La 30ème édition du Darkar c'est ouverte aujourd'hui, après une annulation pour cause de menace terroriste en 2008. Cette année donc le Dakar reprend ses droits, mais sous une autre latitude. Cette course mythique aura donc lieu en Amérique du Sud, mais l'esprit reste le même. On verra à nouveau se mesurer des écuries professionnelles et amatrices, dans un esprit d'aventure et de découverte. Les paysages et les sensations seront sans doute pas tout à fait les mêmes, mais elles permettront aux téléspectateurs de se dépayser et de connaître la chaleur par écran interposé. Au milieu des années 80, le grand public a pu faire connaissance avec l'Afrique et ses paysages désertiques ce qui a fait naître indirectement, avec de nombreux artistes, des élans de solidarité que ce continent n'aurait peut-être pas connue, s'il était resté une terre lointaine sans image. C'est donc le maintenant l'Amérique du Sud qui fera l'objet de toutes notre attention. Nous verrons peut-être à travers les étapes, le visage d'un nouveau modèle économique, d'une civilisation avec laquelle nous avons beaucoup de choses à apprendre. L'Amérique du Sud ne restera pas une image figée des années 60 à travers l'épopée mythique de Che Guevara, cet Argentin qui est parti de Buenos Aires pour libérer Cuba.
Une chance pour le développement durable
Cette nouvelle histoire du Dakar peut nous permettre également d'inventer l'avenir. Dans les années 70, cette course était avant tout une aventure humaine réalisée par des amateurs. Ils rivalisaient d'ingéniosité pour que leur véhicule de série, largement modifié puisse tenir la distance et rallier leur but ultime : "le lac rose à Dakar". Aujourd'hui, les organisateurs de la course pourraient changer le règlement pour retrouver le ciment des premières années. J'ai pour idée, qu'il pourrait demander aux participants d'avoir des véhicules propres pour prendre le départ. Nous pourrions voir fleurir bon nombre de véhicules bis combustibles, solaires ou électriques. Évidemment le tracé de cette première course devrait être limité, mais d'année en année, avec l'évolution technologique, il augmenterait. Cette course deviendra alors, ou plutôt redeviendrait à nouveau un véritable concours Lépine de l'automobile. Voilà comment peu à peu, nous pourrions à nouveau joindre l'utile à l'agréable et faire rêver de nouvelles générations. Cette nouvelle course pourrait aussi aider les peuples à prendre conscience de la déforestation de l'Amérique du Sud et les aider à mettre en place un plan de gestion des forêts en relation avec l'Europe et les autres continents gros consommateurs de bois. Nous devons au plus vite mettre fin au désenchantement et à l'amertume qui a suivi les années 80. C'est un nouveau rêve pour demain !
Thierry Sabine (13 juin1949, Neuilly-sur-Seine - 14 janvier1986 au Mali) est le fondateur du rallye Paris-Dakar.
Il avait commencé par créer en 1975 l'Enduro du Touquet, compétition régionale qui, au fil des années avait pris un développement gigantesque. Cette compétition ouverte à tous, était devenue un événement international qui servit à Thierry Sabine comme modèle pour le Paris-Dakar.
Avec l'annulation du Paris Dakar 2008, c'est sans doute un rêve d'enfant qui s'envole à jamais. Cette course mythique créée en 1978 était attendue par les puristes en début de chaque année. La génération 70 a été élevée au biberon du Dakar. Nous avons été nombreux à découvrir l'Afrique par ce biais et à rêver un jour de participer à cette course. Dans les premières années ce fut d'abord un rallye d'amateurs. Des particuliers nombreux passaient l'année qui précédait leur engagement à préparer leurs véhicules de tourisme à affronter les dunes des déserts africains. Durant trois années consécutives, un véhicule de la Sovab (usine lorraine qui fabrique les masters pour le monde entier) a participé à cette course. C'est par l'intermédiaire de ce véhicule que j'ai peu à peu apprécié cette course est connu des premières vocations humanitaires. En effet, Daniel Balavoine avait organisé l'année de sa mort une grande collecte de fonds et de sacs de riz pour aider au développement de l'Afrique. C'est en prospectant le désert saharien pour y implanter des pompes à eau que Thierry Sabine et Daniel Balavoine eurent leur dramatique accident. Avec les menaces terroristes, qui pèseront chaque année sur cette course, le réseau de Ben-Laden connaît sans doute sa plus grande victoire car l'annulation de ce rallye connu du monde entier ne s'est jamais vue. La date de janvier était symbolique car ses organisateurs avaient su trouver un moment où le monde entier était calme et où les occidentaux sortant des fêtes de Noël et d'un hiver rigoureux se ressourçaient à la vue du soleil africain. Même si ce rallye est organisé dans les années futures sur un autre continent c'est une partie du rêve de la génération 70 qui est brisée. Espérons que ce soit qu'un arrêt momentané.
