que Valentin fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d'être décapité, signé " Ton Valentin ".


Ce n'est que plusieurs siècles après, une fois l'Empire romain déchu, qu'il fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour. Cette époque est en effet celle où une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Eglise Catholique.


La Saint-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne (Lupercalia) à l'occasion du Jour de la fertilité, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain.


En effet, cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.


On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année.


Voilà qui n'était pas pour plaire aux Saints Pères de l'Eglise primitive qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268, ou 270, selon les versions.


Une autre origine de la Saint-Valentin, enfin, remonte au Moyen-âge. On dit en effet qu'à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à la Saint Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps.


Archive : Arte

 

Petite leçon de séduction grâce à la philosophie



samedi 06 décembre 2008, a 16:58
Auroville, l’utopie du XXème siècle à 40ans !

 

Cette ville pourrait être née du récit de Thomas More écrit au XVIe siècle Utopia. 40 ans après sa création, Auroville fait toujours autant rêver. Elle n'a pourtant pas réussi à se développer comme prévu. Cette cité au sud de l'Inde ne compte aujourd'hui qu'un peu plus de 1500 habitants venant du monde entier, alors qu'à sa création, sa fondatrice Mira Alfassa dite Mère, pensait accueillir une population de 50 000 Auroliens. Cette société est aujourd'hui rattrapée par la mondialisation et l'argent qu'elle souhaitait fuir. La population a même adopté le téléphone portable et certaines femmes ont adopté la mode du sein nu sur les plages, alors que les femmes indiennes se baignent habillées. Ils ont dû adopter un mode de représentation politique proche de nos démocraties modernes, modèle qui ne voulait pas importer pour garantir la liberté de chacun. Pourtant, cette société fête cette année ses 40 ans d'existence et est l'objet de toutes les curiosités pour son modèle de développement durable. À partir de cette réalité, on peut voir que la société idéale restera toujours une utopie, mais je pense qu'il faut allier utopie, réalité et pragmatisme pour que nos sociétés restent humanistes. Auroville montre que le passage de l'utopie à la réalité est difficile, mais que c'est avant tout les hommes qui sont être de leur destin (sans se prendre pour Dieu).

 

Stéphane De Bona

 

 

Une ville utopique

 

L'aventure d'Auroville (abréviation d'Aurore-ville) en Inde, près de Pondichéry, compte parmi les plus intéressantes expériences de communauté humaine utopique.

 

Un philosophe bengali, Sri Aurobindo, et une philosophe française, Mira Alfassa ("Mère"), entreprirent en 1968 d'y créer "le" village idéal. Cette cité aurait la forme d'une galaxie afin que tout rayonne depuis son centre rond. Ils attendaient des gens de tous les pays. Y vinrent seulement des Européens en quête d'un utopique absolu. Hommes et femmes construisirent des éoliennes, des ateliers d'objets artisanaux, des canalisations, un centre informatique, une briqueterie. Ils implantèrent des cultures dans cette région pourtant aride.

 

Le rêve de Mira

 

"Un Rêve. Il devrait y avoir quelque part sur la terre un lieu dont aucune nation n'aurait le droit de dire : "Il est à moi" ; où tout homme de bonne volonté ayant une aspiration sincère pourrait vivre librement comme un citoyen du monde, et n'obéir qu'à une seule autorité, celle de la suprême vérité ; un lieu de paix, de concorde, d'harmonie, où tous les instincts guerriers de l'homme seraient utilisés exclusivement pour vaincre les causes de ses souffrances et de ses misères, pour surmonter ses faiblesses et ses ignorances, pour triompher de ses limitations et de ses incapacités ; un lieu où les besoins de l'esprit et le souci du progrès primeraient la satisfaction des désirs et des passions, la recherche des plaisirs et de la jouissance matérielle.

Dans cet endroit, les enfants pourraient croître et se développer intégralement sans perdre le contact avec leur âme ; l'instruction serait donnée, non en vue de passer des examens ou d'obtenir des certificats et des postes, mais pour enrichir les facultés existantes et en faire naître de nouvelles. Dans ce lieu, les titres et les situations seraient remplacés par des occasions de servir et d'organiser ; il y serait pourvu aux besoins du corps également pour tous, et la supériorité intellectuelle, morale et spirituelle se traduirait dans l'organisation générale, non par une augmentation des plaisirs et des pouvoirs de la vie, mais par un accroissement des devoirs et des responsabilités. La beauté sous toutes ses formes artistiques - peinture, sculpture, musique, littérature - serait accessible à tous également, la faculté de participer aux joies qu'elle donne étant limitée uniquement par la capacité de chacun et non par la position sociale ou financière. Car dans ce lieu idéal, l'argent ne serait plus le souverain seigneur ; la valeur individuelle aurait une importance très supérieure à celle des richesses matérielles et de la position sociale.

Le travail n'y serait pas le moyen de gagner sa vie, mais le moyen de s'exprimer et de développer ses capacités et ses possibilités, tout en rendant service à l'ensemble du groupe qui, de son côté, pourvoirait aux besoins de l'existence et au cadre d'action de chacun.

En résumé, ce serait un endroit où les relations entre êtres humains, qui sont d'ordinaire presque exclusivement basées sur la concurrence et la lutte, seraient remplacées par des relations d'émulation pour bien faire, de collaboration et de réelle fraternité. La terre n'est pas prête pour réaliser un semblable idéal, parce que l'humanité ne possède pas encore la connaissance suffisante pour le comprendre et l'adopter, ni la force consciente indispensable à son exécution ; et, c'est pourquoi je l'appelle un rêve. Pourtant, ce rêve est en voie de devenir une réalité ; et c'est pour cela que nous nous efforçons à l'Ashram de Sri Aurobindo, sur une toute petite échelle à la mesure de nos moyens réduits. La réalisation est certes loin d'être parfaite, mais elle est progressive ; et, petit à petit, nous nous avançons vers notre but qui, nous l'espérons, pourra un jour être présenté au monde comme un moyen pratique et efficace de sortir du chaos actuel, pour naître à une vie nouvelle plus harmonieuse et plus vraie". (Texte écrit en août 1954)

 

La Mère

 

Auroville extrait



mercredi 03 décembre 2008, a 18:15
Qu'est-ce que l'ethnologie ?

 

  1.    Définition générale

 

L'ethnologie est une science humaine qui étudie les comportements culturels dans les différentes parties du monde. Branche qui a pour objet la connaissance de l'ensemble des caractères de chaque ethnie, afin d'établir des lignes générales de structure et d'évolution des sociétés. Cette discipline se décompose en plusieurs champs. On peut dire qu'elle constitue un carrefour entre trois branches des sciences humaines : l'histoire, la sociologie et la philosophie. Ces champs peuvent découper comme suit :

 

·         l'ethnologie des religions qui a pour but de décrypter les faits religieux

 

·         L'ethnomusicologie, domaine qui étudie la musique des sociétés primitives, la musique populaire des sociétés plus évoluées et la musique savante des hautes civilisations européennes.

 

·         L'ethnologie du corps,  elle s'attache à l'étude des activités mettant en jeu le corps, qu'elles soient de l'ordre de la modification de l'apparence (piercing, scarification...), ou de la mise en action du corps comme outil (activités physiques sportives ou artistiques...).

 

·         L'ethno- pharmacologie, consiste à comparer les médicaments issus de la botanique à ceux de la médecine moléculaire.

 

·         Et enfin l'Anthropologie de la Maladie champ de la discipline qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui : ce domaine étudiant les représentations et les expressions de la maladie, les différents moyens mis en œuvre pour la traiter et les rapports thérapeutes/malades en fonction de la culture de la société étudiée.

 

2.    La naissance de l'ethnologie

 

C'est au XIIIe siècle, que l'on voit apparaître de l'ancêtre de l'ethnologie, à travers des récits de voyage d'explorateurs, comme Marco Polo (1254-1324), Fernand de Magellan (1480-1521) ou encore l'exploration plus connue de Christophe Colomb en 1492, où il découvre par inadvertance le continent américain alors qu'il croyait et voulait rallier les Indes. Si l'ethnologie nait au XXe siècle, c'est sans doute également du au nombreuses missions évangéliques du début du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe. L'ethnologie connaît son essor jusqu'au début du XXe siècle (de nombreuses expéditions de terrain sont organisées et financées par les gouvernements), malheureusement on n'y mettra un coup d'arrêt après la seconde guerre mondiale. La politique d'Hitler laissera pendant longtemps un goût amer aux différents gouvernements européens. Il a utilisé les données anthropologiques de l'université de Berlin pour établir sa théorie de la supériorité de la race aryenne. C'est en réhabilitant la tradition et en montrant que les sociétés archaïques n'existent pas par l'intermédiaire de Claude Lévi-Strauss que l'ethnologie reprendra toute sa place à la fin de XXe siècle.

  

3.    Les outils de l'ethnologue

 

C'est en utilisant nos techniques d'investigation et d'enquête que vous obtiendrez sans doute les meilleurs résultats dans votre activité de soin et que vous détecterez plus aisément ce qui est de la maltraitance et ce qui n'en est pas.

L'ethnologue près par son travail de terrain par des recherches exploratoires. Il doit d'abord identifier parfaitement la zone géographique où il va se rendre, afin de glaner des connaissances préalables dans les bibliothèques sur le mode de vie de la peuplade qu'il va étudier. On rencontre si possible un collègue ayant visité une zone géographique peut éloigner pour avoir un premier ressenti et des éléments de comparaison une fois sur le terrain.

 

·         Une fois sur le terrain l'ethnologue reste quelque temps en phase d'observation. Il n'est pas souhaitable dans un premier temps de se dévoiler. Il se fera passer comme un nouvel habitant du pays où un touriste. Il cherchera à établir des relations saines avec la population autochtone, et prendra des notes discrètes dans un carnet qu'il aura toujours à proximité de lui.

 

·         Une fois des relations bien établies il pourra utiliser un mode d'observation participante.

 

·         Dans un troisième temps, une fois son sujet d'étude bien cerné, il fera appel à une méthode d'enquête basée sur l'entretien : libre, semi-directif ou directif.

 

·         Enfin, il fera appel à des moyens techniques, telles que la vidéo ou le dictaphone avec l'accord de la population. Dans certaines tribus, prendre quelqu'un en photo, c'est vider son âme. Cette technique est donc à éviter dans certains cas.

 

4.    La déontologie de l'ethnologue

 

Du point de vue éthique, un bon professionnel refusera de donner l'identité de ces sources. Cette faute professionnelle peut entraîner de lourds désagréments à l'enquête une fois le départ de l'ethnologue du terrain. Un chamane ou une famille peut faire alors l'objet d'un mauvais sort, si l'a révélé les secrets de la tribu. On peut aussi étendre cette déontologie à l'ethnologie du domaine français. La population utilisera d'autres méthodes pour punir l'enquêté, comme la délation ou elle le mettra en position de paria.

 

Stéphane De Bona

 

L'Algérie de Germaine Tillion



lundi 01 décembre 2008, a 19:24
La parenté dans le monde


 

1.    Système de parenté

 

Le problème de la parenté est né au XIXème siècle avec la parution de l'ouvrage de Sigmund Freud, « Totem et Tabou ». Freud vulgarise sa théorie du complexe d'Œdipe au monde entier. Sa pensée systémique consacre la famille patriarcale en modèle universel. Pourtant, la famille patriarcale est loin d'être le seul model. Une polémique intense ou heuristique s'engage à distance entre l'ethnologue Bronislaw Malinowski et Sigmund Freud. Malinowski démontre que la sexualité à une fonction sociale dans les sociétés primitives. Aujourd'hui pourtant l'ethnologie et la psychanalyse se rejoigne.  

 

 

2.    Définition générale de la famille


La famille est la cellule ou une unité sociale de création et de procréation ainsi que d'éducation. Elle implique un système de parenté propre à chaque ethnie. Elle peut être cernée grâce à 6 composantes caractéristiques :


-la filiation de descendance


      On distingue des descendances patrilinéaires et d'autres matrilinéaires. En Afrique plusieurs modèles sont disponibles, c'est en effet le patriarcat qui domine mais le matriarcat existe aussi. On peut aussi rencontrer le matriarcat où le père n'est qu'un élément rapporté de la famille, c'est alors l'oncle utérin qui protège la mère et fait office de référent masculin pour les enfants. 

Pour les familles musulmanes, c'est le père qui gère la famille et l'ainé des fils a un avantage dans tous les domaines de l'éducation. Les filles sont à la fois sous la tutelle du père et du fils ainé. Les sociétés où la loi coranique domine ne donnent aucune place légale aux femmes sans l'autorité du mari (cf. sourate II).

    

-les règles d'alliance


      Il existe 3 modes d'alliance. Le premier est l'alliance avec soi : on épouse son frère ou sa sœur. Dans l'Egypte antique, c'était un lien divin qui repoussait le mal et garantissait d'aller au paradis. Ce fut interdit à partir du IXème siècle par l'Islam. Le deuxième mode est l'alliance avec d'autres que soi. C'est le système d'échange des femmes par les hommes que reconnaît Claude Lévi-Strauss, mais ce peut être aussi le contraire. Dans ce cas, les femmes sont souvent plus exigeantes en ce qui concerne la dote et la qualité de l'époux. Dans d'autres  ethnies, on donne sa fille ou son fils pour en avoir un autre C'est une garantie sociale de protection. Quand les échanges sont effectués dans les deux sens, les familles se doivent aide et protection. Le dernier mode, enfin, est le « mariage arabe ». La première femme doit être la fille du frère de son père, la seconde est la cousine du côté maternel, la troisième est une parente dans la tribu, et la quatrième doit  être étrangère à la tribu. Les quatre femmes doivent bénéficier des mêmes attentions du mari.


    -la résidence


      Dans les sociétés patrilinéaires, la femme va vivre chez l'homme qui vit lui-même chez son père. Dans les sociétés matrilinéaires, c'est le contraire. En occident, le couple vit seul.  


-une terminologie propre à chaque peuplade


      Dans chaque peuplade ou ethnie, le vocabulaire relatif à la famille peut être différent. Par exemple, en Polynésie Française, le terme de cousin n'existe pas puisqu'il n'y a que des pères ou que des mères. La sœur de ma mère est aussi ma mère, et de même du côté du père. Dans les sociétés matrilinéaires, le père n'a aucune fonction symbolique.

   

-la définition de l'enfant et comment le fait-on ?


      Il y a deux façons d'aborder le sujet : la façon biologique et la façon sociologique. L'enfant est conçu de façon symbolique. Dans le système patriarcal, l'enfant est la propriété du père, puisqu'il descend uniquement de son sperme. La femme n'est qu'un sac. Dans le système du matriarcat, l'enfant n'est que le résultat du sang menstruel de la femme. Les hommes sont donc  faits du sang des femmes. Dans la plupart des sociétés africaines, c'est une naissance est une réincarnation d'un ancêtre. On doit sauver l'âme de son ancêtre pour qu'il puisse gagner le ciel.


     -Les interdits sexuels


      Chez l'être humain, la sexualité est dite généralisée : elle ne dépend pas du temps et des saisons. Nous avons une sexualité de représentation intérieure, c'est une anticipation avec la tête. La sexualité revêt un caractère polymorphe ou poly-trope. La sexualité polymorphe refoule une partie de nous-mêmes (l'homosexualité) pour assurer la descendance. Le terme poly-trope signifie qu'il n'y a pas d'interdit.

      Les interdits sexuels sont définis selon les ethnies. Dans certaines tribus, l'homosexualité est collective (il n'y a pas de choix, elle fait partie de l'éducation) et elle construit la masculinité. Dans d'autres, comme les pays musulmans, elle est totalement interdite et souvent passible de la peine de mort.

 

D'un point de vue sociologique, la famille en situation d'immigration ne peut pas être définie uniquement par les caractères vus précédemment. Elle doit vivre avec plusieurs systèmes de pensée : le premier est le refoulement total de la tradition culturelle. La famille veut vivre dans la culture du pays accueillant, répondant ainsi au souhait de l'état désirant un immigré transparent. Le deuxième : la famille vit avec ses références culturelles et doit intégrer celle du pays accueillant. La troisième : elle forme une nouvelle entité culturelle, elle mélange les deux cultures et souhaite avoir une reconnaissance dans les deux communautés. La quatrième : la famille est sujette au regroupement familial. Elle vit alors généralement comme une famille monoparentale avec des repères culturels non définis ; le plus souvent, on assiste à une déstructuration de la cellule familiale et, dans le meilleur des cas, c'est l'ainé des enfants qui fait autorité.

Notre politique d'immigration des années 70 trouve ses limites : nos logements sociaux construits à la va vite pour accueillir les ouvriers n'ont pas incité à la mixité sociale mais, au contraire à l'élaboration d'un code des banlieues, comme aux Etats-Unis  propice à la délinquance et au refus d'autorité. 


Stéphane De Bona

jeudi 20 novembre 2008, a 23:09
Le geste de soin en ethnologie


 

La société occidentale a vu évoluer les techniques médicales au cours des siècles. Nous sommes passés du médecin philosophe au médecin technicien.


1.    Le médecin philosophe


Il est important de rappeler que le serment d'Hippocrate découle de l'œuvre d'un philosophe du même nom qui pratiquait la médecine. Par conséquent, l'acte de soigner est d'abord un art. Il doit être appréhendé avec sensibilité, autant de la part du médecin que du patient. Il demande du temps, de l'écoute et de la sympathie (de l'empathie pour le psychologue ou le psychiatre). On ne peut pas réduire l'homme à une machine comme le croyait Aristote dans « la métaphysique ». Chaque être réagit à des traitements en fonction de sa culture, de sa sensibilité, de sa volonté et de sa résistance aux poisons ingérés.Je le tiens à vous rappeler ici que dans l'Antiquité le médecin était avant tout le maître du poison, d'où l'emblème de sa profession le caducée reprenant le serpent. Notre modernité a profondément oublié cet aspect des choses pour des besoins de rentabilité liée à la rémunération de l'acte. Pourtant, si l'on lit le serment d'Hippocrate, il ne peut être écarté.


2.    Le médecin expert


De nos jours, le médecin occidental est devenu un expert en application de protocole, son art est devenu tellement technique qui doit connaître toutes les ressources scientifiques du moment. Le courant cognitiviste et la génétique sont entrain de faire renaître le mécanisme d'Aristote. Le patient lui aussi est devenu un expert en pathologie : « il ne dit plus j'ai  mal, il localise la douleur, et parfois même fait des recommandations aux médecins sur le type d'examen qu'il doit prescrire ». Nous arrivons peu à peu à une médecine sans corps ni âme. Face à un patient d'une autre ethnie, le médecin expert se trouve alors désarmé. Il se trouve dans une situation déroutante car le patient est incapable de verbaliser avec les mêmes codes sa douleur. Ce qu'il présente comme du charlatanisme ou une médecine archaïque s'avère être efficace pour ce type de patient.

Le médecin expert doit faire preuve dans ces situations de créativité, il doit inventer de nouveaux protocoles d'intervention en fonction du patient. Il doit prendre en compte la situation sociale de l'individu, ses croyances et son seuil d'adaptation dans notre société. Un protocole de soin n'est pas immuable il peut être et doit être adapté.


3.    Le geste de soin « le chamanisme médecin »

 

3.1 Le chamanisme

 

Le terme « chamanisme », apparaît au XVIIIe siècle. Il est forgé sur le mot « chamane emprunté au Toungouses de Sibérie, qui désigne ainsi leur spécialiste religieux. À la fois prêtre, sorcier, magicien et divin, le chamane remplit le rôle d'intermédiaire entre les hommes et les esprits. Il entretient une relation privilégiée avec la nature et les animaux sauvages dont ils portent souvent des emblèmes sur son costume. Le plus souvent, les interprétations des pratiques magico-religieuses dites chamaniques que l'on retrouve partout dans le monde sont élaborés à partir d'une description du personnage qu'il met en œuvre. Il résulte de cette démarche que les définitions du chamanisme ont été infléchies en fonction des traits retenus pour décrire les actes du chamane.

Les psychologues et psychiatres ne considèrent plus le chamanisme comme une névrose. C'est devenu aujourd'hui, une forme de médecine primitive. Claude Lévi-Strauss assimile chamanisme à une forme de magie positive ou négative suivant les cas mais sa pratique n'est plus à mettre en doute tant son efficacité est visible (cf. « anthropologie structurale 1, le sorcier et sa magie » pages 200 à 234, éditions Pocket et Plon, 1974).

