Cerrie
Burnell est née avec une seule moitié du bras droit, mais cela ne l'a
pas empêché d'être recrutée par la chaîne britannique BBC pour animer une
émission enfantine. Cette jeune femme de 29 ans réalise ainsi son rêve :
travailler pour la télévision malgré son handicap. Une initiative de la BBC
surprenante, mais qui mérite sûrement d'être applaudie.
La peur de la différence
Cette jeune
femme volontaire fait l'objet d'une polémique. La chaîne a reçu des milliers de
lettres, demandant le retrait de l'animatrice de l'antenne. Elle fait peur aux
enfants !
La chaîne BBC
reste pour le moment sur ses positions et maintient Cerrie Burnell à l'antenne,
mais pour combien de temps encore ? De son côté, l'animatrice ne comprend pas
ces critiques et pense que "des modèles sont indispensables dans les
médias". Cette situation pose la question d'une éducation au handicap
ou plutôt à la différence. Comment
peut-on penser à l'intégration totale des personnes en situation de handicap,
lorsque nous pouvons rencontrer un tel cas au 21ème siècle ?
Le handicap à la télévision française
En France, ce
problème ne pourrait pas arriver. Le handicap est tout simplement absent des
écrans. Nous parlons de l'insertion des personnes handicapées que ponctuellement,
à travers de reportages sur des gens d'exceptions. Nous existons grâce à des
quotas dans les entreprises ou la fonction publique, par des campagnes
médiatiques choc. Nous vivons dans une société d'image et nous y sommes
quasiment inexistant, un paradoxe. Nous sommes une minorité invisible ! La
seule série « âge sensible » mettant en scène un jeune handicapé dans
les années 90 a fait long feu, par manque d'audimat. Autant dire que quand nous
serons dans une telle situation, nous pourrons être heureux !
La HALDE a confié à l'institut CSA/ Oxalis la réalisation
d'une enquête sur la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire,
3 ans après la loi du 11 février 2005. Elle s'est déroulée du 12 au 21 novembre
2008. 501 directeurs d'école maternelle et primaire ont été interrogés ainsi
que 250 élus de communes de plus de 5000 habitants et 214 parents d'élèves dont
les enfants handicapés sont inscrits en école maternelle ou primaire ou en
demande de scolarisation.
Les résultats
96% des parents interrogés, 97% des élus et 88% des directeurs
sont favorables à la scolarisation des
enfants handicapés en milieu ordinaire.
59% des directeurs d'école interrogés accueillent
aujourd'hui un enfant handicapé dans leur
établissement. 93% d'entre eux les scolarisent en milieu ordinaire
contre 13% qui disposent d'une CLIS (classe d'intégration scolaire).
Les troubles cognitifs sont le 1er handicap cité pour 47%, avant les déficiences motrices (22%),
mentales (18%), les troubles auditifs (8%) et visuels (8%), et les autres
troubles de santé invalidants (13%).
7% des directeurs disent constater une nette augmentation de la scolarisation des enfants handicapés depuis la mise en
place de la loi et 22% une petite augmentation.
86% des directeurs qui accueillent déjà des élèves handicapés ont le sentiment que la
scolarisation fonctionne bien.
Par contre 58% des directeurs qui n'accueillent pas d'enfant
handicapé ont lesentiment qu'il
leur serait difficile de les accueillir et appréhendent la première expérience.
La connaissance de la loi et son application :
La majorité des directeurs d'établissement (85%) et des élus (63%) estiment
bien connaître les dispositions de la loi du 11 février 2005.
Cependant, les directeurs s'interrogent sur la nature de
leur responsabilité exacte en cas d'accident touchant un enfant handicapé,
lorsqu‘ils ne peuvent pas accueillir ou maintenir un enfant handicapé
dans l'établissement, ou encoreconcernant les responsabilités
pédagogiques des enseignants.
Les élus s'interrogent également
sur les types de handicap qui créent une obligation d'accueil.
Pour 43% d'entre eux, la
scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire est une priorité contre
54% qui estiment que c'est important mais pas prioritaire, et 3% secondaire.
Alors que 58% des élus affirment avoir mis en place
une commission communale d'accessibilité, 38% disent ne pas l'avoir encore
fait et 12% ne l'envisagent pas.
Ils n'envisagent majoritairement pas de prendre en charge
pour le moment le transport de l'élève ou l'accompagnement pédagogique ou l'aide
médicale.
Les Parents :
Ils disent accéder à l'information par
l'intermédiaire des associations (73%) ou en rencontrant d'autres parents
(84%), des enseignants ou des directeurs (89%) par des démarches individuelles
par exemple sur internet (88%). 54% se sont tournés vers la MDPH (maison
départementale des personnes handicapées).
Si les parents sont majoritairement satisfaits pour leur
propre situation, ils jugent que la scolarisation des enfants handicapés dans
leur commune ne fonctionne pas bien (55%). Le bon fonctionnement demeure lié à
la bonne volonté individuelle.
Les parents expriment un sentiment de solitude, regrettent
une coordination lourde des différents acteurs, et ne se sentent pas assez
proches de la MDPH. Ils sont 43% à être satisfaits des contacts avec la MDPH
contre 46% qui expriment une insatisfaction.
Une préférence est accordée à la qualité de la relation
personnelle. 82% des parents disent
connaître par exemple l'enseignant référent. 70% des parents se disent
bien accueillis par l'équipe de suivi de la scolarisation et 67% par les
enseignants référents.
92% des directeurs connaissent également l'enseignant
référent de leur secteur et sont satisfaits du partenariat mais la
collaboration avec la MDPH est jugée insuffisante. 70% des directeurs demandent
un renforcement du partenariat.
Les directeurs comme les élus et les parents interrogés constatent majoritairement un
bon accueil de la part des parents valides. Cependant, prèsd'un tiers
exprime des réserves.
Les directeurs :
72% des directeurs disposent d'un ou plusieurs AVS (auxiliaires de vie scolaire) et 47% de dispositifs
permettant de faciliter l'accessibilité, 37% d'outils pédagogiques adaptés et
23% de dispositifs de formation.
Les directeurs d'école expriment un manque de formation. Seuls 29% d'entre eux ont suivi une formation (formation
continue) ou initiale pour 16%. Ils disent s'informer grâce à leurs démarches
individuelles en discutant avec d'autres enseignants (88%) en lisant des
brochures et des livres (80%) en rencontrant des personnels des établissements
scolaires et sociaux (73%) ou sur internet (50%).
45% des directeurs doutent des capacités des élèves
handicapés à acquérir dans les mêmes conditions les fondements du socle commun
de connaissances, un doute plus élevé chez
ceux qui accueillent déjà des élèveshandicapés. Une opinion partagée
par 58% de ceux qui accueillent des élèves ayantdes déficiences
mentales.
Conclusion
Le sondage révèle un phénomène positif : la scolarisation
des enfants handicapés en milieu ordinaire progresse, notamment depuis la loi
du 11 février 2005. En outre, la scolarisation d'élèves handicapés est bien
acceptée là où elle est effective.