Dépêche AFP
LISBONNE (AFP) - Pour la première fois en trente ans d'existence souvent mouvementée, le rallye-raid Dakar, dont le départ devait être donné samedi à Lisbonne, a été annulé vendredi par ses organisateurs obligés de plier sous la menace terroriste islamiste radicale d'Al-Qaïda.
L'incertitude planait depuis l'assassinat en Mauritanie de quatre touristes français le 24 décembre dans une attaque attribuée à des proches de la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC). La mort trois jours plus tard de trois militaires mauritaniens dans une attaque encore mal élucidée a encore fait monter la pression.
Mais c'est un message d'Al-Qaïda aux autorités mauritaniennes, menaçant de frapper des Français dans ce pays, qui a conduit le gouvernement français à recommander fermement à Amaury Sport Organisation (ASO) d'annuler l'épreuve.
Les 2.500 participants provenant de 50 pays du globe de la caravane du Dakar-2008 rassemblés à Lisbonne vont donc devoir regagner leur domicile.
Le porte-parole du gouvernement avait, jeudi à sa sortie du Conseil des ministres, déconseillé "fortement" au rallye d'aller en Mauritanie, et vendredi le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner était à nouveau monté au créneau. Parallèlement, en coulisses, le gouvernement "a fait en sorte que le Dakar ne parte pas. Ce n'était pas possible de partir", a affirmé une source proche de l'organisation à l'AFP.
"Je crois que les organisateurs ont fait le choix de la sécurité et je salue leur courage. Je sais que prendre une telle décision n'était pas facile", a déclaré à France Info M. Kouchner vendredi.
"Ils avaient déployé beaucoup d'énergie pour organiser cette course que tout le monde admire. Je sais qu'il y a des enjeux économiques mais, honnêtement, la prudence commandait de tenir le plus grand compte des risques", a-t-il ajouté.
"On ne pouvait pas prendre le risque d'y aller. La sécurité est la première des priorités. Imaginez un instant, un attentat même en-dehors du Dakar. On nous aurait accusé à juste titre d'être irresponsables", a expliqué Patrice Clerc, le directeur d'ASO arrivé à Lisbonne dans l'après-midi.
Etienne Lavigne, le directeur de la course, a donc annoncé la décision aux participants dans l'amphithéâtre archicomble du Centre Culturel de Belém à 12h à Lisbonne.
"C'est une terrible nouvelle. Le Dakar 2008 ne partira pas. Le Dakar est sonné mais le Dakar est debout. Je veux remercier tous les participants. Vous en avez fait l'histoire. Et l'histoire n'est pas terminée", a lancé Etienne Lavigne, la mort dans l'âme, aux concurrents qui ont salué l'annonce par des applaudissements.
Il faut toutefois maintenant faire les comptes. "C'est un désastre" économique, a concédé Patrice Clerc, et pas seulement pour ASO dont le budget Dakar s'élève à 12 millions d'euros hors télévision et dont la crédibilité de l'épreuve est atteinte.
"Ca va être un certain coût... Pour l'organisateur portugais, tous les gens qui travaillent autour du Dakar. Pour tous les pays et leurs économies. L'activité générée autour de l'événement est extrêmement importante", souligne M. Lavigne. "Il y a nous, mais il n'y a pas que nous. Il y a les préparateurs de véhicule, les préparateurs de moto, les teams professionnels, les teams semi-professionnels. L'économie autour de l'événement Dakar est colossale. Tout le monde va être durement touché."
Les concurrents eux vont voir leur inscription remboursée mais "ce sont des mois et des mois de travail qui s'en vont en fumée...C'est dramatique. Il n'y a pas de mots pour l'expliquer", souligne le motard David Fretigné, un des postulants au podium final sur Yamaha.
"On est abattu", affirme Jean-Louis Schlesser, vainqueur en 1999 et 2000. "On aurait préféré qu'ils (organisateurs) fassent un petit quelque chose au Maroc ou ailleurs. C'est de l'argent mais surtout des emplois."
