L'article, du 28 février titrant « des handicapés choyés » dans le Républicain Lorrain est proprement scandaleux. Cet article laisse entendre implicitement que la population souffrant d'un handicap ne peut être qu'une cible électorale où un argument pour faire pleurer dans les chaumières et rapporter des voix au candidat. Ceux qui lisent régulièrement mon blog ou me connaissent, savent que la candidate que je soutiens et dont je suis le colistier n'a pas pu se servir de moi. Je suis libre et indépendant !
Non, à la manipulation journalistique !
C'est donc de ma propre initiative que je lui ai apportée ma candidature. J'ai été retenu sur cette liste pour mes capacités d'innovation. En effet, je souhaite promouvoir un nouveau regard qui doit être remis au centre de la société et être pris en compte pour tous les projets concernant la vie de la cité. Je souhaite également démontrer que les minorités visibles sont utiles pour faire progresser la tolérance afin de mieux vivre ensemble. Si elle avait dû user de son charme pour me convaincre, je lui aurais tout simplement dit non. Je trouve intolérable que les journalistes utilisent ce type d'argument pour faire leurs choux gras. Si même maintenant, la presse régionale fait du People, alors où allons-nous ? C'est pour cela, que j'ai demandé un droit de réponse au Républicain Lorrain, qui je l'espère tirera les choses au clair et rétablira la vérité sur mon engagement.
Voici le projet Présidentiel que j’avais rédigé en 1995. 12 ans aprés, quelques mesures n’existent toujours pas. Le monde politique n’est pas très en avance. POLITIQUE INTERIEURELes Réformes dans l'Entreprise
-Augmentation des cotisations patronales qui concernent la sécurité sociale de 1 point (passages à 13,8 ~ 9,6 et 2,6)
- Réduction de la durée du travail à 35 heures par semaine sans diminution de salaire, mais avec des heures supplémentaires choisies par les salariés
-Rendre le chômage des jeunes de 16 à 20 ans illégal et donner une prime d'embauche au patron de 2500 F lorsque c'est un jeune de moins de 25 ans
-Faire passer le SMIC à 7500 F par mois
-Arriver à l'égalité des salaires chez l'homme et la femme pour des diplômes équivalent
-Inciter la création de sociétés à capital mixte
- Faire payer les charges patronales aux entreprises individuelles en fonction du chiffre d'affaire
Impôts
-Augmentation par 5 des impôts sur les grosses fortunes
-Baisse de la CSG qui passe à un taux de 1,4 et sera calculer sur 90% du salaire brut
Réformes de l'Etat
-Abaissement du budget militaire de 1/3 afin de pouvoir augmenter celui de la santé
-Revenir au 1% du budget de l'état pour le ministère de la culture
La durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable 1 fois
-Il sera possible au président de la république et aux Français d'utiliser le chant du référendum pour les grands sujets de société
-Le président devra être le garant de la parité homme, femme dans le gouvernement
Santé
-Augmentation du budget de la recherche et mise en commun des travaux effectués avec les chercheurs du monde entier
-L'allocation pour adulte handicapé ne sera plus supprimée si la personne trouve du travail et pourra être augmentée si l'handicapé est déclaré inapte au travail jusqu'au niveau du SMIC
- Faire effectuer les transports de kinésithérapie par des taxis et plus par des V.S.L.s (diminution importante du coût)
Les Réformes Juridiques
-Révision des lois " Pasqua "
-Lutte contre la corruption par la transparence de la vie publique et l'augmentation des peines de prison pour les corrupteurs (6 mois de prison ferme minimum)
-Interdiction aux politiques d'intervenir dans les affaires judiciaires
L'éducation nationale
-Arriver à faire travailler en collaboration les établissements scolaires et les entreprises afin d'orienter les jeunes vers un métier d'avenir (système de quota par région)
-2 stages par an en entreprises seront obligatoires à partir de la 4ème
Les matières principales seront effectuées le matin et les matières culturelles l'après-midi
Retraite et personnes âgées
-L'âge de la retraite passera de 60 ans à 65 ans
Les petites retraites seront augmentées de 600 F
-Incitation à accroître le nombre d'association et d'emplois d'aident aux personnes âgées
Citoyenneté et solidarité
- Le président de la république doit être un " Président citoyen" accessible à tous, prêt au débat et responsable
-Réouverture des maisons closes pour hommes et femmes pour lutter plus efficacement contre le SIDA et le proxénétisme (Avec préservatif obligatoire, suivi médical)