 

Marcel Mauss définit le chamanisme et la magie en ces termes : « Les rites magiques et la magie toute entière sont en premier lieu, des faits de tradition. Des actes à l'efficacité desquels tout un groupe ne croit pas ne sont pas magiques. La forme des rites est éminemment transmissible et elle est sanctionnée par l'opinion ».

 

 

3.2 Pouvoir symbolique et activités du chamane

 

« Des différentes activités du chamane, celle de guérisseur a été le plus souvent retenue. La maladie une personne peut être attribuée soit à l'introduction dans son corps d'une substance étrangère que le chamane doit extraire, souvent par succion, doit au contraire au départ de son âme. Dans ce second cas, on pense que l'âme elle-même quittait le corps de son propriétaire, par exemple à la suite d'une forte émotion, auquel a été volé par un esprit mécontent. L'absence prolongée de l'âme entraînerait la mort du malade. Le rôle du chamane consiste à voyager dans le monde des esprits, à y chercher l'âme et à la rapporter à son propriétaire. Dans  cette aventure incertaine, le chamane est aidé par des auxiliaires pour affronter les esprits dangereux. La transe, qui comporte deux phases, manifestent l'essentiel de cette action : une gesticulation violente, des bonds impressionnants, un comportement sauvage témoigne d'abord de la rend compte du chamane avec les esprits qu'il a convoqués ; cette furie est ensuite brusquement interrompue par la chute du chamane effondré sur le sol, et comme inanimé, son immobilité signalant un séjour dans le monde des esprits. À son réveil, le chamane raconte les péripéties de son voyage dans l'autre monde, qui pourrait être imaginaire n'en est pas moins très précisément décrit, voire géographiquement localisé. Ce pouvoir de voyager dans d'autres mondes montre toujours le chamane au départ du commerce avec les esprits qu'il convoque au début de la séance. Le critère du « voyage » distingue ici la transe du chamane de celle du possédé relégué, par contraste au rôle passif de « monture des dieux ».

L'accent mis sur la fonction thérapeutique de la définition du chamanisme relève d'un ensemble d'interprétations d'ordre psychopathologique apparaît au XIXe siècle, sur lesquels se sont greffées par la suite les perspectives psychanalytiques. Constatant que des groupes traditionnels doivent leur intégrité psychique au chamane, surtout dans des situations de crise, la psychologie est tentée de voir dans ce personnage un homme menacé par la folie lors de sa maladie initiatique, mais d'autant plus à même de guérir les autres qu'il a pu lui-même surmonter sa crise (Shirokogoroff 1935). Le chamanisme servirait alors à réparer les désordres là où les religions imposeraient un ordre. Le chamanisme se présente encore comme un système unique de pensée, où les hommes demandent à leur  chamane  moins de guérir que d'affaiblir leurs adversaires ». Le chamane libère le plus souvent la tribu ou une famille du mauvais sort, qui peut être jeté par une famille ou un sorcier concurrent par le procédé de la magie noire.

 

3.3 Le chamane « un botaniste »

 

La position du chamane n'est pas acquise à la naissance. On ne n'est pas un chamane on ne le devient. Le futur chamane sera initié par ses pairs. Il apprendra les principes symboliques de sa médecine ainsi que la botanique. Il utilisera les plantes à sa disposition pour guérir ou rentrer en transe selon les besoins de sa pratique médicale. Il participera aux cueillettes afin de repérer les plantes aux vertus médicinales. Exemple la combinaison de Tétrahydrocannabinol et l'ingestion de fruits secs (amendes, pistaches, noisettes...) agit sur les lésions nerveuses. Le Henné sert à cautériser les plaies ainsi qu'à la teinture des cheveux...

L'indigo est une matière antiseptique.

Le curare est utilisé pour leur chirurgie lors de l'anesthésie car il a la propriété de relaxer les muscles.

 

  

Comment peut-on alors mêler ces deux types de pensée ?


Nous devons au préalable démêlé, ce qui semble être un mauvais sort, liée aux croyances du patient de la pathologie constatée. Les réactions de mise à l'écart, et parfois même de privation de nourriture, sont considérées comme des maltraitances dans notre société, mais peuvent traduire des phénomènes de désenvoûtement ou de protection de la famille.

Il se peut que le handicap soit vécu comme un mauvais sort. Dans ce cas pour les familles d'Afrique subsaharienne je vous conseille de vous appuyer sur les rites de mise en place du corps à la naissance. La mère masse triture malaxe le nouveau-né pour mettre en place ces organes malmenés durant l'accouchement et lui donner de la force pour toute sa vie. Appuyez-vous sur le toucher qui est très important dans cette partie du monde, si la famille n'est pas de confession musulmane.


Stéphane De Bona

dimanche 02 novembre 2008, a 22:42
Qui devient Saint ?

La Toussaint 

 

Cette année encore, comme tous les ans, les chrétiens célèbrent la Toussaint le 1er Novembre. C'est la fête de tous les saints connus et reconnus officiellement par l'Eglise, mais aussi ceux qui sont inconnus. En effet, la sainteté n'est pas réservée à une élite. Tous les hommes sont appelés à devenir Saint, par des cheminements différents, des doutes, des remises en question, mais toujours en concordance avec l'humanisme, fidèles à l'Evangile et au service de tous. D'après le texte des Béatitudes enseigné par le Christ aux apôtres, la sainteté se résume ainsi : c'est l'accueil de la Parole de Dieu, la fidélité et la confiance en Lui, la bonté, la justice, le pardon et la paix.

Depuis la mort de Jean-Paul II, et durant son pontificat, on a beaucoup parlé de béatification et de canonisation.

 

Quel en est la signification ?

 

La béatification est un rite en usage dans les Eglises anglicane, catholique et orthodoxe. Elle consiste, après une procédure assez longue instruite par des Evêques et des Cardinaux, à déclarer une personne défunte « Bienheureuse » suite à une vie jugée exemplaire. Le culte de cette personne n'est célébré que dans certains lieux déterminés. La canonisation, quant à elle, désigne l'acte par lequel le pape inscrit la personne béatifiée sur la liste officielle des Saints. Elle sera reconnue et célébrée partout, et son nom apparaîtra dans le calendrier. La béatification et la canonisation ont pour but de proposer en exemple au peuple chrétien, le témoignage d'un de ses membres défunts.

 

Voici quelques noms de personnes béatifiées ces dernières années :

-         19 octobre 2003 : Mère Teresa, la petite sœur des bidonvilles de Calcuta

-           3 octobre 2004 : Charles Ier, dernier empereur d'Autriche qui voulut tout faire pour bannir les horreurs et les sacrifices de la guerre. Il mourut en exil, dans la misère en prononçant le nom de Jésus.

-         13 novembre 2005 : Père Charles de Foucauld, moine français d'origine alsacienne ayant vécu en ermite parmi les Touaregs du Sahara algérien.

-         19 octobre 2008 : Zélie et Louis Martin, les parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus qui disait « le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre ».  Le cardinal José Saraiva Martins parlaient d'eux ainsi :  « Ils sont un exemple lumineux de vie conjugale, vécue dans la fidèlité, dans l'accueil de la vie et dans l'éducation des enfants. Ce sont des saints choisis par Dieu pour être de ces saints-là engagés dans la construction de Son Eglise. C'est en cela, justement, que réside la sainteté : s'empresser de faire la volonté de Dieu là où Il nous a placés. »       

-         Actuellement, le pape Benoît XVI a autorisé le début du procès en béatification de Jean-Paul II.    

 

 

Pour la majorité des gens, la Toussaint est associée au culte du cimetière. Pourtant, le jour de la fête des défunts est le lendemain (le 2 Novembre).

mardi 21 octobre 2008, a 18:59
6 Décembre : Saint-Nicolas

Le personnage de Saint-Nicolas est inspiré de l'évêque Nicolas de Myre, ville prospère en Asie Mineure. Nicolas est né au IIIe siècle à Patare en Lycie, région appelée maintenant Turquie d'Asie, dans une famille riche, pieuse et charitable. On dit que le jour de sa naissance, il se tint debout dans le bain. Devenu grand, il évitait les divertissements et préférait fréquenter les églises. Lorsque son oncle, l'évêque de Myre, mourut une petite oie recommanda aux évêques assemblés pour désigner son successeur, d'élire celui qui entrerait le premier dans l'église et se nommerait Nicolas. Dés lors, l'évêque Nicolas accomplit de nombreux miracle. Il sauva 3 matelots qui allaient se noyer. Il sauva 3 prisonniers qui avaient été injustement condamnés à mort, en apparaissant en rêve à l'empereur Constantin pour lui dire leur innocence. Il épargna la prostitution à 3 sœurs frappées de pauvreté en leur  procurant une riche dotation de 3 sacs d'or. Avec le temps, cette légende s'est déformée et les sacs sont devenus des têtes d'enfants assassinés que Nicolas aurait découverts et rendus à la vie. Le nombre mystique de « trois » revient souvent dans les légendes de Nicolas. Reconnu par sa grande générosité, Saint-Nicolas, devint au Moyen Âge, le patron des petits-enfants puis des écoliers. Le soir du 5 décembre, les enfants laissent leurs souliers devant la cheminée ou devant la porte avec du sucre, du lait et une carotte pour la mule qui porte Saint Nicolas. Ils découvrent au matin du 6 Décembre, une multitude de sucreries, de friandises et de petits présents que Saint Nicolas a déposé à leur intention. La mule a mangé la carotte et Saint Nicolas a bu le verre de lait ou de vin que les enfants lui ont laissé. Dans le Nord de la France, une coutume veut que les garçons organisent une grande farandole et bombarde les filles de farine à la sortie de l'école. Se faire blanchir porte chance toute l'année. Tous les 6 décembre, Saint-Nicolas fait le tour de toutes les villes de Lorraine. Il attribue des friandises aux enfants et se voient remettre les clés de la ville par le maire.

Stéphane De Bona

 

La tradition religieuse en image



lundi 29 septembre 2008, a 20:10
La Sainte-Barbe

Le 4 décembre : fête de la Sainte Barbe

Sainte-barbe a vécu au IIIe siècle. Son père furieux de voir sa conversion, la fit enfermer dans une tour, la traîna devant les tribunaux et la décapita. En signe de vengeance céleste, la foudre tomba sur lui. Depuis le Moyen Âge, on lui attribue le pouvoir de protéger d'une mort violente. Elle est devenue sainte patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des cantonniers, des pompiers et des prisonniers.

Selon une ancienne tradition germanique, le jour de la sainte-barbe, on coupe une branche de cerisier pour la mettre dans un vase. Si les bourgeons éclosent le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité et de chance en amour pour les jeunes filles. La fête de la sainte-barbe est associée à des deux fécondités ou de divination. Dans les régions minières, c'est l'occasion de grandes fêtes avec procession de sainte-barbe et retour au fond pour un repas festif entre mineurs. En Provence, c'est à la Sainte Barbe qu'on inaugure les fêtes de Noël. On met du blé ou de la lentille à germer dans une coupelle que l'on dispose devant la crèche. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne récolte à venir.

Stéphane De Bona

 

Une vie de pompier



lundi 02 juin 2008, a 23:35
60 ans de l'état d'Israel



vendredi 02 mai 2008, a 20:06
Cindy Sander : le buzz lorrain

 

Biographie de Cindy Sander

Petite dernière d'une fratrie de 12 enfants, Cindy Braun, alias Cindy Sander, naît le 31 mars 1978 à Creutzwald en Moselle.

Cindy n'a que 4 ans lorsqu'elle monte sur scène pour la première fois. C'est pour l'émission "L'école des fans" avec Patricia Kaas. Mais à l'époque, la fillette ne rêve pas de musique mais de patinage artistique.

La disparition de son père, quelques années plus tard va susciter un véritable choc chez la petite fille, un déclic aussi. En hommage à son papa, Cindy va interpréter une chanson écrite par sa mère Ernestine, elle-même chanteuse de bal.

Sa vocation est née : plus grande Cindy sera "star de la chanson". Elle embauche alors son mari comme producteur, pour atteindre un rêve auquel elle croit dur comme fer. Pour y parvenir, elle se donnera tous les moyens : conservatoire, galas, premières parties, castings... dont celui de la Nouvelle Star fin 2007. Si la chanteuse de 29 ans est évincée par le jury, un véritable buzz se crée sur le web.

Résultat ? Cindy touche son rêve du bout des doigts, puisqu'elle était à Baltard le 23 avril dernier. Et grosse surprise, elle vient de signer avec M6 Interactions pour sortir le single Papillon de lumière. Un conte de fée qui commence.

 

Plus c'est gros, plus ça passe !

 

Merci Sarkozy merci  les Ch'its ! Il y a quelques jours, je reçois un coup de téléphone d'un ami très proche. Il enclenche la conversation en me demandant si je connais « sa copine Cindy Sander » qui a produit un buzz énorme sur Internet. Je lui réponds que je n'ai pas cet honneur. Mon ami rajoute : « il m'a flingué mon nouvel an 2004 ! » Pour ne pas mourir idiot, je cherche à l'aide de mon moteur de recherche favori, le nom de cette « nouvelle star » et je tombe comme la majorité des Français sur la vidéo d'une chanson un peu kitsch « papillon de lumière ». La mise en scène et la chorégraphie ne peuvent être classée ni dans les années 70 ni dans celle des années 80. Je ne peux rien dire de plus, tellement je trouve cela nul, mais les Français ont tellement besoin de se détendre après avoir élu un président bling-bling qui leur en fait voir de toutes les couleurs, que cette chanson risquerait bien d'être le tube de l'été. Pour ma part, j'ai été mort de rire pendant toute une après-midi, en pensant que le ridicule ne tue pas ! Grâce à Cindy Sandy, j'ai eu un geste de santé qui ne m'a pas coûté une franchise médicale. Le rire est le meilleur antidépresseur que l'on connaisse : merci Cindy.

 

À ce niveau la Lorraine demande une étude ethnologique.

Pour en terminer avec les paradoxes, j'ai reçu mes droits d'auteur pour l'année 2007, je totalise pour un travail qui m'a demandé beaucoup d'efforts et de recherche 36,50 €.

Je le crois donc que j'ai compris la leçon, il faut faire dans le bas de gamme, car le niveau intellectuel des Français est foncièrement bas. Il ne faut plus espérer faire un tabac en essayant d'augmenter le niveau de connaissance. Il faut tout simplement être léger et être populiste sur les bords. Bon je voulais vous faire une opinion sur ce papillon de lumière. Je trouve cette chanteuse lamentable pour l'image de la Lorraine, pourquoi allons-nous passer ?

Et si c'était elle la Nouvelle Star 2008 ? Oh non, quelle horreur !

Stéphane De Bona



vendredi 25 avril 2008, a 19:47
Kermesse des Pères Blancs

 

Les Pères Blancs forment une société de vie apostolique de missionnaires fondée à Maison-Carrée (Algérie) en 1868 par le cardinalCharles Martial Lavigerie (1825-1892), archevêque d'Alger. Elle porte le nom moins connu de Société des missionnaires d'Afrique.

Les Pères blancs se sont distingués par leurs travaux en ethnographie et en géographie, dans l'intérieur du continent africain qui était alors presque inconnu des occidentaux.

Augustin Hacquard a joué un grand rôle dans les missions en Afrique occidentale et plus particulièrement dans l'actuel Mali. Il s'est joint en 1896 à la mission Hourst, qui était une mission hydrographique sur le fleuve Niger.

Les Pères blancs étaient 2098 en janvier 1998.

 

 

CENTRE ST DENIS DE LA REUNION

2, route de Lorry à METZ

 

Samedi 26 AVRIL 2008 de 14h00 à 18h00

Dimanche 27 AVRIL 2008 de 10h00 à 18h00

ENTREE LIBRE

 

 

Venez découvrir l'Artisanat d'Afrique et d'Asie

De l'œuvre d'art aux petits bibelots, vous trouverez votre bonheur tout en aidant les Missions de nos Amis : Les Pères Blancs.

 

Stéphane De Bona

 

 

lundi 21 avril 2008, a 16:33
Hommage à Germaine Tillion

Germaine Tillion, ethnologue et résistante, est morte samedi 19 avril, à son domicile de Saint-Mandé (Val-de-Marne), dix jours avant de fêter ses 101 ans.

Germaine Tillion suit une formation d'ethnologue auprès de Marcel Mauss et Louis Massignon. Licenciée en lettres, elle est diplômée de l'École pratique des hautes études, de l'École du Louvre, et de l'INALCO.

 

La Jeune Ethnologue

 

Ethnologue en Algérie dans les années 30, spécialiste des Berbères chaouias de l'Aurès algérien, Germaine Tillon voit "sa vie basculer", en 1940. 

Entre 1934 et 1940, elle réalise quatre séjours en Algérie pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis dans le cadre de sa thèse. De retour en France au moment de l'armistice de 1940, elle devient, après les arrestations et les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet (dont elle est l'adjointe dès 1940) chef du réseau de Résistance du Musée de l'homme, avec le grade de commandant de 1941 à 1942. Le réseau travaille à l'évasion des prisonniers et au renseignement.

Le 17 juin 1940, elle afirme en entendant le discours du maréchal Pétain "capitulant devant Hitler": "J'ai vomi - ce n'est pas une image - dans les dix minutes qui ont suivi". "A l'époque, confirme-t-elle, je n'étais pas communiste. Ni anticommuniste. J'étais antihitlérienne, d'emblée."

Elle entre en Résistance et fonde le réseau du Musée de l'homme. En 1942, elle est incarcérée puis envoyée, avec sa mère, en déportation. De son séjour dans les camps nazis, elle a rapporté un ouvrage magistral, Ravensbrück (édité en 1946, réédité en 1973 et en 1988), mais aussi une opérette,  présenté en 2007 au Théâtre du Châtelet. Pendant son internement au camp, elle écrira sur un cahier soigneusement caché, Le Verfügbar aux Enfers, son opérette, où elle mêlera à des textes relatant avec humour les dures conditions de détention, des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire.

Dénoncée par l'abbé Alesch, Germaine Tillion est arrêtée le 13 août 1942, et déportée le 21 octobre 1943 à Ravensbrück. Elle y perd sa mère, l'écrivain Émilie, grande résistante, déportée en 1944 et gazée en mars 1945.

 

L'ethnologue d'après guerre

 

Elle se consacrera après la guerre à des travaux sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale (enquête sur les crimes de guerre allemands, sur les camps de concentrations soviétiques entre 1945 et 1954) puis sur l'Algérie. L'ethnologue a également joué le rôle d'intermédiaire entre le régime gaulliste et les combattants FLN, sauvant des vies quand elle l'a pu, et dénonçant les tortures et les "singes sanglants" de l'OAS. Germaine Tillion restera cette femme engagée. Elle se décrira comme une "vieille gaulliste" ( Le Monde du 6 juin 1992) n'en travaillera pas moins avec le trostkiste David Rousset, contribuant à la création, en 1951, de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire, qui dénonce l'existence des goulags en URSS.

 Elle a soutenue en France l'enseignement dans les prisons. Directrice d'études à l'École pratique des hautes études, elle a réalisé vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Elle retourne en Algérie en 1954 pour une mission d'observation et participe à la création de centres sociaux : ses nombreux travaux de recherches au cours de sa carrière au CNRS et à l'EHESS portent sur les sociétés méditerranéennes.

À Alger, le 4 juillet 1957, elle rencontre clandestinement Yacef Saadi, à l'instigation de ce dernier, pour tenter de mettre fin à la spirale des exécutions capitales et des attentats aveugles.

Après la guerre d'Algérie, elle s'engage dans divers combats politiques :

·        contre la clochardisation du peuple algérien,

·        contre la torture en Algérie,

·        pour l'émancipation des femmes de Méditerranée.

Son séminaire d'« ethnologie du Maghreb » à l'École pratique des hautes études est resté légendaire.

Germaine Tillion était l'une des Françaises les plus décorées et partageait avec cinq autres femmes le privilège d'être grand'Croix de la Légion d'honneur.

En 1999 elle est élevée à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur, une parmi six femmes, avec Geneviève de Gaulle, Valérie André, Jacqueline Worms de Romilly, Simone Rozès et Christiane Desroches Noblecourt.

En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak.