Une solution de remplacement a bien été étudiée pour remplacer le parcours en Mauritanie, plat de résistance de l'épreuve (8 des 15 étapes dont les plus difficiles) mais les organisateurs ont dû jeter l'éponge "parce qu'on organise des grands événements, pas des fiascos", selon l'expression d'Etienne Lavigne.
ASO va déjà penser à organiser un grand événement en 2009, peut-être en Amérique du sud pour éviter les risque terroristes mais comme le souligne le directeur: "Tristement oui", cette première annulation de l'histoire est une victoire pour le terrorisme.
La prochaine ouverture du mondial de rugby le 7 septembre m'a interpellé sur l'évolution des sports à travers les âges. Je vous livre donc quelques pistes de réflexion qui montre que l'humanité pourrait se détacher petit à petit de la barbarie.
Des jeux Romain au sport moderne
Dans la Rome antique, l'empereur est le seul décisionnaire pour l'organisation de jeux barbares qui opposaient des gladiateurs dans le seul but d'une démonstration de puissance. Ces combats à mort donnaient au vainqueur la possibilité de retrouver leur liberté par la volonté de l'empereur. Ces jeux permettaient également unifier la cité autour d'un chef qui avait le droit de vie ou de mort sur des combattants. Ces jeux morbides faisaient appel aux pulsions primitives de chaque individu et l'ambiance dans les arènes démontrait la supériorité du peuple romain sur les autres civilisations. Ces jeux avaient pour seul but de faire régner la paix dans la cité en déchargeant la masse de ces pulsions négatives. C'était à la fois un défouloir et la preuve que seule l'autorité de l'empereur valait sur le territoire. Les armes et la mort ont peu à peu été remplacées par des jeux collectifs, où les hommes natifs d'une région pourraient se reconnaître à travers une équipe qui les représente. C'est l'avènement du sport moderne. De nos jours, si chaque peuple décidait de régler ses conflits d'intérêts par le sport pour ensuite trouver un accord amiable avec le vaincu, la paix serait garantie sur l'ensemble de la planète et des destructions inutiles seraient alors évitées. À méditer !
L'esthétique du sport moderne
Aujourd'hui, les sports collectifs comme individuels peuvent être comparés à de l'art. La civilisation asiatique l'a compris bien avant nous. Elle parle de ses sports de combat en termes d'arts martiaux. Ils sont avant tout des techniques de défense et non d'attaque mettant en valeur la puissance des corps et non des armes. Seule la puissance et la dextérité des corps met en danger la vie d'autrui. Le toucher destructeur ne doit intervenir qu'en dernière limite, si l'agresseur ne donne plus d'autre possibilité. Ces arts martiaux doivent rester des parades défensives.
Le sport collectif a lui aussi bien évolué vers des pratiques esthétiques. Les gestes sont répétés à plusieurs reprises afin que les hommes qui les pratiquent les ressentent comme innées et non acquis. Les sports collectifs peuvent donc être perçus par le public comme des spectacles d'art moderne. On assiste comme à la danse, à un ballet mettant des corps en mouvement. Le sport moderne par sa vulgarisation pourra donc sans doute amener la majorité de notre population à une culture classique. C'est peut-être par ce biais que nous arriverons à réintroduire le goût de l'effort dans notre société, car un geste parfait ou des connaissances ne s'acquièrent pas sans difficultés.
Stéphane De Bona
Trois sociétés décotées à mettre en portefeuille
AUTO ESCAPE
Code ISIN : FR0010423152
Code MNEMO : ALAUT
Depuis son introduction en bourse, au mois de Janvier 2007, la société de location de véhicules de tourisme n’a pas progressé significativement. Son cours actuel est de 6,20 €. Après ses premiers résultats trimestriels qui étaient moins bons que prévu, la société a dévissé à un cours de 6,06 € après avoir touché un cours maximum de 6,50 €. La correction du cours paraît très excessive, puisque ses principaux concurents réalisent une croissance de 20 % en moyenne (c'est pourquoi la société est fortement décotée). Pourtant, elle s’est implantée maintenant un peu partout en Europe, en commençant par l’Espagne puis l’Italie pour enfin investir en Angleterre. Sa croissance, pour l’exercice 2005-2006 a été de 40 %, et elle pourrait bien s’accélérer encore en 2007. Le PDG du groupe compte doubler son chiffre d’affaire cette année. On peut acheter au cours actuel avec un objectif de 8 € dans les 24 mois..