-Revenons aux anciennes valeurs en gardant une place à table, un lit, des draps
-Créons des logements sociaux
-Luttons contre le racisme en ayant et en créant des associations et des villes d'échanges culturels (cassons les bidonvilles) dont la devise sera "APPRENDRE à NOUS CONNAITRE C'EST APPRENDRE à NOUS AIMER "Ecologie
-Donnons plus de moyens techniques et financiers à l'ONF pour une meilleure sauvegarde de nos forêts
-Replantons de nouvelles forêts
-Créons des emplois d'utilités écologiques
-Faisons adopter une loi sur la qualité de l'air et de l'eau
-Investissons dans la recherche de nouvelles énergies non polluante
-Donnons la priorité au recyclage
POLITIQUE ETRANGEREMondial
-Mettre en place une commission d'enquête internationale sur les génocides de la BOSNIE et du RWANDA afin d'arrêter les responsables et de les juger, puis faire intervenir l'ONU et l'aide humanitaire (employer la force si nécessaire)
- Faire chuter le pouvoir de Saddam Hussein en Irak et lever les sanctions
-Soutenir avec de réels moyens financiers, médicaux et militaires LE PLAN DE PAIX AU PROCHE ORIENT pourl'Algérie et le Liban (en exigeant que cesse la double occupation Syrienne et Israélienne)
-Relever les défis de l'eau potable, du partage du pétrole et enfin reverdir les déserts en mobilisant les technologies Françaises et Européennes
Européennes
-Créer un partenariat économique entre l'Europe et les anciens pays de l'Est
-Créer une Europe Fédéral ou chaque Nation serait un Etat
-Revoir le traité de Maastricht pour suspendre les jachères, les quotas laitiers et instaurerune loi de préférence sur les produits nationaux
-Obtenir une meilleure collaboration entre les polices et les douanes des pays membres dans le but d'éviter l'immigration clandestine et garantir la sécurité en Europe
-Arriver au plus vite à la Monnaie Unique pour faire face au Dollars et harmoniser les prix
-Création d'une Armée de Métier Européenne (le service national sera civil d'une durée de 18 mois « tâches d'intérêts nationaux »)
-Réellement imposer la solidarité dans la répartition des richesses en Europece qui garantira une forte protection sociale
Stéphane De Bona
Maurice Papon (né le 3 septembre 1910 à Gretz-Armainvilliers, Seine-et-Marne et mort le 17 février 2007 à Pontault-Combault, Seine-et-Marne), était un homme politique et haut fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité pour des actes commis en tant que fonctionnaire du régime de Vichy. Préfet de police de Paris entre 1958 et 1967, il est également connu pour son rôle capital dans la répression sanglante des manifestations du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962.
Même mort, il fait encore parler de lui ! Son avocat, maître Francis Vuillemin, a déclaré que son client serait enterré avec la légion d'honneur, affirmant dans un communiqué : « Je veillerai personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle lui a remise de ses propres mains, pour l'éternité. ». Toutefois, ce choix ne change rien à la décision officielle d'annulation de la décoration après sa condamnation. La France en aura-t-elle peut-être bientôt finie avec les ombres de son passé ? On peut penser que non, car Jean-Marie est toujours bien vivant. Il a réussi à introduire son discours fasciste dans tous les esprits. La droite française comme la gauche n’a tiré aucune leçon du 21 Avril 2002, puisque celle-ci mène une politique qui ne change pas de registre depuis cette date. Aujourd’hui, nos politiques ont oublié qu’ils ne sont que les représentants de la France dans le monde, au nom du peuple français. La France est-elle ingouvernable ? Non, les français sont seulement des individus qui rêvent de la grandeur passée de leur pays, et ils n’ont toujours pas intégré les changements rapides de notre civilisation. Je terminerai en affirmant qu’un peuple qui a peur du changement est un peuple dangereux. A nous de prouver que nous sommes responsables et que nous sommes encore capables de faire preuve d’innovation.
Stéphane De Bona
PARIS (Reuters) - Le procès engagé par des organisations musulmanes contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo pour avoir publié en 2006 trois dessins représentant le prophète Mahomet s'est ouvert à Paris en l'absence des plaignants.
L'Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Grande mosquée de Paris et la Ligue islamique mondiale poursuivent l'hebdomadaire satirique pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", incrimination qui vise la société d'édition et son directeur de publication Philippe Val.
Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), ne s'est pas rendu au tribunal où il s'est fait représenter par son avocat Me Francis Szpiner. Les deux autres organisations étaient également représentées par leurs avocats.
L'avocat de Charlie Hebdo, Me Georges Kiejman, a qualifié ces absences de "dérobade".
Se présentant en porte-drapeau de la liberté d'expression, le périodique avait repris en février 2006 certaines des caricatures de Mahomet publiées initialement en septembre 2005 dans le journal danois Jyllands-Posten.
Il s'agissait du point de vue de Charlie Hebdo de répliquer à la vague de manifestations violentes et au boycott des produits industriels danois provoqués dans le monde musulman par des religieux qui jugeaient les dessins danois blasphématoires ou racistes.
"VOILER CHARLIE !"
Philippe Val, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, est en théorie passible de six mois de prison et de 22.500 euros d'amende, mais en cas de culpabilité, la jurisprudence limite en général les peines à des amendes.
L'initiative de Charlie Hebdo avait suscité une critique du président Chirac qui avait condamné une "provocation manifeste" susceptible à ses yeux "d'attiser dangereusement les passions".
La rédaction du magazine satirique a fusionné avec celle du quotidien Libération pour une édition commune mercredi, avec de nombreux dessins sur les intégristes, dans le but affiché de défendre la liberté d'expression.
La "une" de Charlie montre un prêtre catholique, un rabbin et un imam clamant ensemble : "il faut voiler Charlie !" Celle de Libération montre un imam barbu s'attaquant à la hache à un crayon.
Dans un éditorial, le directeur de Libération s'en prend au président de la République, qui avait en son temps condamné l'initiative de Charlie Hebdo.
"Ce procès idiot, manifestement favorisé par Jacques Chirac, qui a un contrat d'armement à la place du cerveau, est un procès de presse", écrit-il.
Sur les trois dessins visés par la poursuite, deux publiés initialement au Danemark montrent pour l'un le prophète Mahomet avec une bombe dans son turban et pour l'autre, le même personnage accueillant des kamikazes au paradis et déclarant, "stop, on est à court de vierges".
Le troisième dessin attaqué, publié en couverture de Charlie hebdo, est une production propre et montre, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "c'est dur d'être aimé par des cons".
Pour la première fois dans l’histoire du football européen, c’est un français qui présidera l’UEFA. Michel Platini a été élu ce matin par les instances dirigeantes de cette institution composée de 50 votants. Il a recueilli 27 voix pour, 21 contre et 2 abstentions. Il veut redonner au football européen, son influence dans le monde tout en se battant contre la marchandisation de ce sport. Il a déclaré, dans son discours d’avant élection : «Le football est un jeu avant d'être un produit, un sport avant d'être un marché, un spectacle avant d'être un business.». Hier soir, au journal de France 2, alors qu’un journaliste prévoyait que Michel Platini allait prendre de grandes vacances s’il perdait cette élection, l’intéressé passant inopinément à cet instant, s’est écrié : « et en plus, c’est vrai ». Après 27 ans de bons et loyaux services pour le football français et européen, Platini n’aura donc pas de répit. C’est grâce à lui que la France a connu son premier sacre au niveau européen et il a ouvert la voie aux autres titres du football français.
Un sportif fin politique
Aujourd’hui, il est aussi devenu un fin politique mais, arrivera-t-il à enrayer les dérives financières dans ce sport ? Son prédécesseur, le Suédois Lennart Johansson à ce poste depuis 17 ans, a créé et développé la ligue des champions en multipliant par 15 en 5 ans la récompense au club remportant cette compétition. Elle est devenue un enjeu majeur pour les clubs qui y participent et creuse encore un peu plus la différence de budget entre les grands clubs européens et les petits nationaux. Pourra-t-on retrouver l’équilibre afin que les championnats nationaux ne soient pas toujours gagnés par les mêmes clubs, à coup de millions ? Espérons que l’on pourra compter sur l’influence de notre Platoche national sur la planète football pour changer le cours des choses.