Par ailleurs, les responsables interrogés sont conscients
que le handicap ne se limite pas aux situations de handicap moteur. C'est ce
qu'ils expriment à travers leur souhait de bénéficier de formations leur
permettant de mieux appréhender toutes les formes de handicap et de moyens humains
approprié (accompagnement par les AVS).
Il y a toutefois des difficultés pour lesquelles des
solutions doivent être trouvées : La situation des élèves handicapés, loin
d'être homogène, nécessite des réponses et des moyens différents selon la
nature du handicap. L'absence de moyens adaptés pour accompagner certains
handicaps peut se traduire par une réticence globale visà- vis de tous les
élèves handicapés, et augmenter les risques de discrimination.
Une absence d'information et de formation est relevée pour
les directeurs, comme pour les élus et les parents, qui doivent majoritairement
aller eux-mêmes à la recherche des informations. Les structures chargées de
coordonner les interventions des différents acteurs sont insuffisamment connues
et proches des personnes.
La bonne intégration des élèves handicapés en milieu
scolaire ordinaire nécessite de maintenir une action volontariste.
C'est pourquoi, la HALDE va proposer au Ministère de
l'éducation nationale et aux collectivités un plan d'action pour répondre aux
difficultés exprimées.
Beaucoup de personnes de mon entourage savent à quel point je suis réticent à certaines actions de l'Association des Paralysés de France (APF), mais cette fois-ci je ne peux que les soutenir. Quelques caisses d'assurance-maladie ont décidé de plafonner les remboursements de transport des personnes handicapées à 200 € par mois.
Cette mesure est contraire à l'esprit de la loi de février 2005, qui doit garantir l'égalité des chances entre les personnes porteuses de handicaps et les autres.
Une des plus grosses difficultés que nous rencontrons et le déplacement en zone urbaine et dans tous les lieux publics. Le non-remboursement de nos transports, nous condamnera à très court terme à une exclusion pure et simple de la société et pour les plus jeunes à une désocialisation qui pourra être provoquée par une absence pure et simple de scolarité. Chaque jour une personne handicapée doit faire en moyenne 30 km pour aller dans son établissement scolaire ou dans son lieu de soins. Cette distance (30 km) représente en moyenne des frais de 200 € par jour, par conséquent les familles ne pourront pas assumer seule cette charge tous les mois. Pour moi, ce plafonnement est un ballon d'essai d'un gouvernement en situation de crise qui ne sait plus où retrouver les 11 milliards par an, qu'il a dépensé inconsidérément en début de législature. Une fois de plus, ce sont les plus faibles qui vont souffrir. Qu'en pensez-vous ?
Une des conditions préalables au dépassement du handicap est sans doute l'accès à la culture. Avec le développement des facultés intellectuelles, un Nouveau Monde s'ouvre à nous. Nous sommes en capacité d'inventer des solutions qui pourront nous aider dans notre vie de tous les jours. Les personnes valides comme handicapés ne s'aperçoivent pas de suite de l'importance des savoirs dans notre société. Les disparités culturelles se font souvent sentir dès le plus jeune âge suivant qu'on appartienne à la classe ouvrière, moyenne ou bourgeoise. Ces différences sont encore plus criantes lorsqu'on est atteint d'un handicap ! C'est pour cela que je tiens à rendre hommage à l'association « lire dans le noir ». Je tiens également à vous préciser, que son développement à une grande échelle pourrait aider également les valides. En effet, nous pourrions tout aussi bien écouter nos livres, le matin en partant au travail, car aujourd'hui le temps de lecture des Français propices au développement intellectuel ne cesse de se réduire. Que ce soit par paresse ou manque de temps le livre audio pourrait bien nous rendre service !
Née en 2002 à France Info, l'association Lire dans le noir enregistre sur CD audio des livres qui viennent de paraître. L'objectif est de permettre aux personnes non-voyantes (mais pas seulement), d'avoir accès à la culture et à la lecture, à travers le livre audio. Ce sont des des journalistes de radio, des comédiens, voire les auteurs eux-mêmes qui lisent les livres, dans des studios professionnels. Certains livres audio sont offerts aux bibliothèques qui en font la demande, prêtés gratuitement aux personnes déficientes visuelles ; d'autres sont vendus dans le commerce.
Champs d'action
« L'idée est qu'une personne aveugle puisse avoir accès aux livres dans les mêmes conditions que tout le monde, au moment de la parution », explique Aurélie Kieffer, présidente de Lire dans le noir. Pour autant, « notre message ne s'adresse pas qu'aux handicapés visuels », souligne-t-elle. « Il ne faut pas marginaliser ce produit ! Il peut être partagé par tous : un mal-voyant et un voyant peuvent ainsi échanger. » Aussi, l'association organise des « rencontres dans le noir », des débats littéraires en présence des auteurs, « de manière à opérer une prise de conscience, sensibiliser vis-à-vis du handicap, changer le regard porté sur les personnes handicapées, et faire ainsi en sorte d'aller encore plus vers l'autre ».
Comment les aider ?
L'association recherche des financements, des dons, et des bénévoles pour assurer les tâches administratives (suivi de projet, relation presse.). Elle est également en quête de partenaires pour assurer la distribution des livres audio.
Livre lu extrait :
Titre: Sur le théâtre de marionnettes Auteur: Heinrich Von Kleist (Allemagne) Traduction: Jacques Outin
4ème de couverture (Editions Mille et une nuits) :
Dramaturge et nouvelliste allemand, Heinrich Von Kleist (1777-1811) eut aussi une activité de journaliste. C'est dans les "Berliner Abendblätter", qu'il fonda en 1810, que fut publié "Sur le théâtre de marionnettes". Ce texte, véritable palimpeste, est l'une des clés de l'oeuvre dramatique de Kleist. Hofmannsthal le salua comme "un morceau de philosophie étincelant de raison et de grâce".
Quelle ne fut pas mon étonnement, quand j'ai découvert ce matin dans le républicain lorrain, la photo de la camionnette de campagne de Dominique Gros stationnée sur un emplacement réservé aux personnes handicapées. Peut-être se lance-t-il dans le transport en commun de personnes à mobilité réduite ? Dans ce cas, il faudra qu'il me montre son aménagement et je souhaiterais alors en profiter. Cela peut être aussi, une façon de nous expliquer symboliquement que sa liste est déjà un handicap. Toujours est-il, que les socialistes qui se veulent les champions du social, ferait bien de montrer l'exemple. Aujourd'hui, le handicap ne doit plus servir à faire pleurer dans les chaumières. Une personne handicapée est tout à fait capable de s'intégrer à la vie en société, pour peu qu'on nous en laisse l'occasion. C'est pour cela, aussi que je me suis engagé sur la liste de Nathalie Griesbeck, car elle considère que chaque personne et de toutes conditions peut apporter quelque chose à notre ville. Elle sera recréée du lien social entre les générations en montrant, que nous ne devons pas avoir peur les uns des autres. Les talents et les différences de tous sont une richesse à exploiter pour la ville. Il suffit simplement, de les mettre en commun.