Foncière des régions
Code ISIN : FR0000064578
Code MNEMO : FDR
La Foncière des Régions a connu une chute de son cours, d’environ 30 %, totalement injustifiée. Elle reste une des sociétés les plus fiables du secteur et également l’une des plus actives. Elle a accru son développement d’années en années dans plusieurs régions de France, après sa naissance sous le nom de garages souterrains de Metz. Aujourd’hui, elle dispose de plusieurs parcs immobiliers dans toute la France. De plus, elle a récemment acquis des bureaux en Italie, ce qui lui a valu cette décote. Pourtant, cette acquisition correspond au modèle stratégique de l’entreprise et ne fait qu’accompagner le développement de ses bayeurs. C’est une bonne valeur de rendement qui offre environ 7 % l’an de dividende. On peut acheter au cours actuel (110 €) pour jouer le redressement du cours et profiter du dividende en 2008.
Groupe Eurotunnel
Code ISIN : FR0010452433
Code MNEMO : GET
La société Eurotunnel a réussi sa restructuration. Ses actionnaires ont répondu massivement à l’OPE à 93%. Cependant, la radiation immédiate des anciens titres (Eurotunnel, code MNEMO : TNU) n’est pas possible, puisque le Conseil d’Administration devait recueillir 95% des titres sur le marché. La cotation des nouveaux titres s’est faite le 2 Juillet à la Bourse de Paris. Les premières cotations ont vu le titre connaître une forte baisse à 0,44€ contre 0,77€ la semaine précédente. Pourtant, la nouvelle société a divisé par 2 sa dette, et prépare un regroupement de ses titres pour l’automne. La parité d’échange des titres semble déjà être retenue (1 action nouvelle pour 40 anciennes détenues), ce qui fera sortir l’action de son statut de petite valeur, propice à une grande volatilité. On peut donc, maintenant, investir massivement dans la nouvelle société. Pour le plus audacieux, la société vient de coter également des nouveaux bons de souscription échangeables en actions dans 3 ans. Achetez l’action à environ 0,50 € et les bons de souscription (code MNEMO : GETBS) sous 0,30 € pour bénéficier de l’effet de levier.
Ces derniers jours, plusieurs initiatives mettent en avant des personnes handicapées. Ils veulent être les porte-parole d'une partie de la société que l'on ne reconnaît pas à sa juste valeur. Pourtant ces personnes font souvent un maximum pour se dépasser et être considéré comme égal à d'autres citoyens. Aujourd'hui c'est un jeune lorrain qui n'a pas perdu de l'extrême qui tente pour la première fois un tour de France en fauteuil roulant électrique. Il faut dire qu'il était déjà un sportif de l'extrême avant son accident. Par cette initiative, il voudrait que les pouvoirs publics prennent en compte l'idée que les difficultés, des personnes handicapées ne sont pas insurmontables. Pour lui comme pour moi, l'idée d'être mis à l'écart de la société sous prétexte de handicap est intolérable. Je pense que nous pourrions apporter énormément aux jeunes générations. Tous les matins, nous sommes obligés de nous dépasser pour avoir une vie quasi normale. Il nous faut pour cela, apprendre que l'existence n'est pas un long fleuve tranquille et acquérir le goût de l'effort. J'encourage toutes les personnes valides et handicapées à le soutenir dans son périple en le rejoignant lors de son passage dans votre vie. Cette aventure est une magnifique leçon de vie !
Dépêche AFP
Jonathan Mandala, 33 ans, ancien voltigeur paralysé après une chute, a fait étape samedi à Paris, après avoir parcouru près de 2.000 km en fauteuil roulant dans l'espoir de "changer le regard" sur le handicap et de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics.
Le jeune homme s'est d'abord arrêté à Vincennes (Val-de-Marne), où il a parcouru les derniers mètres sous un ciel chargé et quelques gouttes de pluie, avant d'être chaleureusement accueilli par une vingtaine de personnes.
"Ca va, pas la pêche, mais ça va", a-t-il lancé à l'arrivée en masquant sa fatigue, visiblement ravi par son périple.
En fin d'après-midi, il a symboliquement remonté les Champs-Elysées au côté d'une cinquantaine de personnes, également en fauteuil roulant, a indiqué à l'AFP Roland Brou, l'un des accompagnateurs.
Parti le 20 mai de Creutzwald (Moselle), Jonathan Mandala a effectué son tour de France à une vitesse maximale de 10 km/h, accompagné d'une fourgonnette munie d'un gyrophare et d'un panneau "Convoi exceptionnel".