Stéphane De Bona
Depuis une semaine, la campagne de Ségolène Royal patine. On parle, dans les journaux d’un trou d’air. N’aurait-elle pas la carrure de la fonction ? Je pense, bien au contraire, qu’elle a bien compris les enjeux et les attentes du peuple français, même si elle fait preuve parfois de dérapages incontrôlés dans lesquels s’engouffrent la presse et ses opposants. Elle incarne aujourd’hui, une nouvelle génération de politiques et renouvelle la forme des débats. Le style des débats participatifs et d’aménagement des salles de meeting est neuf. Il déroute les vieux militants socialistes et la direction, qui n’ont pas rompu avec la gauche encore teintée de marxisme en 1981. La social-démocratie, qui a fait arriver au pouvoir la majorité des partis de gauche en Europe, n’est toujours pas ancrée dans l’esprit de la majorité des militants de gauche. Voila pourquoi on retrouve Jean-Luc Mélanchon, sénateur de l’Essonne et membre du parti socialiste, aux côtés des alter-mondialistes et de l’ultra-gauche qui lui, contrairement à la candidate de la gauche gouvernementale n’est pas taxé de populisme. Entre ces deux tendances, le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, doit s’efforcer à créer une union.
Une candidature, un couple
La candidate à la présidentielle est tenue d’imposer son style en respectant la répartition des rôles et des tendances à l’intérieur de la gauche en s’adressant à l’ensemble du peuple français. Elle ne veut pas renouveler la bévue de Lionel Jospin qui a oublié que le premier tour devait être l’occasion de rassembler son camp tout en affirmant son style. L’erreur a été de ne pas s’adresser au peuple français et d’affirmer que sa candidature n’était pas de gauche. En faisant cette bourde, le candidat socialiste a oublié qu’une élection présidentielle avait deux tours. Toujours est-il que les deux voix du couple Ségolène Royal et François Hollande sont discordantes. Peut-être, parce que l’un doit veiller à l’unité du parti et l’autre doit tout d’abord avoir une rencontre de cœur avec le peuple français. Les socialistes n’ayant pas, en majorité, terminé leur mutation idéologique et certains même étant toujours contre le système des marchés, sont loin de comprendre la méthode Royal-Hollande qui a donné lieu à l’impaire de Arnaud Montebourg disant que : « Le seul défaut de leur candidate à la présidentielle est son compagnon ». Comment faire mieux pour miner son propre camp ? La réaction de Ségolène Royal, en suspendant son porte-parole pour un mois, lui sera-t-elle profitable ? Cette sanction symbolique montre aux français ce qu’elle entend par ordre juste. François Hollande et Ségolène Royal devraient tout de même s’entendre avant leurs communiqués de presse pour qu’ils ne soient pas contradictoires. On peut penser que cette cacophonie est due à la frustration du premier secrétaire du parti resté 10 ans à sa tête sans avoir assumé des fonctions politiques exécutives dans le pays. Il a même du effacer ses propres ambitions de candidature à ces élections pour laisser la place à sa femme. Cela fait beaucoup pour l’ego politique d’un seul homme.
Stéphane De Bona
Pour ses vœux 2007 à la presse, Jacques Chirac est revenu sur sa dernière allocution aux français. Il a expliqué en ces termes : « Je ne suis pas un homme de bilan, c’est vous qui le ferez ». Il a repris l’exemple de la présidentielle 2002 en disant qu’une probabilité d’un second 21 Avril pouvait se reproduire si le débat de la présidentielle n’était pas axé sur un projet crédible, qui démontre la nécessité d’une Europe forte dans la mondialisation et tenant compte des difficultés sociales des français. Il a terminé sont exposé sur les axes de la campagne présidentielle en ces termes : « Si nous ne voulons pas laisser le champ libre aux extrémismes et vivre un nouveau 21 avril, notre devoir c'est de montrer les dangers et les opportunités de ce nouveau monde », a-t-il lancé. « Notre devoir, c'est de désamorcer les peurs, les angoisses, les idées reçues ».Il a ensuite demandé à son gouvernement de rester mobilisé par l’action jusqu’au dernier moment de cette législature et remercié la majorité parlementaire de son soutien. Pourtant, à trois jours de la désignation du candidat de l’UMP à la présidentielle, les tensions à droite se multiplient. Le premier Ministre, Dominique de Villepin, a déclaré à la presse qu’il ne voterait pas, dimanche pour Nicolas Sarkozy, seul candidat en liste pour la désignation. On sait depuis toujours que les deux hommes à la tête de l’exécutif ont une vision gaulliste et sociale de la France et, que le ministre de l’intérieur veut rompre avec cet héritage en en faisant un pays ultralibéral et sécuritaire. Jacques Chirac se dit guidé par sa passion pour la France et la défense des intérêts du peuple français. Il a ajouté qu’il rendrait public sa décision de briguer un troisième mandat le moment venu, si la situation l’exige. Pour clore la séance des vœux, un journaliste de la presse régionale lance, au président : «Rendez-vous l'année prochaine au même endroit...».Une affirmation en forme de question accueillie par un geste de la main du président signifiant « on verra ».