La joie d'être ensemble et solidaire
Depuis le début de la campagne électorale, notre équipe à la joie de se retrouver chaque jour et à n'importe quelle heure de la journée. Je fais partie intégrante de l'équipe et je n'ai senti aucune pitié, ni misérabilisme autour de ma personne. Pourtant, soyez-en sûrs, je ressens ses sentiments à 10 km à la ronde, dès la première rencontre. La vraie politique sociale intégrante dans toutes les catégories socioculturelles, c'est nous, qui sommes capables de la mener. Alors, les 9 et 16 mars prochains, votez pour la liste de Nathalie Griesbeck !Pourquoi, élire une pâle copie, lorsqu'on peut avoir l'original ! Il est facile d'exploiter la misère du monde, il est plus difficile de la vivre tous les jours. Nous ferons tout notre possible, pour réveiller des réseaux de solidarité aujourd'hui endormie qui existe au sein de notre ville. Tout est une question de volonté. Nous l'avons !
Lu récemment dans le « moselle magazine numero 45 » un dossier sur l'autonomie des handicapées dans la vie quotidienne et les dispositions que cela demande. La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MPDH) créée en 2006 située au Technopôle accueille, conseille et accompagne des personnes à mobilitée réduite ou ayant une infirmité. Les 23 membres de la Commission des Droits & Autonomie des personnes handicapées (composée d'Associations, Syndicats, CAF…) lors de leurs assemblées, prennent des décisions en matière d'attribution et d'orientation ; ainsi chaque année 30 000 cas sont traités sur un délai de 4 mois en moyenne. En plus de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) et l'Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé (AEEH), la MDPH octroie et ce depuis 2006 la nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH) financée et versée par le Conseil Général de la Moselle.
Il s'agira d'aider humainement et techniquement. les travailleurs sociaux du Conseil Général et le service de maintien des handicapées à domicile de la Fondation Bompard, se chargent d'apporter une évaluation. Ces dernières sont effectuées à domicile pour pouvoir faire un diagnostic et apporter une solution adaptée.
Un poste de médiateur existe depuis ; son rôle est de faire valoir les droits des personnes handicapées auprès des autres administrations et personnes morales de droit privé.
Maison Départementale des personnes Handicapées
Europlaza, Bâtiment D
1 rue Claude Chappe, BP 95213
57076 METZ cedex 03
du LU au VE9h-11h30et13h30-16h15
03 87 21 83 00standard03 87 21 83 10renseignements sur les dossiers
Des rêves plein la tête
« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans », cette phrase a été prononcée par un auteur bien plus connu que moi, mais j'ajouterais pour la compléter « oui mais tout l'espoir et l'espérance reste devant nous ».Tant que nous pouvons garder nos rêves à portée de main tout est possible. À cet âge, comme beaucoup d'adolescents j'ai connu mon premier chagrin d'amour. À cette époque, j’ai même envisagé le suicide. Heureusement, cette douleur m'a permis de rebondir. Je me suis mis dans la tête de connaître la réussite et le bonheur grâce à mes études. J'ai alors voulu démontrer que tout était possible grâce au courage et à la persévérance. Aujourd'hui 15 ans après, mes espoirs ont presque pratiquement tous disparu. Je vis aujourd'hui dans « un entre-deux ». Je n'appartiens plus totalement au monde du handicap, mais je ne suis pas non plus totalement intégré au monde des valides. Mes connaissances qui devaient être l'occasion de me faire reconnaître pour obtenir un emploi et me permettrait de fonder une famille afin de me fondre dans la masse deviennent un nouvel obstacle.
Elles dressent de nouvelles barrières sur mon chemin. Je sais maintenant que je n'ai aucune chance d'améliorer le sort de l'humanité, ce qui était pour moi mon but ultime. À 32 ans, je pourrais presque tirer un constat d'échec concernant mes rêves et mes espoirs.
Insertion et autonomie
Pourtant il y a quelques jours, j'ai reçu un e-mail d'une famille me demandant conseil pour la continuité de la scolarité de leur enfant handicapé. Je me permettrai simplement de leur dire qu'ils doivent suivre le désir et la volonté la plus profonde de leur enfant. Un placement en centre de rééducation où la continuité d'une scolarité en milieu ordinaire peut déterminer en grande partie la suite de la vie de ce jeune garçon. Certes, les capacités intellectuelles et les connaissances sont importantes, mais il ne faut pas prendre à la légère les besoins corporels de chaque individu qui détermineront dans sa vie future. L'autonomie est peut-être pour nous, un des axes essentiels à ne pas négliger durant notre plus jeune âge. Être autonome lui permettra de créer plus de lien social que d'avoir un niveau de connaissances élevées qui ne pourra exploiter que si il est un entrepreneur reconnu avec une endurance physique suffisante pour tenir un poste à responsabilités. Je pense qu'aujourd'hui les conditions du marché de l'emploi ne permettent pas aux personnes handicapées d'envisager une carrière pleine et entière. La question de la scolarité pour les personnes en situation de handicap ne doit être envisagée que comme une vision à plus long terme. Aujourd'hui, le gouvernement préfère sans doute nous donner une allocation adulte handicapé à vie plutôt que d'aménager des postes intéressants que nous pourrions tenir. Aujourd'hui, les personnes handicapées et leurs familles devraient sans doute se battre pour que des postes à temps partielles leur soient réservées afin que ce type d'emplois ne soit plus subis par la majorité des salariés, mais choisi. En conclusion, je dirais que la scolarité des personnes handicapées qui est déjà un parcours du combattant deviendra peu à peu un sujet d'arrière gardent. Nous devons aujourd'hui nous battre pour faire reconnaître un droit à l'emploi de ces personnes en situation de handicap qui peu à peu connaisse une nouvelle forme d'exclusion. La souffrance, après avoir été physique redevient morale. C'est peut-être le pire qu'un être humain peut connaître dans sa vie. Nous devons pour cela éviter le plus possible l'isolement.
Stéphane De Bona
Ces derniers jours, plusieurs initiatives mettent en avant des personnes handicapées. Ils veulent être les porte-parole d'une partie de la société que l'on ne reconnaît pas à sa juste valeur. Pourtant ces personnes font souvent un maximum pour se dépasser et être considéré comme égal à d'autres citoyens. Aujourd'hui c'est un jeune lorrain qui n'a pas perdu de l'extrême qui tente pour la première fois un tour de France en fauteuil roulant électrique. Il faut dire qu'il était déjà un sportif de l'extrême avant son accident. Par cette initiative, il voudrait que les pouvoirs publics prennent en compte l'idée que les difficultés, des personnes handicapées ne sont pas insurmontables. Pour lui comme pour moi, l'idée d'être mis à l'écart de la société sous prétexte de handicap est intolérable. Je pense que nous pourrions apporter énormément aux jeunes générations. Tous les matins, nous sommes obligés de nous dépasser pour avoir une vie quasi normale. Il nous faut pour cela, apprendre que l'existence n'est pas un long fleuve tranquille et acquérir le goût de l'effort. J'encourage toutes les personnes valides et handicapées à le soutenir dans son périple en le rejoignant lors de son passage dans votre vie. Cette aventure est une magnifique leçon de vie !