 

Stéphane De Bona



dimanche 10 février 2008, a 20:52
Messins : Qu'est-ce que le BusWay?

 

C'est un nouveau moyen de transport hybride qui est apparu à Nantes, il conjugue les avantages du bus et du tramway et circule sur une voie qui lui est propre. Le BusWay est un véhicule fabriqué par Mercedes, constructeur allemand qui nous est frontalier. Ce mode de transport montrera bien que la ville Metz est ancrée dans l'Europe.

 

 

Le BusWay, un transport en voie propre entre bus et tram

 

Le "BusWay", un engin à mi-chemin entre le bus et le tram, fonctionnant au gaz naturel et d'une capacité de 140 passagers. De plus, c'est un mode de transport, écologiquement responsable puisqu'il ne pollue pas. Il rend également la ville accessible à tous, puisqu'il est étudié pour que des poussettes ou des fauteuils roulants puissent y accéder. Il a l'avantage de circuler sur une voie qui lui est réservée, lui permettant d'avoir une rapidité comparable au tramway. Les BusWays et les tramways roulent jusqu'à 70 km/h en pointe de vitesse, avec de fortes accélérations/décélération sans à coup, mais la vitesse moyenne est en générale de 20 km/h.
Le BusWay est un mode de transport en commun qui "conjugue les avantages du bus (mobilité, moindre coût) et du tramway (fréquence de quatre minutes en heures de pointe, accessibilité, confort)".

 

Les "BusWay" nantais

 

Les "BusWay" nantais, des engins longs de 18 m pour 2,55 m de large, sont comme un tramway dotés de planchers bas et de quatre portes coulissantes pour une plus grande facilité d'accès. Le BusWay  intégré dans le réseau de transports en commun de la communauté urbaine 

Un coût "trois fois moins élevé que pour un tram", en raison de l'absence d'aménagements spécifiques tels que la pose de voies ferrées ou de lignes électriques, et avec un délai de travaux plus court pour ces mêmes raisons.

 

Stéphane De Bona

vendredi 01 février 2008, a 20:08
Religion, privations et charité

Le carême

 

Le carême vient du latin quadragesima (dies) : quarantième (jour). En ancien français, on écrivait quaresme. On devrait même plutôt dire : la carême, comme l'italien quaresima et l'espagnol cuaresma. Autrefois, on employait aussi le terme de (sainte) quarantaine pour désigner le carême. C'est un temps de pénitence et d'approfondissement de la Foi. Durant cette période, les chrétiens sont appelés à faire œuvre de charité. À l'origine, le Carême commençait un dimanche, le 40e jour avant le Jeudi saint. Cette fête est l'occasion de préparer la résurrection du Christ venu libérer les hommes du mal, le jour de Pâques. Le pape Grégoire le Grand a avancé le début du carême au mercredi précédent : Le carême commence désormais le mercredi des Cendres et s'achève le Samedi saint. Les 7 derniers jours correspondent à la Passion du Christ, c'est la semaine Sainte. Le carême correspond à une période de 40 jours de jeûne mais les dimanches ne sont pas jeûnés.

Pourquoi 40 jours ? On retrouve ce chiffre plusieurs fois dans la Bible : les 40 jours du déluge, les 40 ans de l'exode des hébreux (peuple juif), et le retrait de Jésus de Nazareth dans le désert de Judée, au milieu des bêtes sauvages, servi par les anges et tenté par le diable... Ce chiffre exprime une attente qui se conclut par un changement.

De nos jours, le carême a perdu beaucoup de ses rituels. Pour la majorité des personnes, ce temps se résume à l'optique d'une privation alimentaire qui ne se traduit pas réellement dans les faits. Toutefois, certains catholiques se rencontrent toujours une fois par semaine pour partager un moment de réflexion autour de textes à thème défini chaque année par les évêchés (création du Diocèse de Metz qui a été reprisee dans toute la France) et réunis dans un fascicule de « Carême à domicile ». 

Le Mercredi des Cendres

 

Ce jour suit celui du Mardi Gras (fin du Carnaval) et ouvre le temps du carême. C'est l'un des 2 jours de jeûne avec le Vendredi Saint, encore pratiqué de nos jours. Les catholiques se rendent à l'église pour l'imposition des Cendres, symbole de repentance. Le prêtre fait un signe de croix sur le front en prononçant ces paroles de la Genèse : « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. ».

Les cendres proviennent du buis bénit de l'année précédente qui a été brûlé pour la cérémonie, suivant une tradition qui remonte au XIIe siècle. Malgré le sérieux de la cérémonie, ce rituel fait souvent l'objet de moments humoristiques, surtout chez les enfants qui voient là, une sorte de maquillage.

 

La pénitence dans les trois grandes religions monotéïstes

 

On peut noter, que dans les trois grandes religions du Livre (la Thora pour Juifs, la Bible pour les Chrétiens et le Coran pour les Musulmans) qui ont vu leur naissance sur une même terre : la Judée, il existe un temps de pénitence. Pour les juifs, c'est la période du Shabbat qui précède la Pâque juive. Pour les catholiques, c'est le temps du carême et enfin, pour les musulmans c'est celui du ramadan qui précède l'Aïd (fête de la rupture du jeûne). Dans les trois cas, les croyants doivent faire preuve de charité et ouvrir leur esprit pour faire grandir leur Foi. Les musulmans tant décriés sont aujourd'hui pratiquement les seuls à respecter ce précepte. Ces rites sont tous trois des appels à la tolérance et au partage.

 

Stéphane De Bona

 

Ce que dit le Coran à propos de Jésus-Christ

 



jeudi 24 janvier 2008, a 11:22
« handicap et autonomie »

 

 

Circulaire d'information

 

Lu récemment dans le « moselle magazine numero 45 » un dossier sur l'autonomie des handicapées dans la vie quotidienne et les dispositions que cela demande. La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MPDH) créée en 2006 située au Technopôle accueille, conseille et accompagne des personnes à mobilitée réduite ou ayant une infirmité. Les 23 membres de la Commission des Droits & Autonomie des personnes handicapées (composée d'Associations, Syndicats, CAF…) lors de leurs assemblées, prennent des décisions en matière d'attribution et d'orientation ; ainsi chaque année 30 000 cas sont traités sur un délai de 4 mois en moyenne. En plus de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) et l'Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé (AEEH), la MDPH octroie et ce depuis 2006 la nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH) financée et versée par le Conseil Général de la Moselle.

 

            Il s'agira d'aider humainement et techniquement. les travailleurs sociaux du Conseil Général et le service de maintien des handicapées à domicile de la Fondation Bompard, se chargent d'apporter une évaluation. Ces dernières sont effectuées à domicile pour pouvoir faire un diagnostic et apporter une solution adaptée.

 

            Un poste de médiateur existe depuis ; son rôle est de faire valoir les droits des personnes handicapées auprès des autres administrations et personnes morales de droit privé.

 

Maison Départementale des personnes Handicapées

Europlaza, Bâtiment D

1 rue Claude Chappe, BP 95213

57076 METZ cedex 03

 

du LU au VE  9h-11h30  et  13h30-16h15

03 87 21 83 00 standard    03 87 21 83 10 renseignements sur les dossiers

www.solidarite57.com

 

Franck SCHWEITZER

 

Le 2e Challenge « Handicap et technologie » s'est déroulé les 4 et 5 mai 2007



lundi 07 janvier 2008, a 11:33
L’HISTOIRE DES LOISIRS

 

 

Reconstitution d'un cours magistral de Roland Huesca

-maître de conférence en études chorégraphiques

à l'Université Paul Verlaine de METZ-

 

 

En introduction il est important de souligner comment les temps sociaux étaient représentés et utilisés à la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux années 1960.

Tout d'abord le temps de l'ouvrier comme celui du paysan est poreux, dur et chargé d'imprévu. Dans la société industrielle, le temps est devenu celui de la mesure et du chronomètre. Après le 2e guerre mondiale, l'expression de la réalisation de soi va impliquer une disponibilité qui va constituer l'individu. On entre dans un profil d'individualité où l'homme dit se construire lui-même. Paradoxalement, une autre temporalité de distraction va être calculée : les vacances. Nous avons tous la même heure grâce à l'avênement des chemins de fer et nous passons donc du temps vide au temps calculé.

 

Temps industriel et moral du plaisir

 

La révolution industrielle réaménage le rythme du travail parallèlement aux USA et en Angleterre où s'élaborent une industrie et une culture populaire du divertissement citadin, et va se mettre en place à cette époque un loisir de foule (les grandes expos universitaires en 1851 par exemple). Le sport nait dans les public school –le sportif amateur idéal y est décrit comme beau et sain- ce sport-distingué va perdurer jusqu'au XXe siècle. Très vite le Royaume-Uni se caractérise par la diversité des usages sociaux d'une part et d'organisations populaires (le règlement) d'autre part.

 

Temps industriel et temps social

 

Au début du XIXe siècle peu à peu aura lieu le travail à la tâche qui va céder le pas à celui défini par le temps qu'il occupe (par exemple, on est pénalisé si l'on arrive en retard à l'usine mais par contre si on fainéante sur le plan de travail, on va considérer ceci comme temps de travail occupé). Le découpage du temps en séquences spécifiques brisent les rythmes d'antan et l'horloge brise les usages. La discipline des horaires va s'installer dans les usines avec un accroissement sur l'exactitude des choses. Si jadis le temps de non-travail était un temps pour soi, les nouvelles modalitées du temps modèlent à leur mesure le temps devenu libre. On compose un aménagement du temps libre par peur du vide. Au lieu du « rien-faire » on va conjuger avec du « plein » partout.

 

Le temps des vacances

 

L'oisiveté au XIXe cristalise les lois paradoxales critiquées par l'Eglise dont la paresse (un des sept péchés capitaux) qui favorise les tentations du mal ; quand aux moralistes, ils soulignent l'ennui.

La société aristocrate du XIXe est en plein essor à partir de 1827. Les hauts fonctionnaires publics, professions libérales confèrent aux individus les avantages des loisirs. L'aristo envisage de parfaire sa culture et participer à la conversation. Le bourgeois va apparaître comme homme du temps libre (non de l'oisiveté). C'est la femme qui va gérer sa maison en cadrillant le temps du personnel et se créer un emploi du temps. Elle possède également un journal intime, des écrits et participe enfin à des opérations d'ordre humanitaires.

 

Histoire d'eau : du bain à la baignade

 

Jusqu'à la première guerre mondiale c'est la noblesse britannique qui donne le modèle de la villégiature. En France, c'est Boulogne et Dieppe qui vont se développer ainsi que Biarritz. Toutes les grandes familles de renom s'y rendent.

Dès 1840 les stations thermales climatiques et balnéaires se développent le long des voies de communication. Avec ces moyens de transport il n'y a plus d'expéditions mais des voyages et le confort des premières classes.

Sur les plages maintenant dès 1860 on pourra trouver des abris pour se dévêtir. Dans un premier temps, les baigneuses portent une chemise et un pantalon de laine jusqu'au dessous de genou. Cependant la cure se passe aux abris des regards indiscrets. Peu à peu les chairs se dénudent, les pantalons se racourcissent, les bonnets de bains disparaissent. Le corps n'est plus seulement soigné mais mis en spectacle. Le rapport au loisir va lui-même changer alors que les galets font peu à peu place au sable fin et chaud. Jusqu'à la guerre 14-18 la promenade sur la digue occupe une partie de l'après-midi. Pour les enfants des spectacles de guignol, des goûters et pour les parents un bal, un concert ou du théatre.

Bref la villégiature balnéaire va abandonner la tradition médicale et aristocratique ; après 1918 l'aisance bourgeoise est de ce fait très marquée.

 

Les vertus de l'ailleurs

 

L'Orient domine la littérature du XIXe siècle. Les guides proposent des itinéraires comme la Grèce, la Turquie, la Palestine ou l'Egypte. On recherche à découvrir des paysages fantastiques, à renouer avec la mythologie des gestes fondateurs qui seraient la clé de l'histoire du monde. Le voyageur veut se découvrir lui-même en découvrant les vertus d'un ailleurs mythique.

 

Les congés scolaires

 

Les grandes vacances n'existaient pas avant la troisième république. La tendance est à l'allongement des grandes vacances. Noël et Pâques font référence au calendrier religieux. Les enfants de la noblesse/bourgeoisie partent en vacances dans un contexte d'une appropriation culturelle. Pour les enfants de paysans, d'ouvriers, de petits commerçants, l'avênement des vacances entrent en contradiction avec les conceptions et usages familiaux liés au travail. La première colonie de vacances sera ouverte dans la Marne en août 1883.

Les vertus de l'espace, l'air doivent conjurer la misère d'une enfance malheureuse.

 

Les congés payés

 

Lorsque le gouvernement Blum se constitue dans les années 1930, Leo Lagrange va être chargé de l'organisation des loisirs et du sport. La loi sur les congés payés est votée en 1936. cependant dans le milieu ouvrier, personne ne croit qu'on va être payé à rien faire. Beaucoup de travailleurs redoutent de ne plus retrouver leur emploi à leur retour. Syndicats et associations se mobilisent pour organiser les congés des ouvriers. La CGT va privilégier le voyage selon le principe qu'il n'y a pas de véritables vacances sans que l'on quitte son lieu de travail.

 

La jeunesse en plein air

 

C'est le moment des rites initiatiques où l'on doit vivre dans la nature sans le secours des interverventions de la civilisation industrielle. Trois grands organismes vont se dessiner :

 

         *les éclaireurs de France

         *les scouts de France Catholique

         *les éclaireurs d'obédience protestante

 

la devise sera « comptez sur soi pour toutes besognes, être prêts à venir au secours de ses camarades ». Les colonies de vacances vont se multiplier, les formes caricatives d'avant-guerre vont se heurter à une pénurie de bénévoles et c'est le moment où l'état va intervenir sous forme de subvention et en formant le personnel (directeur, intendant, moniteur, infirmière).

 

Les vacances de masse –1950-

 

Durant les trente glorieuses, les français vont découvrir les loisirs de consommation et les transumences saisonnières (8 millions de saisonniers en 1951 contre 20 millions en 1966). A l'aube des années 60, la durée des vacances s'élèvent à 21 jours pour les Français contre 16 en Allemagne.

Lorsqu'on programme ses vacances vient le temps de la réservation. L'hébergement va évoquer le confort de l'hôtel pour tous vont créer dès 61 des gîtes familiaux (le premier dans les Hautes-Alpes). Inspirés des gîtes ruraux et l'objectif va être de favoriser l'autonomie des familles tout en préservant l'esprit de communauté comme les villages-vacances. Des organismes de tourisme vont fusionner, se rapprocher et c'est dans un contexte de l'industrie du loisir/hôtellerie que vont s'organiser les clubs de vacances en le soumettant aux lois du marché.

 

Franck SCHWEITZER



mercredi 12 décembre 2007, a 14:54
Histoire de l'ethnologie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La préparation d'une formation d'ethnologie que je dispenserai sans doute en mars ou avril 2008, m'a amené à me replonger dans l'histoire de l'ethnologie et dans le carnet de voyage d'Albert Schweitzer. En voici donc un bref compte-rendu.

 

 

 

A l'orée de la forêt vierge

 

Par Albert Schweitzer

 

 

Albert Schweitzer, (1875-1965) était médecin, philosophe, théologien protestant, musicologue, et en 1953 prix Nobel de la paix (...et grand oncle de Jean-Paul Sartre).

En 1913, il part à Lambaréné, en Afrique-Équatoriale française (aujourd'hui au Gabon), comme médecin missionnaire et fonde un hôpital où dès la première année, il soigne 2000 patients.

 

Le livre " A l'orée de la forêt vierge " concerne la période 1913 à 1923 et présente de nombreux pôles d'intérêts. Il ne sera question ici que de la façon dont ce médecin traitait la pathologie tropicale avant l'avènement des moyens modernes dont nous disposons aujourd'hui. Le livre d'Albert Schweitzer est très intéressant de ce point de vue car il est précis, donne les compositions des médicaments qu'il utilise, les dosages, les techniques d'administration et les résultats. Voici ce qu'on peut trouver (mais répétons le, parmi une foule d'autres thèmes par ailleurs très intéressants) dans ce recueil de notes de travail.

 

Les pathologies

 

Les maladies les plus fréquentes sont : les ulcères de différentes espèces, le paludisme, la maladie du sommeil, la lèpre, l'éléphantiasis, des affections cardiaques, des ostéomyélites et la dysenterie amibienne. (55)

 

Les médicaments utilisés : quinine, antipyrine, bromure de potassium, salol, dermatol (sous-gallate de bismuth), digitaline, émétine, arsénic, solution de Milian...

 

La gale

 

Le traitement de la gale est fort simple : le malade se baigne dans le fleuve, puis il est enduit sur tout le corps avec une pommade que je prépare au moyen de fleur de soufre, d'huile de palme brute, de restes d'huile provenant de boîtes de sardines et de savon vert. En outre je lui mets une provision dans une boîte de fer-blanc qui a contenu du lait stérilisé. Le malade s'en enduira lui-même deux fois, quand il sera rentré chez lui. Le résultat est excellent. (55)

 

La pathologie cardiaque

 

Avec quels gestes éloquents, une vieille femme, malade du cœur décrit comment la digitale lui a permis de retrouver le souffle et le sommeil. (57) Je suis toujours surpris du grand nombre d'affections cardiaques… je me dis que la digitale est quelque chose de vraiment merveilleux. Je l'administre en doses d'un dixième de milligramme de digitaline Nativelle. Je suis très satisfait des résultats obtenus avec cette méthode. (66)

 

Le tabac

 

Je ne me serais pas attendu à devoir traiter ici des intoxications chroniques dues à la nicotine. Au début je ne savais pas à quelle cause attribuer des cas de constipation grave accompagnée de troubles nerveux et que tous les purgatifs ne faisaient qu'empirer…En quelques semaines j'appris à connaître les maladies causées par la nicotine. Le tabac arrive ici en feuilles. Tous les petits services se paient en feuilles de tabac…ce tabac est beaucoup plus violent que celui dont les blancs font usage….Les indigènes souffrent beaucoup d'insomnie et fument toute la nuit pour s'étourdir. (75)

 

Les insolations :

 

Notre grand ennemi en Afrique, c'est le soleil…Il est démontré que l'insolation est surtout dangereuse pour les personnes infectées de paludisme… Je leur administre par injection hypodermique 300 cc de chlorure de sodium à 7 p.1000 stérilisée. (81)

 

La trypanosomiase

 

Le mal commence par des accès de fièvre irréguliers, tantôt plus forts, tantôt plus faibles pendant plusieurs mois sans que le sujet se sente vraiment malade… Mais on éprouve ordinairement de violents maux de tête pendant la période fébrile. Une insomnie torturante précède souvent la phase du sommeil. (105)

L'Atoxyl seul remède connu jusqu'ici contre la maladie du sommeil, ne déploie que dans le sang des effets à peu près sûrs ; dans le LCR, les trypanosomes sont plus ou moins à l'abri de son action. L'Atoxyl contient 29% d'arsenic.

 

Les ulcères

 

Un quart des enfants de l‘école ont constamment des ulcères. (113)

Certains proviennent de la puce chique des sables,

d'autres sont causés par le pian (qu'il traite par Novarsénobenzol en IV en remplacement du traitement antérieur : 4g. d'iodure de K dissous dans de l'eau et tamponnement des ulcères avec une solution aqueuse de CuSO4),

mais les pires sont les ulcères phagédéniques qui dégagent une puanteur repoussante et provoquent des douleurs atroces. (traitement par curetage jusqu'aux tissus sains, puis KMnO4 puis soins d'ulcères pendant des mois.)

 

Pour le traitement des plaies suppurantes, j'utilise avec grand profit le violet de méthyle (appelé aussi violet de gentiane) pur. C'est au Dr Stilling Professeur d'ophtalmologie à Strasbourg que revient le mérite d'avoir fait des expériences décisives sur le pouvoir désinfectant de cette matière colorante à l'état concentré.

 

La lèpre

 

Le seul médicament dont on dispose est l'huile de Chaulmoogra qui s'extrait des semences d'un arbre des indes. Je mélange ce médicament dont le goût est très désagréable, avec de l'huile de sésame qui le rend plus aisé à supporter. On préconise aussi depuis quelques temps d'administrer l'huile de Chaulmoogra en injections IM. (lire aussi)

Il faudra attendre1941 pour voir apparaître la première sulfone puis les années 1962/63 pour voir apparaître les nouveaux agents Clofazimine et Rifampicine.