Un parcours en forme de coeur - 2.800 km au total - jalonné d'une trentaine d'étapes dont Grenoble, Toulouse, Poitiers, Montpellier, Tulle, Limoges, Lisieux ou Rouen.
Quatre bénévoles l'ont suivi dans son aventure.
En novembre 1998, voltigeur spécialisé dans la pose d'antennes et de câbles, le jeune homme avait fait une chute de 26 mètres alors qu'il descendait en rappel d'un pylône de téléphonie mobile.
Cet accident du travail l'a cloué dans un fauteuil roulant, après l'avoir plongé pendant 2 mois et demi dans le coma et l'avoir privé pendant deux ans de l'usage de la parole.
Restaurants, boutiques, guichets: lassé de ne pouvoir accéder à environ 70% des commerces de sa ville, le jeune homme lance il y a un an, d'abord sous forme de boutade, l'idée de ce tour de France. "Pour que la France bouge!" aime-t-il répéter.
Son but: sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics aux conditions de vie des handicapés.
Et d'évoquer cette soirée où il n'a pu accompagner ses amis au restaurant à cause de quelques marches. Ou ses difficultés pour soigner une rage de dents, peu après son accident, parce qu'aucun dentiste n'était accessible en fauteuil. "On se sent vraiment seul dans ces cas-là", lâche-t-il.
Ce tour de France vise aussi à faire évoluer le regard des autres, même s'il y a "déjà une prise de conscience" et améliorer la prise en charge du coût des fauteuils (environ 12.000 euros pour un fauteuil électrique), explique M. Mandala.
Reçu au ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité avant de remonter les Champs-Elysées, il a remis une pétition de quelque 5.000 signatures, a précisé M. Bour.
Egalement disponible sur son site internet (www.mkd.fr/tfj), le texte demande notamment "une meilleure accessibilité des bâtiments publics ou privés aux personnes à mobilité réduite", et "que l'on change de regard sur les gens +différents+".
Dans un communiqué, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a précisé qu'il rencontrerait "personnellement Jonathan Mandala ainsi que des représentants de son association le 27 juin".
Prochaines étapes: Bobigny, Soissons, Reims, Châlon-en-Champagne, Verdun, Metz et encore quelques kilomètres avant la fin de l'aventure prévue le 24 juin à Creutzwald.
Stéphane De Bona
Pour la première fois dans l’histoire du football européen, c’est un français qui présidera l’UEFA. Michel Platini a été élu ce matin par les instances dirigeantes de cette institution composée de 50 votants. Il a recueilli 27 voix pour, 21 contre et 2 abstentions. Il veut redonner au football européen, son influence dans le monde tout en se battant contre la marchandisation de ce sport. Il a déclaré, dans son discours d’avant élection : «Le football est un jeu avant d'être un produit, un sport avant d'être un marché, un spectacle avant d'être un business.». Hier soir, au journal de France 2, alors qu’un journaliste prévoyait que Michel Platini allait prendre de grandes vacances s’il perdait cette élection, l’intéressé passant inopinément à cet instant, s’est écrié : « et en plus, c’est vrai ». Après 27 ans de bons et loyaux services pour le football français et européen, Platini n’aura donc pas de répit. C’est grâce à lui que la France a connu son premier sacre au niveau européen et il a ouvert la voie aux autres titres du football français.
Un sportif fin politique
Aujourd’hui, il est aussi devenu un fin politique mais, arrivera-t-il à enrayer les dérives financières dans ce sport ? Son prédécesseur, le Suédois Lennart Johansson à ce poste depuis 17 ans, a créé et développé la ligue des champions en multipliant par 15 en 5 ans la récompense au club remportant cette compétition. Elle est devenue un enjeu majeur pour les clubs qui y participent et creuse encore un peu plus la différence de budget entre les grands clubs européens et les petits nationaux. Pourra-t-on retrouver l’équilibre afin que les championnats nationaux ne soient pas toujours gagnés par les mêmes clubs, à coup de millions ? Espérons que l’on pourra compter sur l’influence de notre Platoche national sur la planète football pour changer le cours des choses.
Stéphane De Bona
La coupe de monde 2006, en Allemagne, fut l’occasion, pour aux moins 3 grands peuples Européens (Allemagne, France et Italie) de se retrouver autour de leur équipe nationale. Pour Allemagne, le pays organisateur, participation à cette coupe du monde de football, lui a permis de dépasser ses vieux démons. L’unité nationale de l’Allemagne fut perturbé coup sur coup par la 2e guerre mondiale du à l’arrivé de la dictature d’Hitler au pouvoir ainsi que par l’édification du mur de Berlin qui séparait l’Allemagne en 2 pays distincts : l’Allemagne de l’Ouest (RFA) et l’Allemagne de l’Est (RDA). Pour la 1ère fois, depuis ses deux événements tragiques, la fierté d’être Allemand et de se retrouver autour du drapeau a été une joie et source de bonheur.