Dépêche AFP
Jonathan Mandala, 33 ans, ancien voltigeur paralysé après une chute, a fait étape samedi à Paris, après avoir parcouru près de 2.000 km en fauteuil roulant dans l'espoir de "changer le regard" sur le handicap et de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics.
Le jeune homme s'est d'abord arrêté à Vincennes (Val-de-Marne), où il a parcouru les derniers mètres sous un ciel chargé et quelques gouttes de pluie, avant d'être chaleureusement accueilli par une vingtaine de personnes.
"Ca va, pas la pêche, mais ça va", a-t-il lancé à l'arrivée en masquant sa fatigue, visiblement ravi par son périple.
En fin d'après-midi, il a symboliquement remonté les Champs-Elysées au côté d'une cinquantaine de personnes, également en fauteuil roulant, a indiqué à l'AFP Roland Brou, l'un des accompagnateurs.
Parti le 20 mai de Creutzwald (Moselle), Jonathan Mandala a effectué son tour de France à une vitesse maximale de 10 km/h, accompagné d'une fourgonnette munie d'un gyrophare et d'un panneau "Convoi exceptionnel".
Un parcours en forme de coeur - 2.800 km au total - jalonné d'une trentaine d'étapes dont Grenoble, Toulouse, Poitiers, Montpellier, Tulle, Limoges, Lisieux ou Rouen.
Quatre bénévoles l'ont suivi dans son aventure.
En novembre 1998, voltigeur spécialisé dans la pose d'antennes et de câbles, le jeune homme avait fait une chute de 26 mètres alors qu'il descendait en rappel d'un pylône de téléphonie mobile.
Cet accident du travail l'a cloué dans un fauteuil roulant, après l'avoir plongé pendant 2 mois et demi dans le coma et l'avoir privé pendant deux ans de l'usage de la parole.
Restaurants, boutiques, guichets: lassé de ne pouvoir accéder à environ 70% des commerces de sa ville, le jeune homme lance il y a un an, d'abord sous forme de boutade, l'idée de ce tour de France. "Pour que la France bouge!" aime-t-il répéter.
Son but: sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics aux conditions de vie des handicapés.
Et d'évoquer cette soirée où il n'a pu accompagner ses amis au restaurant à cause de quelques marches. Ou ses difficultés pour soigner une rage de dents, peu après son accident, parce qu'aucun dentiste n'était accessible en fauteuil. "On se sent vraiment seul dans ces cas-là", lâche-t-il.
Ce tour de France vise aussi à faire évoluer le regard des autres, même s'il y a "déjà une prise de conscience" et améliorer la prise en charge du coût des fauteuils (environ 12.000 euros pour un fauteuil électrique), explique M. Mandala.
Reçu au ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité avant de remonter les Champs-Elysées, il a remis une pétition de quelque 5.000 signatures, a précisé M. Bour.
Egalement disponible sur son site internet (www.mkd.fr/tfj), le texte demande notamment "une meilleure accessibilité des bâtiments publics ou privés aux personnes à mobilité réduite", et "que l'on change de regard sur les gens +différents+".
Dans un communiqué, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a précisé qu'il rencontrerait "personnellement Jonathan Mandala ainsi que des représentants de son association le 27 juin".
Prochaines étapes: Bobigny, Soissons, Reims, Châlon-en-Champagne, Verdun, Metz et encore quelques kilomètres avant la fin de l'aventure prévue le 24 juin à Creutzwald.
Stéphane De Bona
C'est par un beau geste, que Miss France 2007 a choisi de s'illustrer. Elle a décidé de remettre sa couronne de Miss à sa première dauphine, alors qu'elle se trouve à mi-mandat. Elle voudrait par ce geste, faire réagir la communauté internationale au sujet du handicap.
Comme le dit souvent Mme de Fontenay, les canons de la beauté sont plus beau que ceux de la guerre.
Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007, a indiqué vendredi à l'AFP qu'elle souhaitait céder sa place à sa première dauphine Miss Limousin, malentendante, pour représenter la France au concours Miss Monde prévu le 1er décembre en Chine.
"Sophie Vouzelaud n'a pas encore accepté mais j'espère qu'elle le fera. J'ai représenté la France pour Miss Univers. Miss Limousin mérite de participer, elle aussi, à un concours international", a ajouté Miss France.
"Sophie est malentendante et je crois que ce serait très bien que la France, par cet intermédiaire, prouve qu'elle lutte contre le handicap et qu'elle réveille les consciences."
Le grand moment de ce débat d'entre 2 tours. Le clash lorsque Mme Royal perd son sang froid et sort de ses gonds. Ségolène Royal perd tout à coup son sang froid et attaque ouvertement Mr Sarkozy, le traitant de menteur, de personne immorale et l'accuse d'avoir enlever les aides qu'elle avait mis en place (Handiscol) lorsqu'elle était Ministre. Alors Jacques Chirac a fait du Handicap, une des causes prioritaire de son mandat, les droits des personnes en situation de handicap ont profondément reculés. Avec le guichet unique des maisons départementales du handicap, les aides financières ont beaucoup diminué pour certains d’entre nous et les compensations humaines ne règlent pas tous les problèmes d’équipements qui peuvent évoluer à chaque étape de la vie.
Avoir de l’autonomie est devenu aujourd’hui un luxe ! Cette colère n’était-elle pas légitime ? Les tribunaux ne sont-ils pas assez encombrés ? A vous de juger !
Stéphane De Bona
Une idée généreuse dans l’intérêt de tous
Depuis octobre 2002, Les étudiants de l’IUP Génie Mécanique et Productique de l’Université de Metz et différents partenaires tentent d’organiser un challenge Handicap dont les buts sont d’améliorer la mobilité, la communication, les loisirs et l’insertion des personnes en situation de handicap.
L’idée du challenge est apparue suite à un constat simple : «Les besoins des personnes handicapées et ceux des étudiants pouvaient se rejoindre».
Pour les premiers : afin que la société française et plus largement européenne prennent conscience des difficultés rencontrées par les personnes porteuses de handicaps divers.
Pour les autres : de rendre plus concrète leur formation à travers la réalisation de projets intéressants et utiles.
Ce concours est ouvert à tous les établissements d’enseignement supérieur et secondaire (lycées, BTS, IUT, Universités de toutes disciplines) français et européens.
Pourquoi un challenge ?
Le challenge « handicap & technologie » propose une rencontre et une compétition amicale aux étudiants et lycéens, ainsi qu’aux associations et aux entreprises concernées, tous les 2 ans, sur des réalisations dont ils ont eu l’initiative, sur des critères d’utilité technique ou sociologique notamment.
Le thème général de ce challenge est la conception et la réalisation de dispositifs technologiques ou sociologiques autour de l’autonomie et la citoyenneté des personnes porteuses de handicap.