 

Le paludisme

 

Un produit à base d'arsénic, l'Arrhénal, utilisé en même temps que la quinine, a la propriété d'en renforcer considérablement les effets. Je l'utilise beaucoup en injections sous cutanées, chez les malades blancs comme chez les noirs. (116)

 

La dysenterie amibienne

 

Depuis quelques années, on se sert du principe actif tiré de l'Ipéca, c'est-à-dire du chlorhydrate d'émétine. Injecté sous la peau plusieurs jours de suite en solution à 1% à la dose de 6 à 8 cc par jour, il produit aussitôt une amélioration et habituellement une guérison durable. Les effets de ce traitement tiennent du miracle (116)

 

L'alcool

 

Presque tout l'argent qui arrive dans le pays par le commerce des bois se transforme en eau de vie. (42) L'importation d'alcool est un sérieux danger social. Les sommes que rapportent annuellement les droits d'entrée sont l'une des plus fortes recettes de la colonie. Si ce revenu était supprimé, le budget se solderait par un déficit. (153)

 

Toutes ces thérapeutiques paraissent aujourd'hui obsolètes voire dangereuses. Pourtant l'iodure de potassium refait son apparition dans les pharmacies jouxtant les centrales nucléaires et l'arsenic sous sa forme tri oxydée revient en force dans le traitement des leucémies aiguës promyélocytaires. Autres temps, autres indications. 

 

Rappelons nous l'histoire de l'eflornithine ce produit hautement efficace dans la trypanosomiase dont la fabrication a failli être définitivement arrêtée en raison d'un manque de rentabilité. Fort heureusement les propriétés dépilatoires de cette molécule ont permis de commercialiser une crème permettant aux américaines de se débarrasser des poils disgracieux de leur visage et de subventionner sans le savoir la thérapeutique de la maladie du sommeil dans le tiers monde. Il en est de même pour l'ivermectine, commercialisée dans nos pays comme scabicide et qui permet de d'amortir la thérapeutique de l'onchocercose. 

 

Et toujours sans grand moyens, des médecins font des prouesses à l'autre bout du monde, au service de populations démunies.

 

Un seul médecin, même avec de très modestes ressources, a une grande valeur pour une quantité de malheureux… La quinine et l'arsénic contre le paludisme, le novarsénobenzol contre les maladies qui provoquent les ulcères, l'émétine contre la dysenterie, les moyens et les connaissances dont le médecin dispose pour opérer d'urgence, voilà qui lui donne le pouvoir de délivrer de la souffrance et de la mort, en une année, des centaines d'êtres humains qui sans lui seraient abandonnés à leur triste sort. (215)

 

On aurait pourtant peine à imaginer que ce personnage attachant n'ait pas eu comme chacun d'entre nous, quelques côtés moins sympathiques et ce, quand bien même ses biographes les eussent habilement gommés. Un excellent film a été réalisé en 1994 par le camerounais Bassek Ba Kobhio: "Le grand blanc de Lambaréné".

 

Le Grand Blanc, est évidemment Albert Schweitzer qui dans les années 50 était un homme adulé. Ce film retrace les 30 dernières années de sa vie mais observées cette fois du côté noir. On y voit fonctionner tout le monde colonial et ses conséquences, incarné ici par cette forte personnalité. On suit Koumba, un jeune camerounais doué, on découvre un Albert Schweitzer par moments colérique, qui ne conçoit pas un seul instant que ce jeune ait l'audace d'imaginer entreprendre des études de médecine puis de rivaliser un jour peut être avec le grand docteur blanc. C'est pourtant Koumba qu'Albert Schweitzer chargera d'organiser ses funérailles. Le film se termine sur cette phrase

Tout ce que nous pouvons, c'est laisser les autres nous deviner comme nous les devinons. (Albert Schweitzer)

Ici aussi, autres temps autres mœurs. Mais qui aurions nous été à cette même époque ?

 

Terminons en méditant cette suggestion d'Albert Schweitzer:

Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir de ce monde. 
(Ma vie et ma pensée Albin Michel ed. p104)

 

Stéphane De Bona

 



samedi 24 novembre 2007, a 20:12
Message Personnel

Quel est le plus beau sentiment du monde ???

A vous de repondre !

 

L'amour à la Française



vendredi 23 novembre 2007, a 11:59
Le temps de L'Avent

 

La couronne de l'Avent

 

Née en Allemagne, la couronne de l'Avent devait rappeler aux Chrétiens le retour annuel et immuable du Christ au mois de décembre. L'histoire raconte qu’elle aurait été inventée dans un orphelinat de Hambourg, par le pasteur Heinrich Wichern. Il avait recueilli des enfants très pauvres et s’occupait d’eux. Comme, pendant le temps de l'Avent, ils lui demandaient toujours quand Noël allait enfin arriver, il fabriqua en 1839 une couronne avec quatre cierges blancs. La couronne de l’Avent est un signe qui évoque le soleil et annonce son retour. Pour les chrétiens, elle est le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d’épines posée sur sa tête avant la crucifixion. Elle est composée de quatre bougies, préfigurant les quatre Dimanche de l’Avent, qui sont allumées l’une après l’autre jusqu’à la dernière, le dernier Dimanche avant Noël, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

 

L'Avent

 

L’Avent, du latin adventus, est un terme qui signifie la venue, l’arrivée. Pour les chrétiens, cette période de l’année liturgique est employée pour désigner le temps des quatre semaines qui précèdent la naissance du Christ. Ce temps est ponctué principalement par les quatre Dimanche avant Noël, où les croyants se préparent à la venue du Christ, leur Messie, parmi les hommes. L’Avent marque le début de l’année liturgique chrétienne. Le symbole principal de l’Avent est la lumière qui se rattache à la naissance et donc au premier cri de l’enfant mis au monde. Elle chasse la grisaille et l’obscurité du temps. Cette symbolique est reprise de la fête païenne du solstice d’hiver. La lumière représente l’espoir d’un monde meilleur et la lutte du bien contre le mal. Du chaos doit surgir la bonne nouvelle amenée par le Christ. Le temps de l’Avent est également une période d’attente, de mise en veille où nous préparons Noël dans les villes, les campagnes et les maisons. Le premier Dimanche évoque la venue du Seigneur à la fin des temps. Le deuxième et le troisième Dimanche, Jean-Baptiste, le précurseur, annonce et prépare la venue de Jésus. Le quatrième raconte les évènements importants qui précèdent la venue du Sauveur (annonces à Joseph, à Marie et Visitation). Cette tradition nous provient des premiers chrétiens qui préparent la nuit de Noël et la célébration de la première venue du Fils de Dieu. Ce temps, chaque année renouvelé, ouvre notre esprit vers la seconde venue du Seigneur qui préfigure la fin des temps. Depuis deux milles ans, nous attendons la parousie (la présence du Christ à la fin des temps. Il reviendra pour instaurer le royaume de Dieu après le jugement de tous les hommes, vivants et morts).  

 

Stéphane De Bona

lundi 12 novembre 2007, a 17:00
J'ai fait un rêve... D'une femme toute-puissante : Les Amazones

 

 

 

Mythe ou réalité

 

Les Amazones sont un peuple de guerrières qui dans l'imaginaire des hommes allient la grâce et la force. Plus qu'un fantasme masculin, ce peuple est d'abord l'exemple, qu'il soit une légende ou réel, que la femme peut se suffire à elle-même. Une preuve aussi que le sexe féminin n'a rien d'un sexe faible. Ces femmes mythiques peuvent faire fantasmer la gente masculine ou lui faire peur selon nos croyances et cultures. Mais il est vrai, qu'en tout état de cause l'homme sent la femme n'est rien. Pourquoi donc l'homme a-t-il si peur de la parité ? Peut-être parce qu'elles sont plus nombreuses que nous et détiennent le pouvoir de la procréation.       

 

Voici la légende de ces femmes mythiques

 

Selon  le mythe, les Amazones seraient les filles du dieu grec Arès (dieu de la guerre) et de la déesse Artémis ou d'Aphrodite.

Ou encore de la nymphe Harmonie (!)

Ce peuple mythique de femmes-guerrières ne reconnaissait pour parent que leur génitrice et mère.

Elles avaient établi que seules les femmes combattraient et gouverneraient.

Elles donnaient naissance à leurs enfants en s'unissant à des hommes de tribus voisines. .

. Originaires soit du Caucase, soit de la Colchide, elles ne vivront que du produit de leur chasse en Scythie (Sud de la Russie) ou à Thémiscyra (Nord de l'Asie Mineure).  Leurs partenaires et enfants mâles étaient fréquemment tués ou mutilés et cantonnés aux tâches domestiques.

Elles s'amputaient le sein droit afin de ne pas être gênées au tir à l'arc, arme à laquelle elles étaient particulièrement habiles.

Elles étaient connues pour être également d'excellentes cavalières.

Il flotte encore un certain mystère sur les Amazones. On ne sait si elles ont réellement existé ou non.

Mais il est dit que les Amazones  auraient participé à la guerre de Troie entre autres. 

Elles prendront le parti des Troyens après la mort d'Hector. Achille tuera leur reine, Penthésilée, avant de tomber amoureux de sa victime.

La récupération du personnage de l'Amazone par la littérature Heroic Fantasy a beaucoup contribué à sa célébrité.

Cependant, dans cette branche de la littérature, si les Amazones sont tout aussi redoutables et dangereuses que dans la mythologie grecque, elles ont acquis un certain "sex-appeal"...

Ce qui en fait aujourd'hui dans l'imaginaire collectif un mythe aussi bien qu'un fantasme...

 

 

Stéphane De Bona



lundi 03 septembre 2007, a 23:24
L'enseignement et vous ?

  La rentrée scolaire

 

La quantité ne faisant pas la qualité, j'ai choisi aujourd'hui de vous soumettre une question qui en cette veille de rentrée scolaire me paraît très pertinente. Ce petit sondage sera certainement suivi d'une enquête très fourni que je m'apprête à réaliser. Elle fera intervenir plusieurs acteurs de l'enseignement. Ils donneront leur avis sur l'évolution de la situation de l'enseignement en France. Mais avant tout, je tiens recueillir l'impression des parents de nos chers bambins. Pour ma part, je ressens une très grande frustration lorsque je converse avec bon nombre de mes concitoyens. Pour la plupart, mon discours leur paraît complexe alors que j'ai le sentiment de ne pas être un homme exceptionnel. Je suppose même que je n'aurais pas eu mon baccalauréat en 1950.

 

Stéphane De Bona



dimanche 02 septembre 2007, a 21:11
Évolution des sports collectifs

   

 

La prochaine ouverture du mondial de rugby le 7 septembre m'a interpellé sur l'évolution des sports à travers les âges. Je vous livre donc quelques pistes de réflexion qui montre que l'humanité pourrait se détacher petit à petit de la barbarie.

 

Des jeux Romain au sport moderne

 

Dans la Rome antique, l'empereur est le seul décisionnaire pour l'organisation de jeux barbares qui opposaient des gladiateurs dans le seul but d'une démonstration de puissance. Ces combats à mort donnaient au vainqueur la possibilité de retrouver leur liberté par la volonté de l'empereur. Ces jeux permettaient également unifier la cité autour d'un chef qui avait le droit de vie ou de mort sur des combattants. Ces jeux morbides faisaient appel aux pulsions primitives de chaque individu et l'ambiance dans les arènes démontrait la supériorité du peuple romain sur les autres civilisations. Ces jeux avaient pour seul but de faire régner la paix dans la cité en déchargeant la masse de ces pulsions négatives. C'était à la fois un défouloir et la preuve que seule l'autorité de l'empereur valait sur le territoire. Les armes et la mort ont peu à peu été remplacées par des jeux collectifs, où les hommes natifs d'une région pourraient se reconnaître à travers une équipe qui les représente. C'est l'avènement du sport moderne. De nos jours, si chaque peuple décidait de régler ses conflits d'intérêts par le sport pour ensuite trouver un accord amiable avec le vaincu, la paix serait garantie sur l'ensemble de la planète et des destructions inutiles seraient alors évitées. À méditer !

 

L'esthétique du sport moderne

 

Aujourd'hui, les sports collectifs comme individuels peuvent être comparés à de l'art. La civilisation asiatique l'a compris bien avant nous. Elle parle de ses sports de combat en termes d'arts martiaux. Ils sont avant tout des techniques de défense et non d'attaque mettant en valeur la puissance des corps et non des armes. Seule la puissance et la dextérité des corps met en danger la vie d'autrui. Le toucher destructeur ne doit intervenir qu'en dernière limite, si l'agresseur ne donne plus d'autre possibilité. Ces arts martiaux doivent rester des parades défensives.

 

Le sport collectif a lui aussi bien évolué vers des pratiques esthétiques. Les gestes sont répétés à plusieurs reprises afin que les hommes qui les pratiquent les ressentent comme innées et non acquis. Les sports collectifs peuvent donc être perçus par le public comme des spectacles d'art moderne. On assiste comme à la danse, à un ballet mettant des corps en mouvement. Le sport moderne par sa vulgarisation pourra donc sans doute amener la majorité de notre population à une culture classique. C'est peut-être par ce biais que nous arriverons à réintroduire le goût de l'effort dans notre société, car un geste parfait ou des connaissances ne s'acquièrent pas sans difficultés.

 

Stéphane De Bona

vendredi 10 août 2007, a 22:36
La maison

   

 

L'habitat est un sujet ethnologique

 

La maison et le premier lieu qui caractérise une personne. De ce fait, l'habitat donne un grand nombre de renseignements sur le mode de vie d'une communauté humaine. Le choix d'une maison peut être l'engagement de toute une vie. Lorsqu'un acquéreur devient propriétaire de son habitat, il peut alors le modifier à son goût, si les contraintes architecturales le lui permettent. La maison est avant tout une signature régionale. On ne vit pas pareil dans le sud de la France ou dans le nord. L'une donnera une grande place au foyer commun avec généralement une pièce à vivre et l'autre possédera habituellement un grand jardin, pourquoi pas avec piscine et sera ouverte vers l'extérieur. La maison est aussi confectionnée en fonction des matériaux que l'on trouve au niveau local. Elle devra résister aux intempéries et au changement climatologique par rapport au continent où elle est construite. En Afrique, elle pourra être confectionnée de terre et de chaux avec un toit de feuilles ou de paille pour protéger plus efficacement ses habitants contre la chaleur. Dans les pays nordiques au contraire on privilégiera la brique ou la pierre pour leur caractère robuste qui permettra d'intégrer une cheminée ou d'autre mode de chauffage protégeant ainsi la maison des risques d'incendie. Quoi qu'il en soit, la maison est le reflet de ses habitants et elle les engage généralement pour toute une vie.

 

La maison reflet de ses habitants

 

Souvent, lorsque nous passons le pas de la porte d'une maison nous ressentons le climat qu'il y règne. Si votre logement est seulement votre lieu de couchage, on n'y trouvera guère d'objets personnels. Si au contraire, vous aimez y vivre, les bibelots, symbole religieux, et autres souvenirs d'enfance où vous rappelant des moments heureux de votre existence siégeront clairement dans tout votre logement. De même une maison où l'on vit agréablement gardera toujours une place pour un ami inattendu. Autrefois même, un couvert supplémentaire été placé à table à fin d'accueillir de la meilleure des façons une personne déshéritée ou cherchant un toit. Aujourd'hui, notre société individualiste a fait de nos chaumières des cités dortoirs. Nous ouvrons seulement nos portes, à des êtres connus que nous avons invités de longue date. Chacun d'entre nous, a fait de son logement à lieu de protection et de repli. Le summum de l'individualité apparaît souvent en situation de crise. Un couple en situation de divorce laisse apparaître les enjeux de leur vie commune par l'habitat. Lequel d'entre eux gardera-t-il au foyer ? Peu de temps, avant une procédure de divorce les amis se feront plus rares, comme s'il se sentait que quelque chose ne tourne plus rond dans cette maison. Ou peut-être est-ce le moyen de faire savoir à ses occupants qu'il faut qu'ils se remettent en question ? Enfin le lieu et l'environnement de la maison, nous montre le style de vie de ses occupants et leur aspiration pour l'avenir.

 

Le style de vie et l'environnement

 

Une maison urbaine ou rurale telle est la question ? La maison urbaine sera certainement choisie par les esprits matérialistes et redoutant l'absence d'autres êtres humains. Les ruraux, eux se feront très bien aux grands espaces et à l'absence de magasins à moins de 20 km à la ronde. Pour eux, l'essentiel se trouvera dans la pureté et les bienfaits que la nature leur apporte. Certes ils n'ont pas choisi de vivre en ermite comme certains urbains le leur reprochent quelquefois, mais plutôt la tranquillité, le partage et l'éloignement du stress provoqué par les grands ensembles ainsi que par la circulation. Ils préféreront grandement être entourés d'un ami, d'animaux ou d’un passant qui égayera leur journée par une anecdote ou un fait de société qu'il a connue dans sa grande jungle urbaine. Pour Rousseau, l'habitant rural serait moins perverti que l'urbain. La citation « l'homme est bon c'est la société qui le pervertit » trouve plus facilement un écho dans notre jungle urbaine du XXIe siècle qu'au XVIIIe siècle où il a vécu. En bref, la maison peut décrire un lieu de vie, un style ou une époque. Elle est l'image inconsciente de la citoyenneté de ses habitants. Espérons que le contenu des difficultés climatiques qui nous attendent, les citoyens réhabilitent leur maison comme lieu de vie et pas seulement comme lieu d'existence. Le choix de sa maison est aussi un choix de société.

 

Stéphane De Bona



mercredi 08 août 2007, a 22:14
Dorine Bourneton

 

La vie d'une pionnière

 

Un visage d’ange illuminé par un large sourire ; voilà comment décrire Dorine Bourneton. Et pourtant, à 33 ans, la vie de cette jeune femme n’a pas été toute rose. A 16 ans, dans un accident d’avion en Haute-Loire, elle perd l’usage de ses jambes ; Dorine sera paraplégique à vie. «Si je ne peux plus marcher alors je volerai pour m’évader», assure-t-elle. Sa passion pour l’aviation, Dorine la doit à son père, lui-même pilote privé. Mais elle ne veut plus être passagère, elle veut piloter.

 

Obtenir un brevet de pilotage en étant paraplégique, c'est possible !

 

Elle est la première à avoir obtenu son brevet de pilote, mais son histoire ne s'arrête pas là, elle décide de rendre légal le droit de piloter son avion dans un cadre professionnel.

 

Après avoir obtenu son brevet de pilote en 1995 sur un avion équipé de commandes manuelles, Dorine remporte avec deux équipiers le rallye Toulouse-Saint-Louis du Sénégal puis devient le premier pilote handicapé à participer au Tour de France aérien des jeunes pilotes. En l’an 2000, la Parisienne d’adoption découvre l’aéro-club Paul-Louis Weiller des Mureaux avec lequel elle fait la connaissance d’une nouvelle région vue du ciel. «J’adore survoler les méandres de la Seine car d’en haut elle paraît beaucoup plus bleue qu’à terre. Je vais souvent du côté de Chérence et de la Roche-Guyon pour ses falaises de calcaire.» Son premier livre intitulé La couleur préférée de ma mère est sorti en 2002. A la fois autobiographie et journal intime, Dorine y évoque sans tabou l’amour, la sexualité et le regard de l’autre sur son handicap. Une leçon de vie qui a déjà séduit 12 000 lecteurs. L’auteur a d’ailleurs appris qu’elle a été traduit en allemand et en japonais.

. En effet en France une personne handicapée a le droit de piloter pour son plaisir, mais pas de faire de sa passion un métier. Dorine a un rêve : faire de sa passion son métier. L'été 2002, elle l’a touché du doigt en participant à des missions de surveillance de feu à Cahors dans le Lot. Un moyen de se sentir utile tout en continuant à voir la vie en bleu. C'est après avoir livré un combat acharné contre les pouvoirs publics qu'elle réussit à rendre légal le fait de voler professionnellement. Aujourd'hui, après avoir mis sa carrière de pilote entre parenthèses pour devenir maman pendant deux ans, elle regagne les aérodromes et est une militante ardente de l'association « mission bleu ciel ». Elle est la preuve vivante qu'une nouvelle vie peut commencer après un accident tragique. Ne mettez pas vos rêves entre parenthèses après une situation tragique au contraire, ils vous aideront à vivre!