Quant à la France, nous avons pu admirer une dernière fois, une équipe dont la force venait sans doute de sa solidarité et de ses origines diversifiées qui nous aura fait rêver de 1996 à 2006. Pourtant les débuts et la prise en main de l’équipe de France par Aimé Jacquet furent difficiles. La France sortait d’une élimination lors des qualifications pour le mondial 1994 aux USA. C’est en 1998 que l’équipe se révéla en gagnant son premier titre de champion du monde. Ce fut un moment exceptionnel que nulle autre génération de footballeurs français, même celle de Michel Platini, n’avait pu donner à la France. Elle enchaîna sur un titre de champion d’Europe en 2000. Ce doubler reste unique dans l’histoire du football mondial. Aucune équipe n’a réalisé la conquête de deux titres différents d’affilé. Malgré son raté de la coupe du monde 2002 cette génération de joueurs nous a apporté une nouvelle grande joie, lors de ce mondial 2006. Même si la finale a été perdue face à l’Italie, l’équipe de France aurait pourtant mérité de gagner : elle nous a montré son plus beau visage que, malheureusement seul le sport sait mettre en valeur. Une cohésion sociale et une diversité du peuple doivent être mises en exergue chaque fois que cela est possible et, non seulement lors des grandes manifestations sportives. Cette diversité culturelle qui fait gagner la France est la preuve que les idées de Jean-Marie Le Pen sont d’un autre âge et réactionnaires. Nous pouvons espérer que ses idées ne soient pas au second tour des présidentielles 2007, afin que la France « Black-Blanc-Beurre » nous rapporte encore de nombreux trophées dans les années à venir. Rien n’est poins sûr puisque, comme l’avait dit un ancien président (François Mitterrand) : « Les français ont la mémoire courte ».
Enfin j’adresse aux nouveaux champions du monde mes félicitations et j’espère que ce titre leur permettra de sortir de la tourmente des précédentes années où Sylvio Berlusconi fut au pouvoir. Lors de cette période, l’Italie s’est appauvrie et l’unité nationale fut en danger, car l’ancien président du Conseil avait choisi de gouverner le pays avec des partis fascistes et séparatiste. Souhaitons aussi que le scandale des matchs truqués en première division de la ligue italienne de football ne gâche pas la joie procurée par ce titre tant attendu.
Encore un petit mot pour l’équipe de France : Merci les Bleus, merci Zidane de nous avoir fait tant vibrer.
Je suis Auteur Essayiste. Handicapé infirme moteur cérébral depuis la naissance, je ne devais pas être capable de faire des études. Pourtant, à force de volonté, j’ai réussi à passer mon bac en administration (STT aca) et fait un essai infructueux en psychologie. Je me suis alors tourné vers la philosophie : c’était la matière que j’avais choisie en option. Instituée par la réforme Universitaire de François Bayrou pour la première année de DEUG, cet amendement m’a permis de trouver ma voie. Ma nouvelle passion et la bonne ambiance de travail amical m’ont amené à obtenir mon DEUG de philosophie assez facilement. D’autre part, le mouvement associatif en philosophie a créé des liens entre les étudiants et les professeurs qui nous ont poussés, par la suite, à nous battre pour l’ouverture d’un second cycle. Notre petit groupe soudé a du faire un détour, pendant un an, en ethnologie avec une option philosophie, en attendant avec impatience de retrouver nos premières amours. Ce petit éloignement n’a pas été dépourvu d’intérêt : il nous a fait découvrir une discipline complémentaire de la philosophie. Je suis aujourd'hui, titulaire de deux maîtrises : une en philosophie et l'autre en ethnologie (étude des rites et coutumes des différents peuples de la planète ou d'une région). Je suis également à l'origine de la création de la revue de philosophie de METZ "Le Jardin". J'aime la politique et la finance. Je souhaite faire de mon blog, un lieu de débat. Il a pour but d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions sur des questions publiques qui engagent l'avenir de la société Française et Européenne. Je donnerai également chaque dimanche des conseils boursiers qui, j'espère, seront "des coups de génie".