Il se décline sur 4 thèmes :
1) autour du fauteuil (mobilité)
2) autour de l’ordinateur (information)
3) autour des loisirs (loisirs)
4) autour de partenariats (citoyenneté)
De nombreux établissements de toute la France ont déjà montré un intérêt certain pour ce challenge et ont commencé à travailler sur les projets qu’ils y présenteront : Par exemple, on peut citer, à Metz, l’IUP GMP, l’IUP IHM, l’IUP GSI, l’ENIM, l’IUT GMP, et ailleurs en France, l’IUT GMP de Brest, l’IUP de Lorient, des établissements de Toulouse, de Tarbes, etc…
Les informations pour nous contacter :
L’adresse mail : challenge.ht@laposte.net
Site Internet : http://challenge-ht.sciences.univ-metz.fr
Toutes les suggestions sont les bienvenues, mêmes les idées paraissant les plus saugrenues.
Une équipe solide s’est constituée autour de plusieurs filières de l’Université de Metz (IUP GMP, IUP GSI, DESS ISI, DEA Ethnologie et Philosophie, IUT GMP, ENIM ….) pour l’organisation de l’épreuve.
CETTE ANNEE, LE CHALLENGE QUI EST DEVENU UNE GRANDE FÊTE AURA LIEU DU 4 AU 5 MAI. DECOUVERTE DES REALISATIONS ET FÊTE CULTURELLE. VENEZ NOMBREUX !
Le CEAQ [Centre d’étude sur l’Actuel & le Quotidien]
et le GEMMI [Groupe d’Etudes sur le Mythe & le Monde Imaginal]le jeudi 22 Mars 2007 à 16h00 Salle J 233 bâtiment Jacob (2ème étage)45 rue des Saints-Pères 75006 ParisHandicap & Solidarités
Du regard d’autrui à l’intégration sociale
avec Stephane De Bona, jeune infirme moteur-cérébral, philosophe et écrivain,
Anthony Mahé, responsable du GEMMI et Frédéric Vincent, sociologue au CEAQ.
A travers son expérience de la solidarité, Stéphane De Bona tentera d’expliquer le rapport entre les institutions et le handicap, en questionnant entre autres les conditions d’accessibilité dans les zones urbaines et rurales. Ceci l’amènera ensuite à analyser le regard d’autrui sur le handicap, ainsi que les moyens mis en place pour intégrer socialement la personne handicapée avant de présenter les nouvelles formes de solidarité dans le monde et la manière de les soutenir pour qu’elles se développent. Il présentera, pour conclure, les différents modes de reconnaissance, qu’il abordera dans son prochain ouvrage, à même de conduire à un processus menant les individus à être solidaires.
Pour la première fois, des personnes handicapées descendent dans la rue pour revendiquer leur droit à vivre dignement.
La manifestation devant le ministère de la santé
Hier, des personnes en situation de handicap ont manifesté devant le ministère de la santé. Ils demandaient au ministre de la santé et à leur ministre de tutelle, Philippe Bas, que leur grande précarité soit reconnue. En effet, bon nombre d’entre nous vivent avec, pour seule ressource leur allocation d’adulte handicapé (l’AAH) d’un montant de 610 € par mois. Nous devons faire face à nos dépenses quotidiennes et parfois même le complément du financement d’une aide à domicile. Comment peut-on vivre avec moins de 1000 € par mois, lorsque le salaire minimum représente plus du double de notre allocation ? Pourtant, certains d’entre nous sont des diplômés en étude supérieure, en recherche active d’emploi. Mais, aujourd’hui les entreprises préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter le quota d’embauche des personnes handicapées fixé par l’état.
Que nous a proposé le secrétaire d’état aux personnes handicapées ?
Il a annoncé une revalorisation de notre allocation qui ne devra pas être inférieure à 80% du Smic, soit 790 € par mois. Mais pour moi, le compte n’y est pas : n’est-ce pas encore une fois une manière de flatter les plus démunis afin qu’ils se taisent et ne viennent pas grossir les statistiques du chômage ? La politique concernant le handicap se résume ni plus ni moins qu’à de l’assistanat. Pourquoi ne pas réserver les emplois à temps partiels aux femmes qui le désirent et aux handicapés plutôt que de faire subir à l’ensemble de la population des contrats précaires. La redistribution du temps de travail, en fonction des attentes et des besoins de chacun serait certainement une bonne mesure de lutte contre le chômage. Cela inciterait les entreprises à relancer des négociations collectives et les obligerait à faire le ménage dans les contrats de travail. Il faudrait qu’il existe au maximum trois types de contrat de travail pour que les entrepreneurs et les employés soient sur un pied d’égalité au moment de l’embauche. La multiplicité des contrats ne fait que retarder la baisse du chômage. En somme, Dominique de Villepin avait bien fait de lancer l’idée d’un contrat unique, mais il aurait fallu qu’il s’abstienne de vouloir créer des contrats jeunes comme le CPE et qu’il enclenche des négociations par branche pour instituer un contrat unique de travail qui satisfasse tout le monde. Encore une occasion ratée !
Heureusement qu'ils nous restent l'humour !
Stéphane De Bona
Nous sommes atteint du même handicap (ou pour les plus pessimistes, nous souffrons du même mal), nous avons effectué quasiment le même parcours médical et intellectuel, pourtant nos conceptions philosophiques divergent beaucoup.
Je souhaiterais débattre avec toi de deux concepts clés qui font parti de nos philosophies : la différence et la singularité.
Lors de tes différentes interviews, comme la dernière dans l’émission de Guillaume Durand « Esprit libre », tu préfères le concept d’un être singulier à celui d’un être différent. Tu expliques en substance que le singulier décrit l’être dans sa totalité et exclut le problème de divergence de communauté entre les êtres. Le concept de différence serait pour toi l’une des causes les plus importantes du rejet de l’autre, car il se définit comme appartenant à un ensemble qui peut attiser l’incompréhension et la haine. En cela, tu opposes le singulier qui ne fait référence qu’à un seul être et ne peut entraîner par conséquent, que l’adhésion ou le rejet de la culture ou des idées d’un seul individu. La différence a été un concept qui a uni la métaphysique occidentale et a permis les grandes luttes juridiques et sociales afin d’obtenir des nouveaux droits ainsi que des devoirs pour des minorités non reconnues. D’après toi, le concept du singulier aurait-il pu amener de telles avancées sociales ? Pour ma part, je pense que non : le concept de différence est un mal nécessaire pour unir un tant soit peu des sociétés toujours plus individualistes, qui oublient souvent que l’homme n’est pas seul et qu’il n’a pas le droit d’agir en être singulier pour toute l’humanité. La singularité poussée à l’extrême, tout comme la différence, peuvent mener à la dictature et à l’intolérance. Je pense que le concept le plus important pour garantir le vivre ensemble est la laïcité qui reste, pour le moment une idée bien française. Qu’en penses-tu ?
Amitiés philosophiques
Stéphane DE BONA
PS : je t’ai écrit en 2002, alors que j’étais en double licence de philosophie et d’ethnologie, pour t’inviter à présenter ton livre « Le métier d’homme » à la faculté de Sciences Humaines de Metz. J’étais alors, président de l’association de philosophie « Le Jardin ». J’espère toujours te rencontrer, peut-être à l’occasion de la présentation de mon premier livre « Le totalitarisme - Un péril pour le XXIème siècle » paru chez Publibook.