 

Stéphane De Bona

vendredi 03 août 2007, a 18:54
Le centenaire du Scoutisme

 

 

Le nom de Baden-Powell est connu et respecté dans le monde entier comme celui d'un homme qui, en 83 ans, a su mener deux vies bien distinctes et pleinement remplies : l'une comme soldat au service de son pays et l'autre comme militant de la paix à travers la fraternité du Mouvement scout.

 

Une enfance aventureuse :


Robert Stephenson Smyth Baden-Powell, mieux connu sous le nom de B-P, est né le 22 février 1857 à Londres. Il était le huitième des 10 enfants du révérend Baden-Powell, professeur à l'université d'Oxford. Robert Stephenson était le nom de son parrain, fils de George Stephenson, pionnier du rail. B-P n'avait que trois ans lorsque son père mourut, laissant la famille sans grandes ressources. Ses premières leçons lui furent données par sa mère puis il entra à l'école Rose Hill et ensuite à l'école de Charterhouse. B-P était avide d'apprendre : il jouait du piano, du violon, il était doué pour la comédie et faisait même parfois le clown. A Charterhouse, il commença à explorer et à jouer le pionnier dans les bois. A l'insu de ses professeurs, B-P se glissait dans la forêt proche de l'école où il chassait des lapins qu'il faisait cuire en prenant garde que la fumée ne trahisse pas sa cachette. De même pendant les vacances avec ses frères, il était avide d'aventure. Ils firent un jour une croisière en bateau le long de la côte sud de l'Angleterre et une autre fois, ils remontèrent la Tamise en canoë jusqu'à sa source. Au cours de ces expéditions, Baden-Powell s'initiait aux méthodes qui lui furent si utiles dans sa carrière. B-P ne montrait cependant pas autant d'intérêt pour les études.

 

Un officier valeureux et pédagogue :


Pourtant, B-P obtint la seconde place, devant plusieurs centaines de candidats, d'un concours d'entrée à l'armée. Il fut immédiatement affecté à un régiment de cavalerie, le 13e hussards, et fut dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. Il devint par la suite leur Colonel honoraire pendant de nombreuses années. Jeune officier, il fut affecté en 1876 à l'armée des Indes où il se spécialisa dans la reconnaissance et le relevé topographique. Son succès lui valut bientôt d'être promu instructeur. Pour l'époque, ses méthodes étaient plutôt non conformistes : il formait de petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribuait aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspirait du point nord de la boussole, très similaire à ce qui devait devenir le badge du scoutisme Mondial. Il fut stationné par la suite aux Balkans, en Afrique du Sud et à Malte. En Afrique du sud, il défendit Mafeking assiégée pendant 217 jours au début de la guerre des Boers. Ce siège se révéla un test crucial pour les méthodes de reconnaissance de B-P qui fut fortement impressionné par les jeunes garçons-messagers. En Angleterre, on était fasciné par ses exploits. A son retour, en 1903, il était devenu un héros national. Le petit livre qu'il avait écrit à l'intention des soldats, "Aids to scouting", était utilisé par des animateurs de jeunes et des enseignants dans tout le pays pour apprendre aux enfants l'observation et la vie dans les bois. Il prit la parole dans de nombreuses manifestations et rallyes; lors d'un rassemblement des Boys' Brigade (une organisation de jeunesse en Angleterre), leur Fondateur, sir William Smith, lui demanda d'élaborer un projet offrant plus de diversité pour l'éducation civique des garçons.

 

Les débuts du Mouvement scout :


B-P se mit à récrire "Aids to scouting", cette fois-ci à l'intention de plus jeunes lecteurs. En 1907, il organisa un camp expérimental sur l'île de Brownsea, près de Poole, dans le Dorset, afin de mettre ses idées en pratique. Il invita 22 garçons venus de toutes les couches de la société à participer au camp placé sous sa responsabilité. Le monde entier connaît le résultat de cette entreprise. "Eclaireurs" fut publié en 1908 en six fascicules, à raison d'un fascicule par quinzaine. Le succès ne se fit pas attendre. Les jeunes s'organisèrent spontanément en patrouilles pour expérimenter sa méthode et ce qui était destiné à des organisations de jeunesse déjà existantes devint le manuel d'un nouveau Mouvement mondial. Avec son sens pédagogique très développé, B-P avait saisi quelque chose de fondamental pour les jeunes de son pays et du monde entier. "Eclaireurs" a depuis été traduit en plus de 35 langues.

 

L'expansion du mouvement :


Le plus naturellement du monde et de manière spontanée, les garçons se rassemblèrent et formèrent des troupes d'éclaireurs dans tout le pays. En septembre 1908, B-P ouvrit un bureau pour répondre aux nombreuses demandes de renseignements qui ne cessaient d'affluer. Le scoutisme se répandit rapidement dans tout l'Empire britannique et dans la quasi totalité des pays du monde. Il fut aboli par la suite dans les pays devenus totalitaires (le scoutisme étant avant tout démocratique et bénévole). En 1910, âgé de 53 ans, il quitta l'armée sur les conseils du roi Edouard VII, qui pensait qu'il pourrait rendre un service encore plus précieux à son pays en se consacrant entièrement au Mouvement qu'il avait fondé. Il consacra dès lors tout son enthousiasme et son énergie au développement du scoutisme et du guidisme, voyageant dans le monde entier, au gré des besoins, pour promouvoir le Mouvement et communiquer sa foi. Le Mouvement féminin fut fondé en 1909, après que des filles qui avaient participé au premier rallye scout à Crystal Palace à Londres aient demandé à B-P comment elles pourraient elles aussi adhérer au Mouvement scout. En 1912, il épousa Olave Soames qui soutint ardemment son mari et l'aida jusqu'au bout à remplir sa mission. Ils eurent trois enfants : Peter, Heather et Betty. Lady Olave baden-Powell fut reconnue comme la Chef Guide du monde.

 

Chef scout du monde :


Le premier Jamboree international eut lieu en 1920 à Olympia, dans la capitale britannique. Lors de la cérémonie de clôture, B-P fut proclamé à l'unanimité Chef scout du monde. Les rencontres internationales se succédant, toutes prouvèrent que ce titre n'avait rien d'honoraire mais qu'ils - les éclaireurs, routiers et cadres - le considéraient réellement comme leur Chef. L'enthousiasme que générait sa présence et le silence qui régnait quand il levait la main pour prendre la parole ne laissaient aucun doute : B-P avait conquis les cœurs et capté l'imagination de ceux qui adhéraient à ses idées, quel que fût le pays d'où ils venaient. Lors du 3e Jamboree mondial, qui eut lieu à Arrowe Park, à Birkenhead (Angleterre), le prince de Galles annonça que B-P allait être anobli - une nouvelle qui fut reçue avec ovation. B-P prit le titre de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom du centre international de formation pour les scouts adultes qu'il avait créé. Le scoutisme n'était cependant pas l'unique centre d'intérêt de notre fondateur. Il aimait jouer la comédie, pratiquait la pêche et était un fervent de polo et de chasse. Il était aussi un très bon dessinateur et aquarelliste et s'intéressait à la sculpture et au cinéma amateur. Auteur infatigable, B-P écrivit en tout 32 livres. Il fut honoré du grade universitaire d'au moins six universités et reçut de l'étranger 28 ordres et décorations, ainsi que 19 distinctions scoutes. En 1938, sa santé se détériorant, B-P retourna en Afrique, une terre qui avait tant compté dans sa vie, où il vécut une semi-retraite à Nyeri, au Kenya. Même là-bas, il avait de la difficulté à modérer ses activités et continua à écrire de nombreux livres et à dessiner. B-P s'éteignit le 8 janvier 1941 à l'âge de 83 ans. Il est enterré en toute simplicité à Nyeri d'où l'on peut apercevoir à l'horizon, le Mont Kenya. Sur sa tombe on peut lire ces quelques mots : "Robert Baden-Powell, Chef scout du monde" surmontés des emblèmes scout et guide. Jusqu'à sa mort en 1977, Lady Olave Baden-Powell poursuivit l'œuvre de son mari, contribuant au développement du scoutisme et du guidisme dans le monde entier.

 

Le but et principes du scoutisme

 

Le Mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales, nationales et internationales.

 

Le Mouvement scout est fondé sur les principes suivants :

 

-Le devoir envers Dieu

-L’adhésion a des principes spirituels, la fidélité à la religion qui les exprime et l’acceptation des devoirs qui en découlent.

-Le devoir envers autrui

-La loyauté envers son pays dans la perspective de la promotion de la paix, de la compréhension et de la coopération sur le plan local, national et international.

-La participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l’homme et de l’intégrité de la nature.

 -Le devoir envers soi-même

-La responsabilité de son propre développement.

 

Généralités

 

Historiquement, deux sources distinctes ont contribué à la création du scoutisme. La première est issue de l'expérience militaire de Baden Powell, principalement du siège de Mafeking où pour la première fois il a utilisé des jeunes comme messagers. Cette première source se manifeste encore aujourd'hui dans la symbolique de la vie en équipe et d'une hiérarchie minimale en son sein. La seconde source est issue du premier camp réalisé par Baden Powell sur l'île de Brownsea en 1907 pour récupérer l’énergie de jeunes gens qui, désœuvrés et issus de quartiers défavorisés, risquaient de « mal tourner ». Ces deux sources donnent lieu aujourd'hui à des divergences d'application selon les associations qui les mettent en œuvre. On vit ensuite Baden Powell élargir rapidement son recrutement à toutes les couches de jeunes gens, du fait qu’il constituait une des premières formes d'encadrement des loisirs. Dès le départ, Baden Powell construit un mouvement d'éducation populaire dont il va établir les principes dans son livre Scouting for boys ainsi qu'une série de conférences.

Le scoutisme est fondé sur un principe pédagogique qui cherche à donner des responsabilités à l’enfant et à l’adolescent et à épanouir sa vie sociale dans le respect des valeurs traditionnelles de son milieu social. Fréquemment et de manière régulière, ils proposent des camps dans la nature et des activités d’entraide, de bienfaisance, humanitaires. Ils sont souvent séparés par classe d’âge et par sexe, proposant différentes activités en fonction des groupes.

 

La loi scoute

 

La loi scoute est la règle que chaque jeune adhérant à un mouvement scout tente de respecter. Elle fait partie comme la promesse, la vie en patrouille et les activités de plein air des principes édictés par Robert Baden-Powell dans son livre Éclaireurs édité dès 1908.

Il est important de souligner que le terme de loi chez les scouts n'a en aucun cas un sens légal. La loi est une série de « conseils de vie » qui sont proposés au jeune. C’est lui qui choisit de « faire de son mieux » pour suivre ces conseils, après réflexion et avec l’aide de ses chefs, de sa famille et des amis. En cas de non-respect de la loi, aucune sanction ne sera prise. Tout au plus une discussion lui permettra de prendre conscience pour faire mieux la fois suivante et ainsi progresser. Chaque jeune a donc la possibilité de s’approprier cette loi et de la mettre en application à son rythme en fonction de ses points forts et de ses faiblesses.

Si les principes fondateurs sont les mêmes, la loi scoute diffère dans son contenu et sa formulation d'un mouvement à l'autre.

 

La promesse scoute

 

 Dans le scoutisme, la promesse est l'engagement que prend le jeune devant ses pairs (et éventuellement devant Dieu s'il est croyant), pour marquer son adhésion à la loi et aux valeurs du mouvement. Elle fait partie des constantes de toutes les branches du scoutisme. Seule la forme change d'un mouvement à l'autre. Elle fait déjà partie, avec la loi, la vie de patrouille et les activités de grand air des principes édictés par Robert Baden-Powell.

« Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir ! » sont les derniers mots de la lettre d'adieu que Baden-Powell adresse à l'ensemble des éclaireurs.

 

Pratique du scoutisme

 

les mots de baden powell sur le scout à son image sont:Recherche, Observation, déduction, Nautisme, secourisme, santé, discipline, responsabilités, chevalerie et patriotisme

 

La tenue

 

La tenue est une des caractéristiques du mouvement scout comme le rappelle Baden-Powell lors du Jamboree de 1938 : « il recouvre les différences de pays et d'origines et leur fait sentir qu'ils appartiennent tous à la même Communauté du Monde. »

Inspiré de celui porté par les troupes coloniales britanniques, l'uniforme original est constitué d'une chemise kaki, d'un short et d'un chapeau à larges bords (Smokey Bear ou quatre bosses). Par ailleurs, Baden-Powell portait également un short puisque d'après lui, le fait d'être habillé de la même façon que les jeunes contribuait à réduire la distance qui les séparait des adultes. On lui prête aussi l'affirmation selon laquelle « on n'attrape pas froid par les genoux ! »

De nos jours, les tenues ont évolué. Si certains mouvements ont conservé une tenue classique, dans d'autres, les tenues se sont simplifiés et colorés. On en trouve des bleus, oranges, rouges ou verts, ne gardant parfois de la tenue qu'une chemise et un foulard. De la même façon, les shorts sont parfois remplacés par des pantalons, notamment dans les pays où la culture demande de la réserve ou pour des raisons climatiques. La jupe-pantalon peut aussi être adoptée pour les Guides dans certain pays. De même, le chapeau "quatre-bosses" peut être remplacé par un béret à deux flots, un bachi (béret à pompon, pour les marins) ou un calot, voire assez souvent, pas de couvre-chef du tout.

Enfin, chaque association, dans les différents pays, dispose d'une couleur pour son uniforme et au sein d'une même association, il arrive que la couleur de la tenue diffère en fonction de l'âge.

 

Insignes et badges

 

Le mouvement scout possède deux symboles internationaux : la fleur de lys utilisée par les organisations membres de l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout et le trèfle par les membres de l'Association mondiale des Guides et Éclaireuses. Ces badges font partie de l'uniforme officiel des scouts.

Le badge de l'OMMS est circulaire et violet avec une fleur de lys en son centre. Il est entouré par un morceau de corde fermé par un nœud plat. La fleur de lys est un symbole ancien utilisé par Baden-Powell pour les scouts enrôlés dans l'armée britannique et qui est par la suite adopté et modifié par le mouvement scout. La pointe en flèche représente le Nord sur une boussole et avait pour but de guider les scouts sur le chemin de l'aide et de l'unité. De la même façon, les trois pointes de la fleur de lys représentent les trois devoirs envers Dieu (ou un "Idéal Elevé" pour les mouvements non confessionnaux), soi-même et les autres et rappellent également les trois principes de Franchise, Dévouement et Pureté. Les deux étoiles à cinq branches représentent la vérité et le savoir avec les dix branches symbolisant les dix points de la loi scoute. Enfin, le lien au bas de la fleur tend à montrer l'esprit de famille du scoutisme.

Le symbolisme du trèfle de l'AMGE est assez similaire : les trois feuilles représentent les trois devoirs et les trois parties de la promesse scoute, les deux étoiles à cinq branches symbolisent la loi scoute et la veine au centre représente l'aiguille de la boussole montrant le droit chemin. Enfin, la base du trèfle représente la flamme de l'amour et les couleurs bleu et or le soleil qui brille sur tous les enfants du monde.

Le swastika a également été utilisé par les Boy scouts. D'après « Johnny » Walker, la première utilisation par le scoutisme date du Thanks Badge de 1911. En effet, le dessin de la médaille du mérite de Baden-Powell en 1922 ajoutait un swastika à la fleur de lys en signe de bonne chance à celui qui la recevait. Comme Rudyard Kipling, il avait sans doute découvert ce symbole en Inde. Cependant, au cours de l'année 1934, de nombreux scouts ont demandé un changement dans le dessin du fait de l'utilisation du swastika par le parti national-socialiste des travailleurs allemands. Une nouvelle médaille du mérite est alors éditée en 1935.

Les mouvements chrétiens utilisent généralement le symobole de la croix sous diverses formes comme la croix de Jérusalem, ou croix potencée.

 

Totem

 

Le terme totem, originaire des Indiens d'Amérique, a été repris par la tradition scoute. Il s'agit de qualifier son titulaire d'un nom d'animal suivi d'un adjectif, ce nom et cet adjectif devant représenter les qualités morales et/ou physiques. Dans la tradition scoute, ce totem est acquis suite à une épreuve initiatique (constituant la « sachémisation »). Le nom de l'animal devient alors une partie officielle connue de tous, l'usage de l'adjectif étant parfois réservé aux autres « totemisés ».

Le totem de l'abbé Pierre, par exemple, était « castor méditatif ».

Toutefois, suite à plusieurs dérives dans la pratique de la « totémisation », la grande majorité des mouvements scouts en France ont interdit cette pratique ; mais elle est encore très active, notamment en Suisse et en Belgique .

 

Organisations et structures

 

 Il existe dans le monde de nombreux mouvements de scoutisme, qui reprennent les mêmes idées sur l’éducation qui semblent avoir donc fait leurs preuves dans de nombreux contextes. Les deux principales fédérations internationales (OMMS et AMGE ne reconnaissant qu’une seule association par pays. Dans certains pays plusieurs associations se regroupent en une fédération, afin que cette dernière soit reconnue par les organismes mondiaux. Il existe d'autres fédérations internationales, comme l'UIGSE, qui regroupent des associations ne souhaitant pas adhérer à l'OMMS ou l'AMGE.

 

Les valeurs du scoutisme

 

Au risque de paraître rétrograde, je pense que les valeurs traditionnelles du scoutisme sont aujourd'hui encore plus d'actualité qu'hier. Le scoutisme a aujourd'hui une grande place à prendre après la suppression du service militaire. Comme l'a voulu son fondateur Baden-Powell, les scouts sont la seule armée pacifique. Ils sont les premiers écologistes et rassembleurs des différences de la planète. Leur expédition les amène à vivre avec la nature et par les ressources qu'elle génère. Les scouts véhiculent un message de tolérance et souhaiteraient que le monde qu'ils nous laisse soit plus égalitaire que celui qu'ils ont connu à leur naissance.

Le scoutisme mêle avec réusite l'éducation, l'entraide et la joie de vivre. Parmi les anciens scouts les plus connus, on peut y trouver Jean-Jacques Goldman. Il revendique toujours ses valeurs et correspond parfaitement à la devise : « scouts d'un jour, scout toujours ».

 

Stéphane De Bona

 

Centenaire du Scoutisme au Champ de Mars



jeudi 02 août 2007, a 21:10
Ma ville, la nuit

   

Ville de nuit, ville d'ennui

 

Pour la première fois de l'année, la nuit dernière a été chaude dans l'est. J'ai pu donc profiter de cette belle nuit estivale pour admirer ma ville. Contrairement, aux autres années les restaurants n'étaient pas vides. Il faut dire que nos premiers mois d'été a sans doute poussé les gens de l'Est à différer leurs vacances. On aurait pu croire que comme les restaurants étaient pleins que l'ambiance générale était à la fête. Eh bien non, après une longue promenade dans la ville, j'ai décidé de prendre mon repas au restaurant comme tous ces braves gens. Je me suis alors livré à un jeu d'écoute. Qu'est-ce qui pouvait donc réunir tant de gens autour d'un bon repas en pleine semaine ? Pour le plus grand nombre s'était le besoin de rêver. Arriverait-il à s'évader un moment par la pensée de notre Lorraine froide et humide ? Enrico Macias chantait que « les gens du Nord ont le soleil dans le coeur qui n'ont pas dehors ». Pourtant cette soirée d'été le refrain était tout autre. Les uns débattent les derniers faits divers ayant eu lieu dans la région : « un jeune père de famille incarcéré pour avoir tué sa femme et ses enfants a mis fin à ses jours dans sa cellule de la prison de Metz Queuleu, on aurait mieux fait à trouver du boulot pour éviter le drame. Une fois incarcérée il fallait le remettre au travail et le soutenir par un suivi médical. Quel gâchis ! » À une autre table un couple de grands-parents : « travailler plus pour gagner plus, oui encore faudrait-il que nos jeunes est à nouveau du travail dans cette région qui a perdu toute son industrie. » En bref, les conversations étaient plutôt moroses. Plus tard dans la nuit, il est vu erré deux jeunes, un vert à la main. Pour moi, ce fut une nuit que je qualifierai d'apocalyptique. L'ennui et la désolation étaient donc dans toutes les paroles et les visages.

 

Lorrain, unissons nos forces !