Les chantiers du président
Pour garder l’exécutif et la majorité parlementaire en ordre de marche, Jacques Chirac fait examiner un projet de loi sur la protection de l’enfance en ce moment. Il a indiqué qu’une loi en faveur des sans-logis serait votée et ratifiée avant fin Février. Il a décidé de convoquer en congrès la majorité parlementaire (la chambre des députés) et les sénateurs le 28 Février 2007 pour graver dans le marbre de la Constitution Française, l’abolition de la peine de mort et réformer le statut pénal du président. C’est la preuve que Jacques Chirac ne se voit pas tout à fait en retraite. De toute façon, une fois ses mandats terminés, il a laissé entrevoir qu’il souhaitait siéger au conseil constitutionnel dont il doit nommer le nouveau président avant la fin de son quinquénat.
Le journal « Libération » est passé proche du dépôt de bilan. Heureusement le 20 Novembre 2006, les actionnaires ont accepté le plan de sauvegarde proposé par la direction, à une courte majorité. Laurent Joffrin, ancien directeur de la rédaction du « Nouvel Observateur » a été nommé PDG du groupe « Libération ». Il aura la lourde tâche de le restructurer tout en gardant l’esprit du quotidien. Etant donné les difficultés de l’ensemble de la presse papier, il devra sans doute réviser la ligne éditoriale. Les salariés ne pourront certainement pas échapper au plan de licenciement massif demandé par l’actionnaire majoritaire Rothschild. Le nouveau PDG s’est senti investi d’une mission envers son premier journal qui se trouve en difficulté, alors qu’il aurait pu rester à l’abri au « Nouvel Observateur » de toute déconvenue. La survie du quotidien est encore loin d’être assurée. Comme en témoigne le graphique ci-contre, le tirage ne cesse de diminuer d’année en année (le support papier n’a plus la cote). Mais comment estomper cette hémorragie des lecteurs ?
L’esprit du journal « Libération »
Ce quotidien est né en 1973 sous l’influence de la pensée de Mai 68, relayée par Jean-Paul Sartre. C’est un journal qui se veut engagé et dans l’action. Ce quotidien, qui incarnait une gauche réactionnaire en interpellant les politiques de tout bord sur les malaises que connaît notre société occidentale et contemporaine, a perdu peu à peu de son panache. Aujourd’hui, il est l’un des derniers quotidiens de gauche avec « L’humanité » à toujours exister. Il reste, pour bon nombre de ses lecteurs, une référence importante de la presse française. Le glissement lent mais continu vers le centre gauche a fait de ce journal un quotidien très attaché à la culture, il est lu par une population branchée, diplômée ou comme dirait Renaud dans sa dernière chanson : des « bobos ». Pour survivre, il devra toucher d’autres tranches de lecteurs en regagnant son esprit corrosif. Il peut aussi mettre en place un système de fidélité de son lectorat papier, en lui donnant accès à des réductions d’abonnement en ligne et à divers outils informatiques liés au quotidien papier. Mais la question fondamentale que le quotidien, ainsi que ses concurrents, pourrait se poser est : comment peut-on redonner le goût de la lecture à une génération née sous l’ère de la télévision et d’Internet ? Il serait dommage qu’un journal de cette qualité disparaisse. En effet, les idées de la gauche qui tendent à tirer la population vers l’élite par la culture seraient perdues.
Stéphane De Bona
Anna Politkovskaïa : mort d’une spécialiste du conflit Tchétchène
Anna Politkovskaïa a été assassinée Samedi 7 Octobre 2006 en rentrant chez elle, à son appartement de Moscou.
La journaliste Russe luttait depuis plusieurs années contre la politique du Kremlin en Tchétchénie. La guerre menée aux séparatistes Tchétchènes par le président Russe Vladimir Poutine, au nom du combat anti-terroriste mondial était considérée par cette ardente avocate de la liberté de la presse comme contraire aux droits de l'homme. La police chargée de l’enquête penche pour un mobile en rapport avec ses activités professionnelles. On ne peut pas exclure un assassinat crapuleux orchestré par le Kremlin. La présidence Russe n'a dépêché aujourd’hui, aucun représentant de haut rang à ses obsèques, célébrées au cimetière Troïekourovskoïe, dans la banlieue ouest de la capitale. Cette journaliste de 48 ans était le dernier rempart de la population confrontée à une guerre oubliée par la communauté internationale.