L'Association Elan-Humain est née juridiquement le 8 Mars 2005. Faute de moyens financiers et de temps, les actions de l’association sont restées lettre morte. Je souhaite aujourd’hui relancer le projet, compte tenu de mes difficultés à trouver du travail. Il me faut des soutiens financiers et créer une équipe solide. TOUTE LES BONNES IDEES SERONT LES BIENS VENUES.
Notre but est d'améliorer la vie de personnes à mobilité réduite ou en difficulté psychologique. Nous oeuvrerons pour une meilleure insertion et intégration de chacun dans la vie de la cité.
Nos aides seront de trois ordres :
-- Des conseils ou des aides financières -- De l'aide au développement et la construction d'une économie solidaire.
--Les aides humaines (l'attribution d'une auxiliaire de vie dans le cadre scolaire ou du domicile, l'aide à la constitution de dossiers administratifs, le soutien moral et le soutien scolaire...).
Les conseils et les aides financières (mise en relation des personnes en situation de handicap avec les associations ou le corps médical pouvant améliorer leurs conditions de vie, attribution d'aides financières pour l'achat de matériel spécifique améliorant la vie de la personne, adaptation de l'habitat et enfin une participation technique ou monétaire pour l'aide aux loisirs. Nous essaierons également de garantir les droits de la personne handicapée ou en difficulté. Nous souhaitons participer à l'acquisition de nouveaux droits...).
-- Aide au développement et construction d'une économie solidaire (contrairement à d'autres associations nos deux premiers axes d'activités ne se feront pas sans contrepartie. Les personnes que nous soutiendrons devront s'investir dans une autre tâche en oeuvrant au développement des pays du tiers-monde...). Cela permettra aux bénéficiaires d'entamer un processus de revalorisation sociale aux yeux de sa civilisation. L'avenir de notre planète est le problème de tous, aussi bien des puissants que des faibles.
« L'élan-humain et la solidarité entre les êtres dépendent de chacun de nous ».
Pour que les générations futures est encore un avenir radieux, nous devons nous efforcer d'oeuvrer à la sauvegarde de la planète et à l'épanouissement de tous. Tel est le véritable objectif de notre association.
Contactez moi par l’intermédiaire de ce blog, qui a en moyenne 100 visiteurs par jour.
Le saviez-vous ? Bon nombre de personnes handicapées n’ont, pour seule ressource, que leur allocation adulte handicapé et une allocation tierce personne calculée en fonction du pourcentage de handicap qu’il doivent reverser à la personne qui les aide dans les tâches quotidiennes. Ce maigre revenu doit servir à couvrir l’ensemble des frais du ménage de la personne handicapée.
Etant resté au domicile de mes parents pendant plusieurs années, j’ai pu mettre un peu d’argent de côté et, grâce à l’aide de mes parents, de mes amis et aux nombreux efforts que j’ai fournis, j’ai réussi à devenir propriétaire d’un petit appartement. Malheureusement, comme pour tout achat immobilier, j’ai du avoir recours à un prêt. Mon handicap n’ayant pas de pronostic vital négatif, je pensais avoir le droit de contracter un prêt, compte tenu de mes économies. Grande a été ma surprise lorsque j’ai appris que ma demande de prêt était refusée, non pas par la banque mais par l’assurance qui ne souhaitait pas couvrir les risques innérant à mon handicap. Heureusement pour moi, la solidarité a encore une fois joué. Grâce aux bonnes relations que j’ai entretenues avec des amis et mon banquier, l’assurance a finalement cédé, en multipliant par trois ma prime d’assurance et en ne couvrant mon prêt que sur le risque de décès. Pourtant obtenir un logement, pour une personne handicapée, est un acte symbolique qui montre sa volonté d’autonomie, prouvant qu’elle est capable de s’insérer dans la société et même, à plus long terme, être un acteur économique majeur. En effet, le handicap nécessite une grande capacité d’innovation pour compenser les difficultés du quotidien. Je donnerai, pour exemple, une invention tout à fait démocratisée dans l’ensemble des foyers mondiaux qui, à la base, a été trouvée pour compenser une perte d’autonomie. Mais qu’est-ce donc ? Les télécommandes de nos appareils électroménagers.
Une autre inégalité face à l’assurance : celle de son moyen de locomotion qui parait même impensable pour des agents de la force publique. Mais je tiens à vous rappeler la devise républicaine : « Nul n’est sensé ignorer la loi ». Afin de vous expliquer le problème rencontré par toutes les personnes circulant en fauteuil électrique, je vous rappelle cette dite loi : «Tout véhicule à moteur circulant sur la voie publique doit être assuré ». Par malheur, des contrats spécifiques destinés aux fauteuils roulant électriques n’existent pas en France. J’ai donc du avoir recours, dans un premier temps, à une assurance moto renforcée par une prime de risque, ce qui s’avérait très cher compte tenu de la vitesse et de l’autonomie d’un fauteuil électrique. Ceci m’a amené m’a amené à chercher une autre assurance qui veuille bien réviser mon contrat à la baisse. Ce fut chose faite. On m’a alors proposé d’assurer mon fauteuil comme un véhicule de flotte d’entreprise. Mais, à la première déconvenue, mon étonnement fut total : je circulais sur la route lorsqu’une panne intempestive est survenue ; mon fauteuil n’étant plus en état de rouler, j’ai alors appelé l’assistance de mon assurance pour un remorquage, en compagnie des gendarmes. Il m’a été rétorqué que cette assistance n’était pas comprise dans mon contrat pour ce type de véhicule. Il a donc fallu faire avec les moyens du bord et compter sur la solidarité entre la gendarmerie et un garagiste pour que j’arrive à bon port, les frais de remorquage étant à ma charge.
Morale de ces histoires : ce sont les personnes ayant le plus besoin de sécurité qui sont dans l’insécurité. Pourquoi ne pas créer des contrats spécifiques pour les personnes malades ou handicapées, d’autant plus que nous sommes de plus en plus nombreux et que la situation ne va sûrement pas s’améliorer avec l’arrivée du papy boom.
De nombreux lecteurs ont trouvé étonnant que je ne parle pas plus de ma condition de personne handicapée. Certains m’ont reproché mon manque d’engagement pour une cause qui me touche personnellement, se demandant même si j’avais honte de mon handicap. C’est pour cela que j’ai décidé de vous faire part de mon sentiment, bien que ce site n’ait pas pour vocation de traiter de sujets personnels mais au contraire, d’être une tribune de société voulant prendre du recul sur des situations globales intéressant la majorité des populations de la planète. Mais puisqu’on me demande de parler de moi, au risque de développer mon côté narcissique, allons-y.
Créer une autre perception du handicap.