 

Comment refaire vivre une région qui a des qualités morales et d'efforts au travail ainsi qu'une situation géographique que plusieurs pays européens nous envient ? C'est à cette question que devront répondre nos politiques aux prochaines élections municipales et européennes.

 

Je pense qu'il y a somme toute trois axes à explorer l'éducation, le commerce et la solidarité. Je souhaite bientôt pouvoir développer ses pistes au profit du parti libre et indépendant qui est le MoDem. Si vous avez quelques convictions et des idées pour faire de la ville de Metz et de la région une terre d'excellence, je vous invite à en débattre sur ce blog.

 

Stéphane De Bona

samedi 28 juillet 2007, a 17:21
La face cachée de notre personnalité

  La personnalité en philosophie

 

Il y a bientôt deux mois, un jeune transsexuel de 15 ans m'a envoyé un e-mail en me demandant de donner mon avis sur la conception de son blog et de l'aider à faire connaître sous un autre jour la transsexualité. Il a précisé tout particulièrement mon ouverture d'esprit et les principes de tolérance et de citoyenneté que j'essaie de faire passer dans les moeurs tout au long de ce blog. J'avouerai que parler de transsexualité, pour moi n'est pas chose facile. Je visualise seulement ces icônes comme le jeune Erwan de Secret Story ou bien encore Dana internationale qui a gagnée l'Eurovision pour Israël, voilà toute ma science sur le sujet. 

Dana est née en 1972 Yaron Cohen, pour devenir Sharon après opération. Avant son changment d'identité, entre la fin 80s et début 90s, Dana a été drag queen.

C'est en 1998 que le monde (hors Israel) l'a découverte avec son tube "Diva" qui lui a valu la première place à l'Eurovision. Depuis, après une promotion négligée par Sony et l'indisposition de certains (à cause, bien sûr de son identité) les choses se sont gâtées, mais elle nous revient avec un album en hébreu et bientôt un album international.

Je me poserai donc cette unique question : est-ce vraiment un secret que des dévoilés sa personnalité ? A en croire le succès, que rencontre la nouvelle émission de télé réalité Secret Story on peut supposer que oui. J'espère qu'elle aura au moins le mérite de rendre plus facile le parcours de mon jeune lecteur. Je me fais malgré tout peu de souci pour lui, car il détient du haut de son jeune âge « un extraordinaire courage ». Je pense que ce n'est pas un mois que revient l'honneur de défendre sa cause. Je vous invite donc à vous rendre sur son site Internet  « trans-genre » que j'ai récemment inclus dans mes blogs favoris.

On ne disserte correctement sur un sujet que lorsqu'on est directement touchée par la situation ou parce que on se passionne indirectement pour son objet. Ce courrier m'a tout de même donné l'idée qu'avant tout la transsexualité était un problème lié au concept de personnalité. En effet les hommes ou les femmes dans cette situation sont avant tout confronter au besoin de faire coïncider leur corps et leur esprit. Ce qui m'amène à l'idée de la personnalité que l'on pourrait définir tout simplement parfait trois questions fondamentales pour tout être humain : « D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? et enfin Où allons-nous ? ». On peut dire que tout homme a une face cachée en lui. L'être humain depuis l'Antiquité est obligé de revêtir des masques sociaux sous peine d'être violemment blessé dans sa sensibilité lorsqu'ils n'entrent pas dans une ou plusieurs normes définies par la société. C'est par ce jeu des masques sociaux qu'il peut peu à peu se forger une personnalité. La personnalité peut alors correspondre au premier concept a étudié pour devenir un bon philosophe. Rappelons-nous d'une des citations les plus connues de Socrate : « connais-toi toi-même ». Un individu pour se connaître lui-même doit tout d'abord se reconnaître en explorant progressivement des concepts tels que la liberté, le problème de l'union de l'âme et du corps, la causalité, la volonté pour définir les contours de son identité. C'est en se réapproprient ces quelques concepts que l'individu va pouvoir réinvestir son élan vital au bénéfice de la société tout entière. C'est pour cela, je pense qu'il est important de se trouver et d'un minimum s'aimait dans son ensemble avant de s'engager dans des actions au profit du bien public. Aujourd'hui encore la tolérance et l'humidité en ce qui concerne des sujets sensibles que l'on ne connaît que par le petit bout de la lorgnette ne sont pas de mise. Je terminerai cette digression philosophique par une question : a-t-on le droit de juger une personne ou une situation que l'on ne connaît pas ?

 

Définition en psychologie

 

L'idée de personnalité est complexe, elle a suivi tout un parcours déterminé par les idées des siècles qu'elle traversait et encore aujourd'hui il serait difficile de trouver un concept plus solidaire des écoles et des attitudes des auteurs qui en font usage.

 

L'étymologie permet de mieux en appréhender le sens : Persona, terme latin dérivé de l'étrusque, désigne le masque de théâtre antique grec, qui était l'interface entre l'acteur, son rôle, et le public. Artifice d'un théâtre d'effigie il présentait les trois particularités suivantes :

 

grâce au masque le public devait pouvoir prédire l'action du comédien il y avait un nombre défini de masques possibles, douze exactement. chaque acteur n'avait le droit d'utiliser qu'un seul masque par représentation Aujourd'hui l'idée générale qui ressort des différentes visions de la personnalité est qu'elle est l'ensemble des comportements qui constituent l'individualité d'une personne. Elle rend compte de ce qui qualifie l'individu : permanence et continuité des modes d'action et de réaction, originalité et spécificité de sa manière d'être. C'est le noyau relativement stable de l'individu, sorte de synthèse complexe et évolutive des données innées (gènes) et des éléments disponibles dans le milieu social et l'environnement en général.

La connaissance de la personnalité est souvent un enjeu important en ce qu'elle permet de prévoir avec une marge d'erreur limitée le comportement de la personne dans des situations ordinaires, par exemple professionnelles. Elle est aussi l'objectif de la connaissance de soi.

 

Les techniques modernes d'évaluation personnelle en ligne permettent maintenant des analyses plus globales qu'autrefois. La théorie sous-jacente est celle de l'interprétation intelligente et immédiate. En 2007, l'outil web "personnalité 21" (ou : "personnalité21") est le seul exemplaire connu de ce nouveau type d'instrument de mesure de la personnalité.

Il faut tout d'abord ne pas oublier de distinguer tempérament, caractère et personnalité.

La notion délicate de personnalité est parfois mise en rapport avec celle de caractère. Qui est la manière " les façons d'agir" et les attitudes qui sont propres à un individu et qui permettent de le distinguer des autres. Cette distinction est particulièrement utilisée par la caractérologie. Longtemps synonyme de personnalité, le terme de caractère n'est plus guère utilisé une psychologie et pas les auteurs car il est associé à des connotations morales, et fait référence à un jugement de valeur souvent négatif, "mauvais caractère" "caractère de cochon". Il faut tout de même signaler que Cloninger intègre la dimension de caractère, dans son modèle de la personnalité. Le caractère alors opposé au tempérament serait "les dimensions de la personnalité déterminées par l'apprentissage social, et l'apprentissage cognitif, et il n'est donc pas influencé par des facteurs héréditaires".

 

Le tempérament fait référence aux correspondances physiologique du caractère plus directement lié à la tradition morphopsychologique antique (théorie des humeurs ) ou constitutionnelle moderne.

 

La notion de personnalité dans la psychologie analytique

 

 La psychologie analytique de Carl-Gustav Jung décrit la personnalité suivant trois axes de caractéristiques :

 

introversion / extraversion,

 intuitif / factuel,

intellectuel / affectif.

 

Les préférences d'une personne pour un des deux pôles, sur ces trois axes, fondent le type psychologique. Des questionnaires peuvent contribuer à la détermination du type (MBTI, GOLDEN, ...).

Les découvertes de Carl Gustav Jung et des travaux de Mmes Myers, Briggs, sont des apports récents : 1921 pour "Les types de personnalités" et 1942 pour la première version du "Briggs-Myers Type Indicator®" En dehors de ces travaux, la théorie du type est intuitive, de nombreuses traditions se sont développées sur ce modèle dans les civilisations les plus anciennes et les plus diverses : horoscopes, numérologie, ennéagonal, ...

 

Théorie du trait La notion de personnalité dans la psychologie sociale

 

Dans les théories de psychologie sociale (Osgood par exemple), un trait de personnalité est un adjectif qui décrit un comportement, des états affectifs, mais aussi des formulations sur la valeur des individus.

Pour chaque trait, des outils psychométriques peuvent être élaborés, qui permettent de situer un individu par rapport au reste de la population de référence. La plupart des tests de personnalités utilisés se fondent sur la théorie du trait.

 

Ainsi dans la théorie dite des 2D (Osgood, 1962), les traits de personnalité sont répartis en deux groupes :

les traits appartenant à la notion de la sociabilité (exemples: Sympathique; malhonnêtes…), les traits appartenant à la notion d'évaluation des compétences (exemples: compétent; dynamique…).

 

Dans la théorie dite des 5D (ou Big Five, Mc Crae et Costa, 1997), les traits de personnalités sont regroupés en cinq groupes :

 

Introversion / extraversion,

 Amical / hostile,

Consciencieuse, Stable / instable, Compétence.

 

Ces catégories proviennent des corrélations fortes observées entre les différents traits de différents tests.

 

L'approche de la personnalité selon les grands courants Behavioriste

 

La personnalité est une somme de comportements réductibles aux rapports entre stimuli et réponses. L'approche behavioriste refuse l'idée d'unité, et dans sa forme la plus extrême réduit l'individu à des centaines d'habitudes indépendante et spécifique.

 

L'approche de la personnalité selon les Cognitivistes

 

 La construction, de la personnalité, débute par la catégorisation de l'élément vu en rapport à des éléments déjà mémorisé, puis l'élément est classé à proximité des données présentant les mêmes attributs. Suit alors l'amorçage qui consiste a faciliter le traitement d'une information par une sorte de préparation qui entraîne la formation de concept trait, qui lient entre eux les différents contenus mémoriels, permettant de créer des raccourcis mentaux.

Le concept de schéma, autre concept cognitiviste important, se rapporte à un concept de catégorisation sociale s'articulant entre 3 domaines, la vision de soi, des autres, du monde et du temps. Ces trois domaines constituent la triade de Beck. Les schémas se référant aux expériences précoces du sujet, aux traumatismes, aux valeurs et préjugés de son milieu socio-éducatif et culturel. Ils sont inaccessibles spontanément, et constituent des hypothèses de la réalité à confirmer ou infirmer.

 

Stéphane De Bona

 

Double Je ou Jeu



mercredi 11 juillet 2007, a 22:33
Le Braque de Weimar

 Chers amis lecteurs,

 

L’actualité du moment est tellement passionnante que j'ai décidé de vous présenter une fois de plus, l'un de mes plus fidèles compagnons. Cette fois-ci, ce n'est pas un chat ! Muscat est un magnifique braque de Weimar. Il est maintenant âgé de 11 ans et vit ses dernières années en notre compagnie. Il est arrivé au foyer familial de mes parents pour faire la joie de toute la famille. À l'époque, nous étions encore tous réunis. C'est un chien agréable qui adore les enfants et il aime énormément les câlins. En fouillant sur le net, j'ai trouvé cette superbe description de la race. J'espère que celle-ci vous plaira !

 

Stéphane De Bona


Le Braque de Weimar est un chien du groupe 7 : Chiens d'arrêt, de la section 1 : Chiens d'arrêt continentaux, de Type braque.

Le Braque de Weimar est d'origine allemande, de la région de Weimar et de Thüringe. Il "servait" les chasseurs profesionnelles et les forestiers. Le plus commun est le braque de Weimar à poil ras, mais il existe aussi à poil long.

Description
:


Le braque de Weimar est un chien de taille moyenne à grande, il est bien musclé.
Il a une tête "sèche", un crâne en harmonie avec la taille du chien, son stop est peu marqué. Son museau est long (surtout chez les mâles) et puissant. Sa truffe est grande, de couleur chair foncé, tirant sur le gris. Ses yeux sont ronds, en position légèrement oblique, la couleur est ambre claire à ambre foncé, (les chiots ont les yeux bleus très clair). Ses oreilles sont larges et assez longues, attachées haut et étroites à leur base, elles sont légèrement arrondies aux extrémitées. Sa queue est attachée un peu bas, elle peut être écourtée.
Pour le braque de weimar à poil ras : Le poil est court, dru et très épais, bien couché, avec peu ou sans sous-poil.
Pour le braque de weimar à poil long : Le poil est souple et long, avec ou sans sous-poil. Il est lisse et légèrement ondulé, le poil velouté est admis.
Les couleurs de robe admises sont : le gris argenté, gris brunâtre, gris souris ainsi que toutes les nuances intermédiaires entre ces teintes.

Poids : de 25 à 40 kg (selon le sexe, les filles sont plus petites et donc plus légère)


Taille : de 57 à 70 cm (selon le sexe)

Caractère :


Le braque de Weimar est un chien docile, d'un caractère bien équilibré. C'est un passionné et un bon chasseur. Son flair est de qualité remarquable.

Prix : de 400 à 800 €

Marlène P.



mercredi 04 juillet 2007, a 20:12
Jour et nuit de fête entre amis

Je tiens à vous dire que j'ai dormi sur place. 

Aprés cette photo, Sarkozy était-il bourré au G8?

 

Stéphane De Bona

 

 Tu es très photogénique mon petit steph.....c'est dur les lendemains de cuite
hein ????

 

Un ami

mercredi 20 juin 2007, a 18:55
Les 10 commandements du bon automobiliste

 

Le Vatican vient de publier sur son site Internet les 10 commandements du bon automobiliste. Je vous laisse découvrirent l'essentiel du contenu. Tout est possible pour attirer les croyants, même faire de l'ethnocentrisme. J'attends vos commentaires !

 

Dépêche Reuters

 

Tu ne conduiras pas sous l'empire de l'alcool. Tu respecteras les limitations de vitesse. Tu ne considéreras pas ta voiture comme un objet de vanité personnelle, ni comme un lieu de péché.

S'écartant de son domaine théologique traditionnel, le Vatican a publié mardi son propre code de la route sous forme de dix recommandations d'ordre moral aux automobilistes.

Le document de 36 pages couvre un vaste champ allant du respect des piétons au bon entretien de son véhicule en passant par la maîtrise de ses nerfs au volant.

"La voiture tend à faire ressortir le côté 'primitif' des êtres humains", souligne ce code de bonne conduite, qui incite les conducteurs à lutter contre cette "régression psychologique" en privilégiant les "tendances nobles" de l'âme humaine, comme l'esprit de responsabilité et le contrôle de soi.

Le cinquième commandement de l'automobiliste stipule: "La voiture ne doit pas être pour toi une expression de puissance et de domination, ni une occasion de péché".

Prié, lors d'une conférence de presse, de préciser à quelle occasion la voiture peut être pour son utilisateur l'occasion de pécher, le cardinal Renato Martino a laconiquement répondu: "lorsque la voiture est utilisée comme un lieu de péché".

Les propriétaires de Ferrari et autres voitures de luxe se sentiront visés par la dénonciation des automobilistes qui utilisent leur véhicules "pour jeter de la poudre aux yeux ou comme moyen de faire de l'ombre à autrui ou de susciter la convoitise".

Les conducteurs sont enfin conviés à bien se comporter en évitant notamment "l'impolitesse, les gestes grossiers, les injures et les blasphèmes".

Intitulé "Recommandations pour un attitude pastorale sur la route", le document du Vatican encourage enfin les automobilistes à prier au volant... mais pas les mains jointes.

 

Stéphane De Bona

dimanche 17 juin 2007, a 15:56
Le courage d'être soi

  Le tour de France en fauteuil

 

Ces derniers jours, plusieurs initiatives mettent en avant des personnes handicapées. Ils veulent être les porte-parole d'une partie de la société que l'on ne reconnaît pas à sa juste valeur. Pourtant ces personnes font souvent un maximum pour se dépasser et être considéré comme égal à d'autres citoyens. Aujourd'hui c'est un jeune lorrain qui n'a pas perdu de l'extrême qui tente pour la première fois un tour de France en fauteuil roulant électrique. Il faut dire qu'il était déjà un sportif de l'extrême avant son accident. Par cette initiative, il voudrait que les pouvoirs publics prennent en compte l'idée que les difficultés, des personnes handicapées ne sont pas insurmontables. Pour lui comme pour moi, l'idée d'être mis à l'écart de la société sous prétexte de handicap est intolérable. Je pense que nous pourrions apporter énormément aux jeunes générations. Tous les matins, nous sommes obligés de nous dépasser pour avoir une vie quasi normale. Il nous faut pour cela, apprendre que l'existence n'est pas un long fleuve tranquille et acquérir le goût de l'effort. J'encourage toutes les personnes valides et handicapées à le soutenir dans son périple en le rejoignant lors de son passage dans votre vie. Cette aventure est une magnifique leçon de vie !

 

Dépêche AFP

 

Jonathan Mandala, 33 ans, ancien voltigeur paralysé après une chute, a fait étape samedi à Paris, après avoir parcouru près de 2.000 km en fauteuil roulant dans l'espoir de "changer le regard" sur le handicap et de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics.

Le jeune homme s'est d'abord arrêté à Vincennes (Val-de-Marne), où il a parcouru les derniers mètres sous un ciel chargé et quelques gouttes de pluie, avant d'être chaleureusement accueilli par une vingtaine de personnes.

 

 "Ca va, pas la pêche, mais ça va", a-t-il lancé à l'arrivée en masquant sa fatigue, visiblement ravi par son périple.

En fin d'après-midi, il a symboliquement remonté les Champs-Elysées au côté d'une cinquantaine de personnes, également en fauteuil roulant, a indiqué à l'AFP Roland Brou, l'un des accompagnateurs.

 

 

 

Parti le 20 mai de Creutzwald (Moselle), Jonathan Mandala a effectué son tour de France à une vitesse maximale de 10 km/h, accompagné d'une fourgonnette munie d'un gyrophare et d'un panneau "Convoi exceptionnel".

 

Un parcours en forme de coeur - 2.800 km au total - jalonné d'une trentaine d'étapes dont Grenoble, Toulouse, Poitiers, Montpellier, Tulle, Limoges, Lisieux ou Rouen.

Quatre bénévoles l'ont suivi dans son aventure.

 

En novembre 1998, voltigeur spécialisé dans la pose d'antennes et de câbles, le jeune homme avait fait une chute de 26 mètres alors qu'il descendait en rappel d'un pylône de téléphonie mobile.

Cet accident du travail l'a cloué dans un fauteuil roulant, après l'avoir plongé pendant 2 mois et demi dans le coma et l'avoir privé pendant deux ans de l'usage de la parole.

 

Restaurants, boutiques, guichets: lassé de ne pouvoir accéder à environ 70% des commerces de sa ville, le jeune homme lance il y a un an, d'abord sous forme de boutade, l'idée de ce tour de France. "Pour que la France bouge!" aime-t-il répéter.

Son but: sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics aux conditions de vie des handicapés.

Et d'évoquer cette soirée où il n'a pu accompagner ses amis au restaurant à cause de quelques marches. Ou ses difficultés pour soigner une rage de dents, peu après son accident, parce qu'aucun dentiste n'était accessible en fauteuil. "On se sent vraiment seul dans ces cas-là", lâche-t-il.

 

Ce tour de France vise aussi à faire évoluer le regard des autres, même s'il y a "déjà une prise de conscience" et améliorer la prise en charge du coût des fauteuils (environ 12.000 euros pour un fauteuil électrique), explique M. Mandala.

Reçu au ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité avant de remonter les Champs-Elysées, il a remis une pétition de quelque 5.000 signatures, a précisé M. Bour.

 

Egalement disponible sur son site internet (www.mkd.fr/tfj), le texte demande notamment "une meilleure accessibilité des bâtiments publics ou privés aux personnes à mobilité réduite", et "que l'on change de regard sur les gens +différents+".

 

Dans un communiqué, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a précisé qu'il rencontrerait "personnellement Jonathan Mandala ainsi que des représentants de son association le 27 juin".

 

Prochaines étapes: Bobigny, Soissons, Reims, Châlon-en-Champagne, Verdun, Metz et encore quelques kilomètres avant la fin de l'aventure prévue le 24 juin à Creutzwald.