La France à la pointe des problèmes internationaux
La présidence de la république a adressé un courrier de soutien aux enfants de la journaliste disparue, dont voici les principaux extraits : «Vous savez l'importance que la France attache à ce que tout soit mis en œuvre pour que justice soit faite et pour que soient retrouvés et punis les assassins de votre mère», écrit Jacques Chirac dans une lettre transmise lundi aux deux enfants de la journaliste russe et rendue publique mardi par l'Elysée. Un peu plus loin dans cette lettre le président Français ajoute :
«L'odieux assassinat de votre mère m'a bouleversé comme il a bouleversé tous les Français et tous les défenseurs de la liberté de la presse». Une fois encore la politique étrangère de la France réalisée par des responsables de droite paraît judicieuse.
Cette missive met clairement la pression sur le Président Russe Vladimir Poutine et semble avoir porté ses fruits après avoir était rendu publique. Monsieur Poutine a déclaré à son arrivé mardi, à Dresde, dans l'ex-Allemagne de l'Est, où il a servi en tant qu'agent du KGB dans les années 80 : « Nous devons clairement faire savoir qu'il s'agit d'un crime inacceptable qui ne pourra rester impuni », à la presse à l'issue d'un entretien avec la chancelière Angela Merkel.
Dommage que nos responsables de droite ne soient pas aussi habiles en politique intérieure !
Dans sonbloc-notes hebdomadaire du 21 Septembre 2006 au Point, Bernard-Henry Lévy revient sur les propos de Benoît XVI tenus à l’université de Ratisbonne. D’après lui, le pape avait raison, puisque ses propos ne faisaient que reprendre une citation historique et que, depuis, le monde musulman, après avoir connu ses lumières bien avant l’Occident avec des philosophes comme Averroès et Avicenne, était retombé dans un obscurantisme des premiers âges. Ces propos n’étaient sans doute pas attribués, en premier lieu, aux musulmans, mais ils devaient faire réagir la communauté européenne qui s’est peu à peu détournée du catholicisme. Ils devaient, d’après lui, mettre en garde sur les dérives possibles que le monde chrétien pouvait connaître de la même façon que l’Islam. Pas si loin encore, le monde catholique considérait comme blasphème tout commentaire de l’exégèse. Si la Bible venait dans les mains de radicaux, il nous serait impossible de pratiquer une réflexion critique du texte sacré comme il est aujourd’hui interdit de le faire avec le Coran. Je pense, pour ma part, que notre cher ami philosophe a oublié les propos précédents qu’il a tenus sur la réflexion des lumières en Occident. De plus, cette citation tirée de son contexte ne peut laisser que le doute sur les réelles intentions du pape.
Les Lumières Arabes
Les philosophes arabes (Averroès et Avicenne) n’étant pas connus de chacun, le commun des mortels peut imaginer que le monde musulman n’est pas sorti du Moyen Age depuis sa naissance. Cette citation ne pouvait que provoquer les extrémistes dont nous avions déjà vu l’importance durant l’épisode des caricatures de Mahomet, il y a deux mois. Jean-Paul II, en 1981, avait fait la triste expérience de commenter une autre religion, ce qui lui a valu un attentat dans lequel il a failli perdre la vie. Pourtant, à cette époque, les relations entre l’Occident et le reste du monde étaient moins tendues. Benoît XVI a d’autant plus choqué qu’il a démantelé la cellule de dialogue entre les religions qu’avait créé son prédécesseur, et réintégré Monseigneur Lefèvre que Jean-Paul II avait écarté en dénonçant des pratiques sectaires. Je pense donc que Bernard-Henry Lévy se trompe et que cette citation était bien destinée aux musulmans pour que les modérés se réveillent de leur sommeil dogmatique. Mais les journalistes qui ont la sale habitude de ne pas préciser le contexte des propos tenus, ont augmenté les faiblesses de communication du pape, pouvant même le rendre impopulaire chez les catholiques. Aujourd’hui, Benoît XVI qui a renoncé à la voiture blindée de Jean-Paul II, ferait bien de la réhabiliter dans ce contexte s’il ne veut pas être un pape éphémère. Je reviendrai dans un prochain article, sur comment faire cohabiter les différentes civilisations en m’appuyant sur l’ouvrage de Mohammed Arkoun «Humanisme et Islam : Combats et propositions».
De Bona Stéphane
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devait pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".