Depuis mon plus jeune âge, comme un certain nombre de mes compagnons, j’ai été confronté à l’intolérance et à la non reconnaissance de mes facultés intellectuelles. Une personne handicapée est considérée comme un poids pour la société, dénuée de capacité de production. Lorsqu’en 2002 Jacques Chirac indique que l’un des trois grands chantiers de son quinquennat sera le handicap, bon nombre d’entre nous pensaient que notre situation allait nettement s’améliorer et que les pouvoirs publics ainsi que les entreprises se rendraient compte que nous pouvions être productifs et que nous avions également une forte aptitude à créer une cohésion sociale autour de nous. La plupart des personnes handicapées qui ne sont pas placées en centre sont amenées à avoir un réseau d’amis ou de connaissances pour les aider à effectuer les tâches physiques du quotidien difficiles à réaliser en toute indépendance. En dehors de cela, nous sommes tout à fait capables de créer des plans d’action ou d’inventer des outils de substitution pour gérer notre vie. En cette période de changement climatique, j’étais persuadé que le gouvernement allait s’appuyer sur nos capacités inventives et d’adaptation en milieu hostile pour les aider à mettre en œuvre une politique de développement durable et de cohésion sociale. Mais, une fois de plus, les politiques ont choisi de faire des personnes invalides, des assistés et non des acteurs. La seule mesure concrète a été de développer une dynamique de services à même de garder les personnes dépendantes dans leur domicile et de créer des emplois d’assistance, mais aucune mesure ne met les individus handicapés en situation d’acteur.
Une autre réforme sortie du chapeau du gouvernement a été d’étendre le cotât de 6% de salariés handicapés dans les entreprises à la fonction publique. Ces cotâts n’étant pas respectés, puisque les entreprises préfèrent payer des amendes plutôt que d’embaucher, l’état aurait du rendre obligatoire l’adaptation de 6% des postes pour les gens à mobilité réduite. Aujourd’hui, la plupart des postes pourvus par des invalides sont des places tenues par des personnes diminuées psychiquement. Ceci renforce les inégalités dans la population en donnant un degré supplémentaire dans la discrimination et, cette fois ci, entre personnes handicapées elles-mêmes. Cette société, au lieu d’intégrer et de rendre le handicap invisible, ou même d’en extraire sa force, préfère garder son caractère de communauté marginale. Et toute communauté non reconnue est à même de faire se développer l’intolérance et l’extrémisme par sa seule méconnaissance du public. Pour la plupart des gens, l’inconnu fait peur et il est source de désagrément.
Pour ma part, j’ai toujours vécu mon handicap comme une chance, étant soutenu par plusieurs membres de ma famille. Il m’a permis d’être curieux et de vouloir comprendre le monde qui m’entoure en voyageant et en intégrant différentes couches de la société, ce qui me fait dire que tout homme, quel qu’il soit, n’est pas supérieur à l’autre, et que le racisme et l’exclusion qui règne en ce moment n’a aucun fondement. Chacun peut apporter sa pierre dans la mesure de ses possibilités. Nous avons tous des dons connus ou inconnus : il faut juste savoir les reconnaître.
la chair dans tous ses étatsIntroduction
Depuis le début de l'histoire de la philosophie, celle-ci veut être reconnue comme science de l'esprit. Pourrait-elle exister sans la présence du corps ou de la matière ? La philosophie a-t-elle nié le corps pour échapper aux dérives totalitaires ? Pourtant à sa naissance, elle a eu besoin de penser la matière pour atteindre l'idée de Dieu et la méditation métaphysique. En effet, les présocratiques ont décrit les éléments de la nature pour acquérir une pensée du monde. Si philosopher est apprendre à mourir, que reste-t-il de nous après notre mort ? Garde-t-on une image spirituelle de l'être disparu ou celle de son incarnation ? Dans l'histoire de l'humanité, que reste-t-il du corps des juifs pendant la Shoa : d'abord l’idée de l'esprit ou du corps de la personne juive enfermée puis défunte dans les chambres à gaz?
Le corps déformé ou handicapé a-t-il une image particulière dans notre société moderne ?
Pensez le corps est-il un danger ? On pourrait le croire. Les deux grands philosophes penseurs du corps semblent être maudits puisqu'ils ont été tous deux emportés par la maladie. En premier lieu, Nietzsche a terminé sa vie en sombrant dans une folie profonde. Quant à Foucault, sa pensée de libération de l'être et de rupture avec les institutions l'a conduit à contracter une maladie sexuellement transmissible encore peu connue à son époque, mais qui est devenu un véritable fléau de nos jours : le sida.
Le corps est-il une porte qui mène à la pensée ?
La philosophie peut-elle faire l'impasse plus longtemps, sur ce qui fait partie intégrante de l'être et qui a souvent valeur de symbole : le corps ?
Première partie : les réflexions philosophiques.
À travers la réflexion de plusieurs philosophes : Descartes, Nietzsche, Foucault, Lévinas et Hannah Arendt, je vais tenter d'élaborer une théorie montrant que l'être ne peut se penser sans le corps et qu'il est plus que jamais nécessaire de le réinvestir afin de démontrer que l'idée de la perfectibilité de l'homme ne peut être construite que par différentes perceptions du corps. Le corps peut-il être l’image de la raison ou d'une idéologie ? D’autre part, l’oubli du corps malade par l’intermédiaire du développement intellectuel est-il une bonne thérapie pour diminuer la douleur ? Quelles sont les limites à ne pas dépasser dans l’oubli du corps ?
Deuxième partie : pourquoi l'ethnologie s'est-elle emparée de la question du corps ?
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, l'anthropologie s'est employée à étudier les caractères culturels de différentes peuplades ou civilisations en s'appuyant tout autant sur des critères rituels et des habitus , ainsi que sur des caractères corporels. Le détournement de l'anthropologie, par les dignitaires du régime nazi a provoqué le délaissement momentané de l'étude du corps. Marcel Mauss dans son écrit : « Les techniques du corps » montre que les gestes peuvent traduire des attitudes culturelles. D'autre part, Michel Foucault dans ses livres « histoire de la sexualité » et « surveiller et punir » montre indirectement que le corps reste une question taboue. Pour avoir une prise directe sur la pensée d'un homme, les méthodes de protection de la société se sont souvent traduites par l'enfermement des individus incriminés ou par la négation de la sensualité du corps lorsqu'il s'agit d’une question de sécurité publique. La nudité et le toucher d'un corps dénudé ou différent reste encore une idée répugnante dans une société qui se dit pourtant n'être pas puritaine. Pourquoi le corps incarne-t-il si bien les peurs ? Il est pourtant dans certains cas objet de désir. Le désir et le plaisir seraient-ils interdits ? Qu'est-ce qu'être pudique ? La pudeur peut-elle se caractériser par le fait de cacher son corps, ou bien est-elle tout simplement une idée du corps à ne pas dévoiler ?
Troisième partie : le corps est-il le reflet de la personnalité ?