 

Stéphane De Bona

samedi 16 juin 2007, a 11:24
Le remarquable geste de Miss France 2007

C'est par un beau geste, que Miss France 2007 a choisi de s'illustrer. Elle a décidé de remettre sa couronne de Miss à sa première dauphine, alors qu'elle se trouve à mi-mandat. Elle voudrait par ce geste, faire réagir la communauté internationale au sujet du handicap.

 

 

 Comme le dit souvent Mme de Fontenay, les canons de la beauté sont plus beau que ceux de la guerre.

 

Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007, a indiqué vendredi à l'AFP qu'elle souhaitait céder sa place à sa première dauphine Miss Limousin, malentendante, pour représenter la France au concours Miss Monde prévu le 1er décembre en Chine.

"Sophie Vouzelaud n'a pas encore accepté mais j'espère qu'elle le fera. J'ai représenté la France pour Miss Univers. Miss Limousin mérite de participer, elle aussi, à un concours international", a ajouté Miss France.

"Sophie est malentendante et je crois que ce serait très bien que la France, par cet intermédiaire, prouve qu'elle lutte contre le handicap et qu'elle réveille les consciences."

 

La sodarité existe même chez les Miss!

 

Stéphane De Bona



mercredi 06 juin 2007, a 19:54
Mon CV

Je recherche un emploi à temps Partiel sur Metz ou dans les environs proches ( maximum: 6 km.) .

 

DE BONA Stéphane

5, rue de Paris

57000, Metz, FRANCE.

Téléphone du domicile : 03 87 31 46 53

Téléphone Portable : 06 15 56 30 76

E-mail : s2bona@yahoo.fr

 

 

 

DOMAINE DE COMPETENCE

 

ADMINISTRATIF

 

       Courrier administratif

       Dossier de demande de subvention

       Création d’un budget prévisionnel

       Projet de récolte de fonds

       Gestion de la logistique

       Accueil des personnes

       Animation de réunion

 

Social

 

      Evaluation des besoins de la famille ou de la personne

      Aide aux besoins alimentaires

      Soutien moral

      Soutien scolaire aux enfants

      Gestion du budget d’un ménage

      Soutien à l’élaboration d’un projet d’avenir

 

 

Activités associatives

 

       Depuis Février 2005 Président de l’association d’aide aux personnes handicapées et à la cohésion sociale « Elan-Humain 

     De Février 2001 à Novembre 2004 Président de l’association de philosophie de Metz “ Le Jardin “

    Depuis Août  2000 Membre du comité Départemental du Secours Populaire Français

  Depuis Juin 1997  Secrétaire du comité du Haut-Plateau du Secours Populaire Français

 

 

Expérience PROFESSIONNELLE

 

Octobre 2006 Parution Le Totalitarisme un péril pour le 21ème siècle PUBLIBOOK

 

Du 30 Octobre 2003 au 31 Janvier 2004 Cours de soutien bénévole en philosophie à une élève de terminale du lycée Fabert de Metz

 

Du 1 Juin 2003 au 31 Juin 2003 Vacataire de la commission handicap, Université de Metz

Élaboration de la journée handicap sur le campus du Saulcy.

Révision et remise à jour du plan d’accessibilité de l’Université de Metz.

 

Du 18 Février 1996 au 1er Mars 1996 Stagiaire en administration, Mairie d’Amanvillers

Approfondissement de mes connaissances en administration et en informatique. A mon initiative : Élaboration d’un listing de classement pour le contrat Ville-Enfants-Jeunes, et d’une plaquette de présentation de la Mairie.

               

 

FORMATION

 

2003-2004    Niveau MASTER de Philosophie              

2002-2003    MAITRISE de Philosophie, Centre Universitaire de    Luxembourg Lettres et Sciences Humaines, Luxembourg

2002-2003    MAITRISE d‘ethnologie, UFR Sciences humaines et Arts, Metz

1995-1996    Baccalauréat STT ACA, Option Informatique Lycée de la Salle, Metz

jeudi 24 mai 2007, a 16:47
Connaître mes lecteurs

Depuis sa création l’audience de ce blog augmente régulièrement, c’est pour cela que j’organise un petit sondage pour mieux vous connaître, d’autant plus que je viens de recevoir mon premier chèque de droits d’auteur et que mes ventes ne décollent pas. Je souhaiterai y remédier au plus vite. Lors d’un prochain sondage, j’essaierai alors de cibler vos attentes. En attendant, bon vote et à demain ! Ce sondage est ouvert jusqu’au 24 Juin 2007.

 

Stéphane De Bona

 

Un petit sondage



mardi 22 mai 2007, a 12:12
Comportement de Star people

    Après les frasques de Paris Hilton, qui a roulé sans permis et en état d'ivresse aux États-Unis et qui de ce fait va passer 45 jours à l'ombre (pas sur une plage, mais bien en prison), sa compère de toujours Britney Spears refait parlait d'elle dans les journaux People. Espérons que les stars françaises en arriveront pas à la ! Par l'intermédiaire de son site Internet la jeune chanteuse remercie ses fans pour leur soutien lors de sa cure de désintoxication d'une bien curieuse manière. Voici la dépêche AFP que plusieurs journalistes ont pu voir apparaître sur leur ordinateur : voir ci-dessous.

 

Stéphane De Bona

 

Britney Spears remercie ses fans... les seins nus

 

C'est les seins nus adroitement cachés par ses bras que la chanteuse Britney Spears a remercié ses fans pour leur soutien au moment de ses difficultés.

La star, qui s'est entièrement rasée la tête, a suivi une cure de désintoxication et mis fin à son mariage, a posté sur son site internet une photo d'elle apparaissant nue jusqu'à la taille, seulement vêtue d'une paire de longs gants blancs remontant jusqu'aux coudes, croisés sur les seins.

"La raison de cette lettre est que chacun sache que ses prières m'ont véritablement aidée", écrit la chanteuse dans un courrier affiché à côté de la photo. "J'ai le bonheur que vous teniez à moi suffisamment pour être inquiets et je continuerai à vivre dans cet état joyeux avec chacun de vous près de moi pendant ces moments pénibles", a-t-elle dit.

"Nous sommes tous des lumières du monde et nous avons tous besoin d'inspirer les autres", a-t-elle dit.

Britney Spears, 25 ans, l'une des chanteuses les mieux payées au monde, a fait la "une" des magazines ces derniers mois pour ses déboires conjugaux avec Kevin Federline, père de ses deux jeunes fils, dont elle s'est séparée l'an dernier, et pour son comportement bizarre. A la mi-février, elle s'était rasée la tête sous les objectifs des paparazzi avant d'entamer une cure de désintoxication.

 

Dépêche AFP

 



dimanche 20 mai 2007, a 13:44
Problème de connexion

   

 

Je tiens à m’excuser auprès de tous mes lecteurs réguliers pour l’absence d’article durant cette dernière semaine, mais j’ai eu une grave anomalie  de connexion. Je pense maintenant que le problème est réglé, cela m’a permis d’avancer dans la préparation de prochain livre. Sa rédaction devrait être finie dans environ  3 mois. Merci pour votre patience et votre fidélité. C’est avec une grande joie que je vous retrouverai, dés demain pour des articles quotidiens. 

 

Stéphane De Bona



mardi 01 mai 2007, a 12:03
Challenge Handicap et Technologie

    



Une idée généreuse dans l’intérêt de tous


Depuis octobre 2002, Les étudiants de l’IUP Génie Mécanique et Productique de l’Université de Metz et différents partenaires tentent d’organiser un challenge Handicap dont les buts sont d’améliorer la mobilité, la communication, les loisirs et l’insertion des personnes en situation de handicap.


L’idée du challenge est apparue suite à un constat simple : «Les besoins des personnes handicapées et ceux des étudiants pouvaient se rejoindre».

Pour les premiers : afin que la société française et plus largement européenne prennent conscience des difficultés rencontrées par les personnes porteuses de handicaps divers.

Pour les autres : de rendre plus concrète leur formation à travers la réalisation de projets intéressants et utiles.

Ce concours est ouvert à tous les établissements d’enseignement supérieur et secondaire (lycées, BTS, IUT, Universités de toutes disciplines) français et européens.


Pourquoi un challenge ?


Le challenge « handicap & technologie » propose une rencontre et une compétition amicale aux étudiants et lycéens, ainsi qu’aux associations et aux entreprises concernées, tous les 2 ans, sur des réalisations dont ils ont eu l’initiative, sur des critères d’utilité technique ou sociologique notamment.


Le thème général de ce challenge est la conception et la réalisation de dispositifs technologiques ou sociologiques autour de l’autonomie et la citoyenneté des personnes porteuses de handicap.



Il se décline sur 4 thèmes :


1)  autour du fauteuil (mobilité)

2) autour de l’ordinateur (information)

3) autour des loisirs (loisirs)

4) autour de partenariats (citoyenneté)


De nombreux établissements de toute la France ont déjà montré un intérêt certain pour ce challenge et ont commencé à travailler sur les projets qu’ils y présenteront : Par exemple, on peut citer, à Metz, l’IUP GMP, l’IUP IHM, l’IUP GSI, l’ENIM, l’IUT GMP, et ailleurs en France, l’IUT GMP de Brest, l’IUP de Lorient, des établissements de Toulouse, de Tarbes, etc…

 

Les informations pour nous contacter :


L’adresse mail : challenge.ht@laposte.net

 

Site Internet : http://challenge-ht.sciences.univ-metz.fr

 

Toutes les suggestions sont les bienvenues, mêmes les idées paraissant les plus saugrenues.

Une équipe solide s’est constituée autour de plusieurs filières de l’Université de Metz (IUP GMP, IUP GSI, DESS ISI, DEA Ethnologie et Philosophie, IUT GMP, ENIM ….) pour l’organisation de l’épreuve. 

 

CETTE ANNEE, LE CHALLENGE QUI EST DEVENU UNE GRANDE FÊTE AURA LIEU DU 4 AU 5 MAI.  DECOUVERTE DES REALISATIONS ET FÊTE CULTURELLE. VENEZ NOMBREUX !

 

 

Stéphane De Bona



jeudi 19 avril 2007, a 11:36
Palais d'été "une jeunesse chinoise"

 

Réalisateur Lou Ye

 

Né à Shanghai en 1965, il étudie le cinéma à Pékin puis travaille comme producteur et assistant réalisateur sur plusieurs longs métrages, tout en signant parallèlement quelques courts métrages.
Lou Ye est un des dignes représentants de la nouvelle génération du cinéma chinois. Son premier long-métrage WEEKEND LOVER (inédit en France) remporte le prix Fassbinder en 94. Il retourne ensuite à la production et favorise alors la naissance de " Super City ", un projet de dix longs-métrages mis en scène par les meilleurs jeunes cinéastes chinois. Son deuxième long métrage, SUZHOU RIVER, est donc une vraie découverte. En tant que cinéaste de la " 6ème génération " (en opposition aux cinéastes de la 5ème génération, plus réfractaires à l'occidentalisation et auteurs de films sur la Chine ancestrale), Lou Ye s'autorise à aborder dans son film des thèmes plus modernes, voire occidentaux comme l'image de la sirène, un personnage qui n'existe absolument pas dans la mythologie chinoise.
Il emploie également dans SUZHOU RIVER la méthode de la caméra subjective, procédé assez rare dans le cinéma chinois, le caméraman étant ainsi le narrateur. Cette technique introduit alors un sentiment de réelle intimité avec les personnages et permet de faire partager aux spectateurs la fascination du narrateur pour sa jeune héroïne.
Il use également d'une liberté de ton qui fait penser à un conte qui aurait été inventé au fur et à mesure du récit, ce qui fait de SUZHOU RIVER un film à la fois beau et intrigant.
Tourné clandestinement, caméra à l'épaule dans les rues de Shangai, il a été interdit en Chine.

  La censure chinoise a fait une nouvelle victime en bannissant, ce lundi 4 septembre, le réalisateur Lou Ye du pays en réponse à la présentation de son "Palais d'Eté" au dernier Festival de Cannes.

 

Lou Ye a été banni pour cinq ans par la censure chinoise pour avoir présenté, sans l'autorisation du gouvernement, son dernier film Palais d'été en compétition officielle dans le cadre du 59e Festival de Cannes. Lou Ye faisait déjà partie de la "liste noire" à l'issue de la victoire de Suzhou River au Festival du Film de Rotterdam en 2000. Palais d'été raconte les amours très tourmentées d'un couple d'étudiants, tout en évoquant le mouvement universitaire en faveur de la démocratie, place Tian an men à Pékin, qui a été réprimé dans un bain de sang en juin 1989. C'est de tous les sujets celui qui reste le plus tabou en Chine.

Une censure omniprésente

Alors que les autorités chinoises se disent depuis ces deux dernières années plus tolérantes à l'égard de la nouvelle génération de réalisateurs familiers des tournages quasi-clandestins, la mésaventure de Lou Ye confirme le fait que la censure chinoise existe belle et bien, et qu'elle est encore loin de laisser une totale liberté aux cinéastes. D'autant que le réalisateur de Palais d'été n'est pas le seul à avoir dû affronter le courroux du gouvernement : Zhang Yuan s'était en effet retrouvé bloqué en Chine durant un an à la suite de la présentation, à Cannes en 1997 dans la sélection Un Certain Regard, de East Palace, West Palace, traitant de l'homosexualité. Plus récemment, Yu Lik Wai a été accusé en 2003, avec la sortie de All tomorrow's parties, d'avoir réalisé un pamphlet contre le Parti Communiste : il a ainsi écopé d'une interdiction de travail. Hormis pour certains films tournés dès le départ sans aucune autorisation du gouvernement, l'accord final de la censure doit être négocié point par point, au risque de voir la liberté artistique largement amoindrie. La Chine a beaucoup de progrès à faire pour devenir un pays qui respecte les droits de l’homme et du citoyen. La liberté artistique est une des nombreuses valeurs qui doivent être garanties dans une démocratie digne de ce nom. Les quelques scènes érotiques du films n’ont rien à voir avec les causes réelles de la censure, mais c’est bien « les événements historiques de la place TIAN AN MEN » relatés dans cette œuvre qui dérangent le gouvernement chinois. Je vous invite à aller voir le film, dés sa sortie en France.

 

Stéphane De Bona        

   



jeudi 12 avril 2007, a 20:53
Comment peut-on perdre son temps sur internet ?

 

Une étude en Angleterre que l’on pouvait surfer sur internet seulement pour perdre son temps et vaincre son ennui. Voici de quoi faire craquer votre patron : 

 

Deux internautes britanniques sur trois perdent une partie considérable de leur temps à naviguer sur internet sans véritable but, montre une étude du cabinet YouGov.

 

Nombre d'employés se laissent distraire par l'information quasi-illimitée disponible sur le web et se laissent aller au "wilfing" en anglais, abréviation de "What Was I Looking For" (Qu'est ce que je cherchais ?).

Les "wilfers" d'outre-manche perdent quelque deux jours de travail par mois à errer sur internet, les hommes ayant une plus grande propension que les femmes à se livrer à ce type d'activité et les sites les plus visités étant ceux de commerce en ligne, indique l'étude publiée mardi.

 

Mais les "wilfers" ne font pas seulement perdre temps et argent à leur entreprise. Un tiers des hommes interrogés avouent que leurs visites répétées sur des sites pour adultes ont provoqué une dégradation de leur relation amoureuse.

 

Stéphane De Bona

 

lundi 19 mars 2007, a 11:18
Conférence

  Le CEAQ [Centre d’étude sur l’Actuel & le Quotidien]

et le GEMMI [Groupe d’Etudes sur le Mythe & le Monde Imaginal]

 

le jeudi 22 Mars 2007 à 16h00   

Salle J 233 bâtiment Jacob (2ème étage)

45 rue des Saints-Pères 75006 Paris

 

Handicap & Solidarités

Du regard d’autrui à l’intégration sociale

 

 

avec Stephane De Bona, jeune infirme moteur-cérébral, philosophe et écrivain,

 Anthony Mahé, responsable du GEMMI et Frédéric Vincent, sociologue au CEAQ.

 

 

A travers son expérience de la solidarité, Stéphane De Bona tentera d’expliquer le rapport entre les institutions et le handicap, en questionnant entre autres les conditions d’accessibilité dans les zones urbaines et rurales. Ceci l’amènera ensuite à analyser le regard d’autrui sur le handicap, ainsi que les moyens mis en place pour intégrer socialement la personne handicapée avant de présenter les nouvelles formes de solidarité dans le monde et la manière de les soutenir pour qu’elles se développent. Il présentera, pour conclure, les différents modes de reconnaissance, qu’il abordera dans son prochain ouvrage, à même de conduire à un processus menant les individus à être solidaires.

lundi 05 mars 2007, a 19:58
Encore un petit peu de promo !

   

 

Depuis la sortie de mon livre, le 6 Octobre 2006, je n’ai reçu aucune indication en ce qui concerne mes ventes. J’espère avoir une bonne surprise à la fin du mois d’Avril en touchant mes premiers droits d’auteur avec l’espoir qu’ils ne soient pas trop pitoyables. Avec 5 % du montant de la vente, je ne vais certainement pas faire fortune, pour le moment, à moins qu’une bonne fée se soit penchée sur mon manuscrit. J’ai constaté récemment que le site Amazon.fr était en cours de réapprovisionnement de mon ouvrage. De plus, mon blog augmente de mois en mois son nombre de visiteurs. Est-ce simplement des petits curieux égarés par hasard sur un blog inconnu ou des fidèles lecteurs cherchant à vouloir connaître mes futurs projets éditoriaux ? Dans tous les cas, je vous remercie pour votre fidélité ainsi que pour les témoignages de soutien ou les critiques  qui m’arrivent presque chaque jour par mail. Excusez moi, par avance, de ne pas pouvoir répondre à tous dans des délais raisonnables. Enfin, mon emploi du temps vient d’être enrichi puisque l’on m’a proposé de donner une conférence à l’Université de la Sorbonne ayant pour thème : la solidarité et les institutions. Vous pourrez retrouver un bref résumé de ma future intervention ainsi que la date et l’horaire en consultant le site : http://sdbmeslivres.site.voila.fr à la rubrique : agenda.

 

Stéphane De Bona

vendredi 23 février 2007, a 10:47
La paix au Moyen Orient viendra des femmes

  Les initiatives de la Reine Rania de Jordanie

 

Depuis son mariage avec le roi Abdallah II de Jordanie, la reine Rania a beaucoup œuvré pour la libération des femmes jordaniennes et pour établir l’égalité des droits dans son pays. Ce challenge, loin d’être gagné au début du règne de son mari, semble être aujourd’hui sur la voie de la réussite. Les deux jeunes souverains ont entamé une modernisation rapide de leur pays. Avec l’aide de son mari, Rania de Jordanie organise un circuit à vélo ralliant Beyrouth à Jérusalem passant par Amman, Damas, et Ramallah pour « appeler à la paix et promouvoir une participation active des femmes à la résolution des conflits dans la région ». Le départ sera donné le 6 Avril 2007 et près de 300 femmes de toute nationalité s’apprêtent à y participer. La reine Rania a trouvé le soutien de la femme du président Syrien Asma Al-Assad qui n’est pourtant pas un modèle en matière de démocratie et des droits de l’homme.

 

Biographie du couple Royal Jordanien

 

Rania Al-Abdullah de Jordanie, née le 31 août 1970 au Koweït, est l'actuelle reine de Jordanie depuis le 7 février 1999. Elle est l'épouse du roi Abdallah II depuis le 10 juin 1993.

Elle a fait ses études primaires et secondaires au Koweït puis a obtenu un diplôme, le "Bachelor’s degree in Business Administration" en 1991 à l'Université Américaine du Caire en Égypte.

 

Abdallah II, né le 30 janvier 1962 à Amman, est le roi de Jordanie depuis le 7 février 1999 et succède à son père Hussein de Jordanie. Il représente la dernière génération de la famille des hachémites, il est le 43e descendant en ligne directe de Mahomet.

Il fait ses études à Amman, à St Edmund en Angleterre, puis son secondaire aux Etats-Unis. Il entre à l'Académie Royale de Sandhurst en 1980 puis à l'université d'Oxford en 1982. De retour en Jordanie, il entre dans l'armée jordanienne où il fait une carrière d'officier.

Il n'était pas destiné à devenir roi, le prince héritier étant Hassan, frère du roi Hussein, depuis 1965. Mais le 24 janvier 1999, treize jours avant son décès, celui-ci désigne Abdallah.

 

Ils ont quatre enfants :

 

Hussein, né le 28 juin 1994 Iman, née le 27 septembre 1996 Salma, née le 26 septembre 2000 Hashem, né le 30 janvier 2005. La paix au Moyen Orient viendra des femmes

Le couple royal jordanien a la capacité de rapprocher le Moyen-Orient de l’Occident et des autres parties du monde. Leur éducation est multiculturelle et aidera à rassembler les diverses visions du monde. Chacun peut, à sa manière, participer à cette refondation du monde qui est  la seule garantie de l’existence à long terme de l’humanité.

 

Stéphane De Bona

jeudi 22 février 2007, a 12:15
Le statut des femmes dans les banlieues

   

 

Je lisais avant-hier, dans « Libération », que le nom « beurette » était assimilé sur le web à une catégorie sexuelle. J’ai eu du mal à y croire. Pour en avoir le cœur net, j’ai tapé le mot « beurette » sur plusieurs moteurs de recherche. En effet, ce mot envoie à des sites pornographiques ou érotiques, ce qui est proprement scandaleux. Réduire les femmes musulmanes à des objets de désir exotiques nous renvoie à notre passé colonial et donc, à une domination de l’Occident sur l’Orient.

 

« Beurettes » en danger

 

Les banlieues ne sont-elles pas les derniers vestiges de notre domination mondiale ? Lors des émeutes, en 2005, les seules à rentrer en résistance et à appeler leurs fils ou leurs frères à cesser ce mouvement de révolte ont été les femmes musulmanes. Elles constituent l’essence des mouvements associatifs qui participent à la réhabilitation de l’image de la banlieue et mettent en exergue la réussite sociale de quelques uns. Par leur niveau d’étude souvent plus brillant que celui des hommes et leur sens de l’innovation, elles montrent que l’ascenseur social n’est pas totalement en panne. L’image qu’en renvoie internet ne peut les mettre qu’en danger. Celle-ci ne fait que renforcer les points de vue extrémistes des islamistes à l’étranger ; ils peuvent s’appuyer sur ces documents pour expliquer que les peuples occidentaux sont dépravés en montrant que l’avenir de leurs femmes, dans ces pays, est fortement compromis. Pourtant, cela est loin d’être la réalité. Ce sont peut-être elles qui, par leur rigueur, leur volonté et leur sens moral vont sortir la France et ses banlieues de sa morosité. Sous prétexte de chercher un peu d’exotisme à nos portes, nous nous donnons l’autorisation d’humilier des femmes qui auraient pourtant le droit à toute notre estime.

 

Les femmes de toute catégorie ethnique sont les plus fragilisées

 

Un récent sondage vient de montrer que les individus de la société française les plus fragilisées sont les femmes. En effet, notre pays reste un état de machos. Plusieurs années après le vote dans notre assemblée, de la loi sur la parité, nous restons le plus mauvais élève des états européens. Les femmes ont pourtant une capacité de travail deux fois supérieure à celle des hommes, puisque après avoir effectué leur journée de salariée ou de chef d’entreprise, elles enchaînent à leur domicile avec les tâches ménagères, et ce sont aussi elles, comme nous l’avons vu ci-dessus, qui mènent la vie associative la plus active. Les hommes ne sont toujours pas sortis de leur statut de « coq en pâte ». Après ce constat, nous sommes à même de nous demander si les français sont prêts à être dirigés par une femme. Quoiqu’il en soit, le combat des nouvelles féministes comme par exemple le mouvement « ni pute, ni soumise » va devoir porter sur la réduction des inégalités en matière de salaire et de condition de travail ainsi qu’à l’obtention de nouveaux droits limitant l’emprise masculine sur la gente féminine. Nous devons faire pression sur le nouveau futur président de la République pour qu’il fasse admettre aux chefs d’entreprise que les congés parentaux doivent être pris dans d’égales proportions par les hommes et les femmes. Cette mesure devrait être rendue obligatoire afin de responsabiliser les hommes dans leur rôle nouveau au sein du ménage et réhabiliter l’image paternelle. Elle doit être celle de l’autorité mais aussi celle du partage et de l’attention envers leur épouse et leurs enfants.   

 

Stéphane De Bona     



mercredi 21 février 2007, a 16:07
Le Carême

  Aujourd’hui s’ouvre la période de carême chez les chrétiens. Il débute, après le Mardi Gras, par le Mercredi des Cendres. Au cours d’une célébration, les catholiques se font signer d’une croix par des cendres sur le front. Ce symbole rappelle que l’homme n’est que poussière et qu’à la fin de sa vie, il retournera à la terre, en poussière. Le Mercredi des Cendres est l’un des deux jours de jeûne, avec le Vendredi Saint, du calendrier actuel de l’Eglise catholique. C’est un jour de pénitence qui doit aider l’homme à se repentir de ses fautes afin d’obtenir le pardon de Dieu. C’est le début d’une période de 40 jours destinée à faire preuve de repentance, de plus de charité dans le but de fortifier sa foi. Elle se termine le jour de Pâques, avec la résurrection du Christ. Le chiffre 40 exprime une attente qui se conclue par un changement. En effet, on le retrouve souvent dans la bible évoquant des périodes difficiles pour l’homme (40 jours de Déluge, 40 ans de l’Exode des Hébreux, 40 jours de tentation de Jésus dans le désert de Judée, …).

 

Le Christ, et l'Eglise à sa suite, nous propose trois moyens concrets pour vivre le Carême : la prière, le jeûne et le partage.

 

La prière : Découvrir et approfondir la présence vivante et vivifiante du Christ dans notre coeur. La prière et les sacrements constituent la clef de voûte de toute la vie chrétienne.

Le jeûne : Ce n'est pas tellement à la mode. Nous sommes invités à nous passer du superflu et même du nécessaire pour signifier concrètement que, ce qui seul nous est nécessaire, ce qui seul peut combler notre coeur, c'est le Christ. "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné en plus". Ce jeûne creuse en nous le désir de Dieu. Il ne s'agit donc ni d'accomplir des prouesses ascétiques, ni de suivre des régimes amaigrissants, mais de nous préparer à recevoir Celui qui en se donnant, nous donne tout. Ces efforts peuvent porter sur la nourriture - c'est le premier sens du jeûne - mais aussi sur bien d'autres points qui tiennent une certaine place dans nos vies : TV, loisirs...

Le partage : Ce que nous avons et ce que nous sommes sont des dons que Dieu nous fait pour que nous puissions en faire participer ceux qui nous entourent. En parlant des premiers chrétiens, saint Luc écrivait, qu'ils n'avaient qu'un coeur et qu'une âme, qu'ils étaient fidèles à la prière et qu'ils mettaient tout en commun. Ce temps du Carême nous invite ainsi à mettre en commun, à partager, ce que nous avons et ce que nous sommes; c'est-à-dire nos biens matériels, ainsi que notre temps, nos compétences...

On peut noter que la période du Ramadan, tant décriée par les autres confessions, fait appel aux mêmes principes que le Carême. Les trois religions du Livre, le Judaïsme, le christianisme et l’Islam sont des religions de tolérance et de partage. Elles ont un pilier commun : la charité qui donne aux croyants l’espérance d’accéder au monde futur, aux côtés de Dieu.

 

Stéphane De Bona   

 

lundi 19 février 2007, a 20:05
Les ombres de la France

  Maurice Papon (né le 3 septembre 1910 à Gretz-Armainvilliers, Seine-et-Marne et mort le 17 février 2007 à Pontault-Combault, Seine-et-Marne), était un homme politique et haut fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité pour des actes commis en tant que fonctionnaire du régime de Vichy. Préfet de police de Paris entre 1958 et 1967, il est également connu pour son rôle capital dans la répression sanglante des manifestations du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962.

Même mort, il fait encore parler de lui ! Son avocat, maître Francis Vuillemin, a déclaré que son client serait enterré avec la légion d'honneur, affirmant dans un communiqué : « Je veillerai personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle lui a remise de ses propres mains, pour l'éternité. ». Toutefois, ce choix ne change rien à la décision officielle d'annulation de la décoration après sa condamnation. La France en aura-t-elle peut-être bientôt finie avec les ombres de son passé ? On peut penser que non, car Jean-Marie est toujours bien vivant. Il a réussi à introduire son discours fasciste dans tous les esprits. La droite française comme la gauche n’a tiré aucune leçon du 21 Avril 2002, puisque celle-ci mène une politique qui ne change pas de registre depuis cette date. Aujourd’hui, nos politiques ont oublié qu’ils ne sont que les représentants de la France dans le monde, au nom du peuple français. La France est-elle ingouvernable ? Non, les français sont seulement des individus qui rêvent de la grandeur passée de leur pays, et ils n’ont toujours pas intégré les changements rapides de notre civilisation. Je terminerai en affirmant qu’un peuple qui a peur du changement est un peuple dangereux. A nous de prouver que nous sommes responsables et que nous sommes encore capables de faire preuve d’innovation.  

 

Stéphane De Bona

mercredi 14 février 2007, a 17:14
Vers une mondialisation de la culture

  Biographie de Norbert Elias

 

Elias est né en Allemagne à Breslau, ville aujourd'hui polonaise. Il est issu d'une famille aisée d'intellectuels juifs particulièrement intéressés par la psychanalyse. Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il fait rapidement une dépression nerveuse et est jugé inapte puis exempté. Il entreprend, dès 1918, des études de philosophie et de médecine (universités de Breslau, Heidelberg, où il se forme à la sociologie allemande, et Fribourg). La psychanalyse freudienne est alors en plein essor. En 1930, il devient l'assistant de Karl Mannheim à l'Institut für Sozialforschung de Francfort. Fuyant l'Allemagne nazie, il s'exile en 1933 en Suisse, puis en France, où il essaye en vain de trouver un poste.Amie de Alexandre Koyré, le grand spécialiste de l'histoire des idées. Il arrive en Angleterre en 1935, où il passera une grande partie de sa carrière. Au début cependant, Elias ne parle pas l'anglais et il a du mal à faire connaître ses travaux en allemand. Il vit d'emplois précaires à Londres. De 1945 à 1954, il donne ainsi des cours particuliers à la London School of Economics. Finalement, il obtient en 1954 un poste d'enseignant à l'université de Leicester et devient en 1956, à 59 ans, professeur de sociologie.

Sa thèse sur la société de cour, rédigée en 1933 (mais jamais soutenue), tout comme son premier ouvrage sur le « processus de civilisation », paru en allemand, à Bâle, à la veille de la guerre, ne se diffusent qu'à partir de 1969 avec leur réédition en Allemagne. Très tardivement traduits en anglais (Sur le processus de civilisation ne le fut qu'en 1978 et 1982), ses ouvrages ne le furent en français que plus tardivement encore. Ils portent sur de nombreux thèmes :

 

l'histoire de l'auto-contrôle de la violence et l'intériorisation des émotions ; le sport ; la musique ; le rapport à la mort ; le rapport au temps.

 

Une citation :

 

« La mort ne recèle aucun mystère. Elle n'ouvre aucune porte. Elle est la fin d'un être humain. »

 

 

Les mœurs et les civilisations

 

Norbert Elias a été un précurseur de la société moderne. Il a décrit à travers son ouvrage principal « La civilisation des mœurs » des phénomènes culturels auxquels la sociologie et l’ethnologie ne donnaient pour ainsi dire aucune importance. Ses études sont  le prolongement de la pensée de Marcel Mauss. Le dernier ouvrage paru de son vivant « La société des individus » démontre en trois chapitres le processus de mondialisation sur les sociétés humaines, et décrit les étapes que nous sommes entrain de vivre. La mondialisation ou la globalisation se fera en plusieurs étapes pour que l’humanité toute entière ne forme plus qu’une seule et unique « société-monde », pour son bien mais aussi pour son malheur. Les conflits entre les civilisations que nous vivons actuellement sont la conséquence des différences de mode de développement à travers les diverses nations de la planète. Nous souhaitons chacun imposer notre mode de développement pour garder nos caractéristiques culturelles propres. Aujourd’hui, l’occident est la partie du monde qui a été le plus loin dans son développement industriel et économique. Par conséquent, il souhaite l’imposer au reste du monde, mais il se trouve confronté à un paradoxe que le sociologue Bertrand Badie appelle « l’impuissance de la puissance ». On peut définir ce concept comme suit : à un espace de puissance s’opposent désormais des autres formes nouvelles de construction de l’espace mondial. Du court temps de la puissance économique se distingue celui du moyen, des mobilisations sociales et celui beaucoup plus long de la transformation totale des sociétés en une seule et unique par diffusionnisme. Pour illustrer cette évolution des mœurs à l’intérieur d’une même société, je vous invite à vous reporter aux extraits du "manuel scolaire catholique d’éducation domestique des femmes en 1960",et de "La sociologie est un sport de  combat" 2001 (question à Pierre Bourdieu en 1997) ci-dessous. Vous pourrez ainsi constater que les mœurs ont bien changé.

 

 

Stéphane De Bona

 

 

 

AUTHENTIQUE extrait d’un manuel scolaire catholique d’ECONOMIE DOMESTIQUE pour les  femmes, publié en 1960.

 

 

FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRET

 

Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d'un accueil.

 

SOYEZ PRETE

 

 Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. II a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte quelle le soit.

 

RANGEZ LE DÉSORDRE

 

Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.

 

PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L’ANNÉE

 

Il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

 

RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM

 

 Au moment de son arrivée. Éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes.

Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

 

ECOUTEZ-LE

 

 Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que tes vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

 

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON

 

Ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

 

NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES

 

 Ne vous plaignez pas sil est en retard à la maison pour le souper ou même s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement.

Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou daller s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures.

Parlez d’une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu·en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

 

L'ORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE

 

 Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il na nul besoin de travail supplémentaire.

Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

 

A LA FIN DE LA SOIRÉE

 

 Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde extérieur de manière positive.

Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.

 

BIEN QUE L'HYGIÈNE FÉMININE

 

Soit d'une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train.

Cependant, assurez-vous d'être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

 

EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI

 

 Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

 

SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT

 

 Acceptez alors avec humilité tout en gardant à "esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d'une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

 

SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES

 

 Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d1enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement; ajustez vos vêtements, rafraîchissez vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

 

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL

 

Afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.

 



mardi 13 février 2007, a 15:59
La Saint-Valentin devenue fête commerciale

    

Histoire de la Saint-Valentin

 

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.

À l'origine fête de l'Église catholique, le jour de la Saint-Valentin n'aurait pas été associé avec l'amour romantique avant le haut Moyen Âge. La fête est maintenant associée plus étroitement à l'échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu'un cœur ou un Cupidon ailé.

À l'envoi de billets au XIXe siècle a succédé l'échange de cartes de vœux. On estime qu'environ un milliard de ces cartes sont expédiées chaque année à l'occasion de la Saint Valentin, chiffre battu seulement par le nombre de cartes échangées lors des fêtes de Noël. On estime aussi que 85% de ces cartes sont achetées par des femmes.

 

Les preuves d’amour

 

La Saint-Valentin est devenue, au cours du XXème siècle, une fête païenne et commerciale comme beaucoup d’autres évènements du calendrier chrétien. Celui-ci était destiné, en premier lieu, à marquer les grands évènements de la vie du Christ et les saisons selon les différentes étapes agricoles (labourage, semailles, récoltes et mise en jachère).

Le XXIème siècle ayant évolué vers une époque d’économie virtuelle qui, pourtant, rythme nos vies, il fallait lui trouver des symboles forts propres à guider la consommation de la population. C’est sans doute pour cela que nous avons vu naître, tour à tour, des fêtes culturelles comme celle de la musique, du cinéma ou encore du livre, mais aussi des célébrations populaires propres à rythmer les dépenses des citoyens pour que l’économie ne connaisse pas de trous d’air.

La Saint-Valentin est pourtant une fête particulière qui ne nécessite pas forcément d’achats particuliers. L’amour doit se montrer tous les jours par des gestes, des attentions qui devraient devancer les désirs profonds de l’être aimé. Par notre frénésie de consommation, nous oublions que nous sommes des êtres de chair et de sang animés par nos sentiments. Une émotion vive peut être aussi belle que le plus beau des cadeaux matériels. Une fois encore, je me vois embarqué dans mon utopie dirigée par la bonté de l’âme humaine. L’essence même de nos sentiments n’est-elle pas le plus important ?

 

Je terminerai par cette maxime bien connue : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». (Citation de Lamartine)

 

 

Stéphane De Bona



mardi 06 février 2007, a 18:47
Mariah Carey est pudique !

   

Aujourd’hui, un peu d’humour et du sexe

 

Voici une dépêche AFP, plutôt comique et joyeuse : 

 

LOS ANGELES (AFP) - La chanteuse américaine Mariah Carey affirme être "pudique", dans un entretien à l'édition américaine de Playboy dont elle a pourtant posé pour la couverture, a-t-on appris lundi auprès du mensuel érotique.

"Je flirte parfois beaucoup, mais les gens ne comprennent pas de quoi il s'agit. (En fait), je suis très pudique", assure la chanteuse de 36 ans qui a vendu plus de 170 millions d'albums depuis le début de sa carrière solo en 1990, précise Playboy dans un communiqué.

En une du numéro de mars, en vente vendredi aux Etats-Unis, elle pose dans un maillot de bain couleur chair sous le titre "sexe et musique".

 

Si Mariah Carey est pudique, moi je dois être moine !

 

Stéphane De Bona



mardi 30 janvier 2007, a 21:36
Deux poids, deux mesures

  La dictature de la maigreur

 

Depuis le décès d’un mannequin brésilien devenu anorexique pour répondre aux désirs de ses patrons, les premiers défilés printemps-été 2007 vont être plus sévèrement réglementés pour éviter l’emploi de jeunes filles trop maigres ou adolescentes. Plusieurs jeunes filles ouvrent des blogs pour se donner leurs conseils beauté, mais quelques unes les emploient à donner des solutions miracles pour une perte de poids rapide. Ces solutions n’existent pas ou elles sont très mauvaises pour la santé. En effet, sauter un repas ou manger une pomme et boire un litre d’eau ne fait pas vivre. Le corps a besoin d’apports calorifiques réguliers constitués par des féculents, des protéines, des fibres et des vitamines, etc…Les créateurs de la mode et les grands couturiers ne doivent pas faire de leurs top-modèles des portemanteaux. Aujourd’hui, pour qu’un vêtement soit réussi, il faut qu’il tombe droit. Il n’accepte que des corps sans forme. N’est-ce pas une erreur ?

 

L’obésité, un nouveau fléau

 

Paradoxalement, l’image de la mode ne reflète pas l’image de la rue. Depuis quelques années, l’obésité gagne du terrain sur toute la planète. Les spécialistes en nutrition et en sociologie ont dénommé la prise de poids général de la planète la « globésitude ». Les Etats Unis qui dénombraient la plus forte concentration d’obèse sur son territoire, sont en passe d’être rattrapés par l’Europe et les pays en voie de développement. Seule la France, pour le moment, semble relativement épargnée puisqu’elle compte environ 12 % de personnes en surpoids alors que les autres pays européens atteignent le chiffre de 16 %. Cela ne pourrait être pourtant qu’une question de temps, puisque les français ont de plus en plus recours à la restauration rapide ou aux plats cuisinés. Ces enseignes ou groupes agro-alimentaires n’ont pas de scrupules à utiliser des aliments à fort apport calorique peu coûteux pour que leurs clients soient rassasiés à moindre frais et en peu de temps. En conclusion, la bonne nutrition devrait être une affaire de santé publique et non une réponse dictée par la mode ou par des groupes commerciaux. Mais avant tout, les formes du corps humain doivent être une affaire personnelle. Pour être bien dans sa tête, il faut être bien dans son corps. La régulation du poids ne doit être faite du point de vue alimentaire ; chacun devrait donc s’astreindre à un peu de sport chaque jour ou à de la marche à pied au lieu d’avoir recours à sa voiture pour le moindre déplacement, ce qui serait également bénéfique pour l’environnement. Pourquoi complexer des jeunes filles ou des jeunes hommes par rapport à leur poids alors que dans les années 20, la beauté d’une femme était valorisée par ses rondeurs. Ne dit-on pas que les hommes préfèrent les grosses ? Tous les goûts sont dans la nature.  

 

 

Stéphane De Bona



Présentation
De Bona Stéphane

Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".

Et cela peut rapporter GROS !

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