Aujourd'hui les idées eugénistes reviennent indirectement à l'ordre du jour, avec l'avancée de la science et les découvertes en matière génétique. Elles pourraient nous ramener à des temps obscurs qui ont sacralisé l'esthétique du corps pour incarner l’homme parfait (le surhomme). Dans cet ouvrage je vais tenter de montrer que le corps n'est qu'une partie infime de ce qui constitue la personnalité (l’individu, le sujet). Il peut être le pôle positif ou négatif de la personne suivant le regard de la société dans laquelle il évolue. L'acceptation de la différence peut-elle être la garantie d'une société tolérante et démocratique ? Comment la philosophie peut-elle réinvestir la question du corps pour lever les tabous et ne pas laisser un volet de la pensée en friche dans lequel pourrait s'engouffrer des extrémistes sans scrupules qui agiraient au nom de la supériorité d'une culture ou d'une race. Afin de couper court aux idées racistes on peut rappeler que chaque peuplade, chaque civilisation a une idée qui lui est propre sur la supériorité d'une civilisation par rapport à une autre. C'est sans doute par la diversité que l'humanité a de grandes chances de survivre. La volonté de puissance amène souvent l'homme à la mégalomanie qui, à terme le conduit à sa déchéance. De plus, la maîtrise du corps ne doit-elle pas rester individuelle ? la maîtrise de son corps est l'un des derniers éléments qui fait de l'homme un être singulier. Si nous donnons à autrui, l'autorisation de disposer de notre corps après la mort ou encore le droit de nous ressusciter par l'intermédiaire d’un quelconque moyen scientifique, que restera-t-il de la richesse de l'humanité ? Sa plus grande richesse est sans doute la différence. L'évolution de notre monde et des esprits s'est produite grâce à la naissance et à la mort de différentes générations. En voulant accéder à la vie éternelle l’humanité ne risquerait-elle pas de courir à sa perte ? Quoi qu'il fasse, l'homme ne sera jamais maître de sa mort. À moins de connaître le sens réel de l'existence de l'humanité, ne vaut-il pas mieux mourir, sous peine d'ennui ? L'homme éternel aurait-il encore des raisons de créer et d'inventer ? Comme l'a dit le président Mitterrand : « Je crois aux forces de l'esprit », mais paradoxalement, pour que notre esprit survive il faut mourir. Le corps doit être le reflet d'une époque, d'une action ou bien encore d'une existence. Sa disparition doit permettre aux générations qui nous succèdent de recréer une vision du monde qui leur est propre, les amenant à une évolution génétique naturelle et au progrès technique.
Quatrième partie : réflexion sur le corps différent.
Le corps peut devenir un objet théâtral qui nous parle suivant les circonstances. Lorsque l'homme ne parle plus ou ne parle pas, le corps peut traduire une sensation ou un sentiment que l'on ne peut pas exprimer à autrui. En faisant attention au corps de l'autre, je fais attention à moi. En regardant le corps de l'étranger, je peux apprendre à le connaître. Le corps du malade peut être également la source de nombreux renseignements sur sa pathologie, mais a-t-on le droit de regarder autre chose que son état de faiblesse ? L'homme malade peut-il devenir un objet de désir pour autrui et ne traduit-il pas une force autre, peut-être : une grandeur d'âme ou une force de l'esprit ? Un corps malade exprime-t-il lui aussi des caractères culturels et sociaux ? Comment un homme malade peut-il jouer avec les apparences ? A-t-il le droit de toucher des corps différents ou bien encore, de jouir ou de faire jouir autrui ?
En conclusion
Cette recherche doit permettre de démontrer que la notion de corps ne doit pas rester tabou et, qu'une appropriation personnelle du corps et le respect de la différence peuvent permettre d'arriver à l'égalité et à la fraternité entre les peuples. Nous sommes tous de la même espèce : des hommes. Le respect du corps de chacun, peut-il mettre fin aux stéréotypes des canons de beauté qui faussent le regard du coeur, scrutateurs des âmes ? Le corps, qu’il soit beau ou laid, doit rester un objet de découverte de l'autre ou de soi-même. Doit-on construire son corps comme on construit son être ? Et enfin doit-on faire de son corps une oeuvre d'art ? L'oeuvre d'art n'est-elle pas éternelle et le corps éphémère ?
Depuis le début des années 1970, se sont opérés tour à tour la libération sexuelle accompagnée du droit à la liberté d’avortement et enfin une industrialisation du sexe par l’intermédiaire des sex-shops, des diffusions de films érotiques ou pornographiques sans contrôle particulier. L’accès à ces films est devenu, par le biais d’Internet abordable même aux plus jeunes, entraînant des dérives menant à la délinquance sexuelle. Pour cela, le gouvernement issu des élections de 2002, tente de durcir la législation en matière sexuelle et d’établir une prohibition de la prostitution.
Le dernier tabou
Le seul tabou restant en matière sexuelle demeure la vie amoureuse des personnes handicapées, à croire que ces individus sont nés asexués et que l’image de la personne handicapée n’a guère évolué depuis le siècle des lumières; incarnant des monstres entre l’animal et l’humain. Une autre option est encore possible, en observant l’agencement des espaces publics : « l’infirme serait un ange ». Ce qui pourrait rendre plausible cette hypothèse serait démontrée par l’existence de trois formes de toilettes publiques (pour les hommes, pour les femmes et pour les personnes handicapées). De ce fait, les invalides constituent un troisième sexe. De la même la communauté homosexuelle a pu vivre cet état de fait, avant 1982, où l’homosexualité était un délit.
Mais comment ce dernier tabou qui concerne la sexualité des personnes handicapées peut-il être levé ? Sans doute, par une reconnaissance pleine et entière de ces citoyens à l’humanité. Si le fait d’être humain peut se définir par le logos, bon nombre de personnes handicapées n’en sont pas dépourvues et, parfois même, en sont bien loties. Ces individus, que l’on pourrait qualifier d’exceptions dans le langage d’Hannah ARENDT, sont souvent perçus comme des bienfaiteurs de l’humanité de part leur côté altruiste. Pourtant les gestes d’altruisme ne sont-ils pas souvent que des actions d’égoïsme déguisé, ayant pour but la reconnaissance de la personne par la société ?
La sublimation de la libido : concept de S. FREUD
Si l’amour est une force équilibrante, et parfois génératrice de créativité et d’action (comme croit l’avoir perçu S. FREUD dans « le souvenir d’enfance de Léonard DE VINCI » qui sublime son homosexualité en se servant de sa libido dans sa création artistique) pour le commun des mortels, il peut être aussi un acte de soin pour une personne invalide. En effet, une bonne relation amoureuse vaut bien une séance de rééducation.
A ce jour, cette question reste encore l’un des plus grands tabous de la société française, alors que certains pays de l’union européenne s’interrogent ouvertement et tentent de trouver des solutions appropriées. En France, les seules propositions avancées sont le recours à des professionnels du sexe réprimés par la loi, des plaisirs solitaires ou bien encore le détournement de sa libido en force créatrice et intellectuelle.
Etre sans aimer et sans être aimé, ce n’est pas tout à fait être !
« Nos passions (amoureuses) sont les principaux instruments de notre conservation, c’est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire ». Jean-Jacques ROUSSEAU
UNE IDEE POETIQUE DU HANDICAP
MAIS ALORS Où SE SITUE LA LIBERTE ?
Un amour non endigué par le handicap
Pourtant si négligé que souvent on le rate
Et capable d’aimer sans réserve, sans compter
Un esprit ouvert dans un corps prisonnier
Ah ! Il manque un pied ou deux à ces maux derniers
Mais qu’importe après tout l’âme est libérée !
Stéphane De Bona
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".